Le racisme de retour dans les stades de Ligue 1

Discussion dans 'Football' créé par Pe|i, 18 Février 2008.

  1. Pe|i

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    Abdeslam Ouaddou, joueur marocain de Valenciennes, a été victime de propos xénophobes durant le match Metz-Valenciennes.

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    Le racisme dans les stades de football. Une nouvelle fois, une fois de trop. Excédé par les insultes racistes dont il a été victime samedi durant toute la première période du match Metz-Valenciennes (2-1), le capitaine de Valenciennes, l'international marocain Abdeslam Ouaddou, est monté à la mi-temps dans les tribunes de Saint-Symphorien pour s'expliquer avec le «supporteur» de Metz qui aurait proféré des insultes racistes à son égard durant les 45 premières minutes. Ramené sur le terrain par des stewards, le joueur a été averti pour «comportement antisportif», avant de regagner, furieux, les vestiaires. Ouaddou a indiqué avoir prévenu l'arbitre Damien Ledentu au cours du match, mais «l'arbitre n'en a rien fait», a précisé le joueur. Le Marocain a porté plainte à l'issue de la rencontre contre le pseudosupporteur, un homme de 38 ans, placé ensuite en garde à vue.

    Le président valenciennois Francis Decourrière a regretté que Damien Ledentu n'ait pas interrompu la rencontre comme il en avait la possibilité. En effet, une réglementation de la Fifa permet à un directeur de jeu de stopper des rencontres en cas de comportements racistes ou antisémites dans l'enceinte d'un stade.


    En octobre 2004, lors du match La Haye-PSV Eindhoven, l'arbitre, M. Temmink, dégoûté des insultes antisémites des «supporteurs» locaux, avait interrompu la rencontre dix minutes avant son terme. La fédération donnait quelques jours plus tard match gagné sur tapis vert au PSV.

    Cris de singeet jets de banane

    L'«affaire Ouaddou» rappelle l'«affaire Boubacar Kébé». Le joueur de Libourne-Saint-Seurin (club de Ligue 2), en septembre dernier, invectivé par des supporteurs de Bastia, avait été expulsé à cause du bras d'honneur qu'il avait lancé pour répondre à ces insultes racistes. Le club corse a ensuite été condamné par la commission supérieure d'appel de la FFF qui lui a retiré un point au classement. Une première dans l'histoire du football français.

    Le FC Metz pourrait ainsi perdre le bénéfice de sa première victoire de la saison à domicile… Le club lorrain a, de son côté, porté plainte avec constitution de partie civile contre l'individu incriminé, dans l'espoir d'aboutir à une interdiction de stade.

    La Ligue de football professionnel (LFP) va aujourd'hui déposer une plainte à son tour. «Face à des comportements absolument inadmissibles, la seule réponse est la plus extrême fermeté dans la répression. On ne veut plus de ces individus racistes ou violents dans nos stades», a déclaré hier dans un communiqué Frédéric Thiriez, le président de la LFP.

    Cris de singe, jets de banane, insultes et crachats contre les joueurs de couleur sont devenus monnaie courante. Le phénomène s'est banalisé en Italie et en Espagne. En mars 2006, le Camerounais Samuel Eto'o avait souhaité quitter la pelouse en raison des cris de singe qui lui étaient adressés par les «supporteurs» de Saragosse. Il fallut l'intervention des ses coéquipiers pour l'en dissuader.

    Rétrogradationen division inférieure

    En novembre 2005, l'Ivoirien de Messine, Marc-André Zoro, excédé par les insultes racistes des supporteurs de l'Inter, avait aussi eu l'intention de quitter le terrain lors du match Messine-Inter Milan.

    Les instances ont mis longtemps à réagir face à ces actes intolérables et répétés. La Fifa a pris le problème à bras-le-corps en mettant en place des sanctions, allant de la suspension de terrain jusqu'à la rétrogradation en division inférieure, en passant par le retrait des points et la disqualification des compétitions à élimination directe. Le combat contre le racisme dans les stades ne fait que commencer.


    Source : Le Figaro
     

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