Le roi du Maroc gracie des partisans du Front Polisario

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 22 Avril 2006.

  1. Le_Dictateur

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    Le roi Mohamed VI du Maroc a gracié 48 prisonniers sahraouis samedi dans le cadre des efforts de Rabat pour mettre fin au conflit qui l'oppose depuis trois décennies au Front Polisario soutenu par l'Algérie, rapporte-on de source autorisée.

    Le Maroc, qui fait valoir des droits séculaires sur le Sahara occidental, territoire riche en phosphates et peut-être en gisements de pétrole off-shore, l'a annexé après le retrait de l'Espagne, ancienne puissance de tutelle, en 1975.

    Le Polisario a déclenché une guerre de guérilla contre les forces marocaines en vue de créer un Etat indépendant dans l'ex-colonie espagnole. Les deux parties observent un cessez-le-feu parrainé par les Nations unies depuis 1991.

    Un responsable du gouvernement a déclaré à Reuters que les détenus graciés avaient été incarcérés à la fin de l'an dernier et condamnés à des peines de dix mois à cinq ans à la suite d'émeutes antimarocaines dans le territoire. Il a dit qu'aucun prisonnier détenu en liaison avec le différend territorial ne resterait derrière les barreaux.

    Khali Henna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif pour les affaires du Sahara, a dit que l'initiative du roi témoignait d'un changement général dans le territoire et au Maroc, la situation évoluant vers une réconciliation future.
    Le roi du Maroc a créé en mars dernier le Conseil de 142 membres présidé par Errachid pour rallier des soutiens parmi les Sahraouis en prévision d'un plan d'autonomie pour le territoire que Rabat doit dévoiler cette année.

    Le Front Polisario a rejeté par avance ce plan d'autonomie en exhortant les Nations unies à maintenir leur projet de référendum sur l'avenir du territoire, bloqué depuis quatorze ans.

    Un militant du Polisario a déclaré à Reuters par téléphone d'une prison d'El Ayoune, principale ville du Sahara occidental, que des préparatifs semblaient avoir lieu pour une libération de détenus mais qu'aucun prisonnier n'avait encore quitté la prison.

    Reuters

     

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