Le sacre des Giants

Discussion dans 'Autres Sports' créé par osiris, 4 Février 2008.

  1. osiris

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    Football Américain NFL

    Les Giants sont immenses


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    New York a réussi l'impossible exploit. Les Giants, portés par Eli Manning et leur défense, ont eu la peau des invincibles Patriots (17-14) cette nuit à Phoenix pour s'offrir le 42e Superbowl. Cruelle désillusion pour New England et Tom Brady, qui arrivaient invaincus et rêvaient d'un 4e sacre.

    Une fin de match de dingues, même pas crédible dans un scenario de Série B. Un dénouement au-delà du réel, comme l'Amérique en raffole. Ce 42e Superbowl, longtemps un des plus défensifs de l'histoire, a sombré dans la folie au cours d'un dernier quart-temps appelé à rentrer dans les annales. Finalement, comme prévu, Phoenix a bien assisté à la poursuite d'une formidable success story. Mais pas celle de Tom Brady et des Patriots, en quête de la saison parfaite et d'une 4e bague. Non, c'est la famille Manning qui a poursuivi son histoire d'amour avec le Superbowl. Un an après Peyton, titré avec Indianapolis et présent dans les tribunes dimanche pour le soutenir, c'est le cadet de la fratrie, Eli, qui décroche la couronne suprême, offrant aux Giants leur 3e couronne. A juste titre, car il restera comme le héros de cette finale.

    Ce Superbowl, aux trois-quarts soporifique entre les deux meilleures défenses de la Ligue, a basculé dans la magie à 11 minutes de la fin du match. A cet instant, New England menait 7-3 depuis le tout début du deuxième quart-temps et un touchdown signé à la course par Laurence Maroney. Puis plus rien jusqu'à cet étourdissant feu d'artifice en trois actes. Brutalement, les attaques ont alors pris le pas sur les escouades défensives, sans doute gagnées par la fatigue. C'est d'abord Eli Manning qui trouvait David Tyree pour le premier touchdown des Giants, qui prenaient alors l'avantage (10-7), au terme d'un drive de 12 actions et 83 yards.

    Brady harcelé

    Tom Brady entra alors en scène à son tour. Jusqu'ici, le gendre idéal de l'Amérique n'avait pas semblé dans son assiette, pressé en permanence par la défense harassante des New Yorkais. Mais Brady, incomparable clutch player, allait redevenir cet animal à sang froid pour sortir son meilleur drive de la soirée, à coups de passes courtes. Un coup à droite, un coup à gauche. Puis le coup de poignard, à 2'42" du terme. Sur une troisième tentative décisive, dans les 10 yards des Giants, Brady se connectait avec son receveur vedette Randy Moss, pour permettre aux Patriots de reprendre le score (10-14), définitivement croyait-on.

    Il était temps de sortir les superlatifs et de graver la légende des Patriots dans le marbre. Une saison à 19 victoires, sans la moindre défaite. La perfection. Historique. Sauf que Eli Manning, lui, a eu envie d'écrire sa propre histoire, loin des standards trop bien calibrés de la Nouvelle-Angleterre. Il restait au QB des Giants un drive pour expédier Big Apple au paradis. "Mr Cool" passait tout près de la catastrophe à une minute de la fin, en étant à deux doigts de se faire sacker avant de délivrer une improbable passe de 32 yards pour Harrison. Un vrai miracle pour entretenir le rêve. Puis à 35 secondes de la fin, un amour de passe pour Plaxico Burress, esseulé dans l'en-but. 17-14. Cette fois, c'était plié.


    Ironie du sort, New England avait remporté ses trois Superbowls, en 2002, 2004 et 2005 sur un écart de trois points. C'est par cette même marge que les Patriots ont cédé dimanche dans l'Arizona. Cruel, forcément cruel pour l'équipe de Bill Belichick qui, en cas de succès, aurait été considéré comme une des plus grandes formations de l'histoire de la NFL. Mais les Bostoniens sont tombés sur une défense déterminée, qui a trouvé le moyen de sacker Brady à 5 reprises, un record cette saison. Brady, en souffrance presque toute la soirée, ne deviendra pas le troisième quarterback de l'histoire, après Terry Bradshaw et Joe Montana, à remporter quatre Superbowls. Pas cette année, en tout cas. C'était peut-être la saison des Patriots. Mais c'était le jour d'Eli Manning, sacré MVP. Comme son frangin l'année dernière.


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  2. osiris

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    . STATISTIQUES

    NEW YORK GIANTS
    Eli Manning: 19/34 à la passe pour 255 yards, 2 touchdowns, 1 interception
    Amani Toomer: 6 réceptions pour 84 yards
    Ahmad Bradshaw: 9 courses pour 45 yards



    NEW ENGLAND PATRIOTS

    Tom Brady: 29/48 à la passe pour 266 yards, 1 touchdown
    Wes Welker: 11 réceptions pour 103 yards
    Laurence Maroney: 14 courses pour 36 yards, 1 touchdown
     
  3. osiris

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    Manning MVP

    Eli Manning, le quarterback des New York Giants, a été sacré MVP du Superbowl. Les Giants se sont imposés 17-14 face à New England.


    Manning a signé deux touchdowns décisifs à la passe dans le 4e quart-temps, dont celui de la victoire à 35 secondes de la fin du match. Eli Manning succède à son frère ainé Peyton, sacré lui aussi meilleur joueur du Superbowl, l'année dernière, lors de la victoire d'Indianapolis devant Chicago.


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  4. osiris

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    Super Bowl : Record d'audience

    Le Superbowl a réalisé hier un record d'audience à la télévision américaine, en réunissant 97,5 millions de téléspectateurs. Le précédent record datait du Super Bowl 1996 avec 94,08 millions de spectateurs.

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