Le Samu Social en mai prochain à Casablanca

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 20 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
    Un centre d'accueil dans le quartier Bourgogne sur 800 m2


    C'est fait. Le Samu social de Casablanca dont la convention de mise en place a été signée mercredi dernier sous la Présidence effective de Sa Majesté le Roi, sera opérationnel début mai 2006. Les travaux de construction du local qui se dressera sur 800 m2 dans le quartier Bourgogne vont démarrer à partir du mois d'octobre. 6 mois de travaux pendant lesquels l'équipe du projet sera sélectionnée.


    Celle-ci sera composée de 16 personnes. "C'est une équipe qui sera mise à disposition par la partie marocaine, sauf le directeur adjoint qui, lui, sera envoyé par le Samu social international ", nous confie une source proche du dossier. C'est aussi une période qui sera mise à profit pour former avec l'aide de spécialistes qui viendront de Paris, aussi bien en théorie qu'en pratique, le personnel médical, le personnel administratif et les équipes mobiles et pendant laquelle le directeur suivra une formation en France.

    Pendant ce temps, un appel d'offres est lancé par le Conseil de la ville pour la construction du local. Celui-ci, un ancien marché de l'arrondissement de Casa Anfa, se présentera sur deux niveaux : un rez-de-chaussée pour la partie administrative et un étage pour le centre d'hébergement d'urgence avec des dortoirs pour les populations cibles : les femmes et les enfants, dans un premier temps en tout cas. Le choix procède d'une longue concertation avec les associations qui opèrent sur le terrain, et qui a révélé que les femmes et les enfants étaient les plus exposés aux dangers de la rue.

    Le projet financé par l'INDH à hauteur de 1.221.000 Dh, par la commune urbaine de Casablanca (2.600.000 Dh) et par le secrétariat d'Etat chargé de la famille, de l'enfance et des personnes handicapées (1.000.000 Dh), est désormais sur les rails. Il intervient au moment où le nombre de personnes en situation de rue est de plus en plus important. "C'est plus qu'un remède à long terme, c'est une méthode de sauvetage ", lit-on dans la fiche de présentation.

    En effet, le samu social agit sur les zones d'exclusion, en apportant aide et soutien à des personnes en détresse vivant dans la rue. Le Samu social de Casablanca, dispositif d'urgence, a identifié ses premières cibles compte tenu de la diversité des situations de précarité et afin que chacune puisse être abordée progressivement et correctement. Les populations cibles retenues pour la phase de démarrage sont les femmes et les enfants, deux groupes extrêmement vulnérables.

    2 véhicules médicalisés parfaitement identifiables avec à bord, un infirmier, un travailleur social et un chauffeur, sillonneront Casablanca 2 jours et 3 nuits par semaine. Les équipes mobiles d'aide, c'est ainsi qu'on les appelle, offriront aux enfants et jeunes femmes en détresse, une protection médicale et une aide psychosociale. Parmi les missions de ces équipes, il y a l'éducation préventive qui consistera à informer ces femmes et enfants, des dangers auxquels ils sont exposés.

    Le Centre d'accueil du quartier Bourgogne, ouvert le jour, aura une fonction complémentaire. Les populations repérées la nuit, trouveront dans cette structure l'aide et les soins nécessaires ainsi que la possibilité de se laver et de changer de vêtements. Les cas les plus extrêmes seront hébergés, en urgence, pour très peu de temps, en attendant qu'ils soient orientés vers les associations relais.

    Voilà une nouvelle étape franchie dans la lutte contre l'exclusion. Le projet lancé à l'initiative de Yasmina Baddou se concrétise. La secrétaire d'Etat chargée de la Famille, de l'Enfance et des personnes handicapées, avait en effet estimé, à l'issue d'une visite à Paris en 2003, qu'une ville comme Casablanca avait besoin d'une structure comme le samu social.

    Une mission exploratoire est venue en octobre 2004 et une coordinatrice du Samusocial international est au Maroc depuis janvier 2005. Mme Baddou avait désigné une commission spécialement pour suivre ce projet dont l'état d'avancement révèle que c'est aujourd'hui une réalité.

    Myriam Ezzakhrajy
    Le Matin
     

Partager cette page