Le taux de remplissage des barrages au niveau du Bassin du Sebou dépasse les 95 pc

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 10 Février 2009.

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    Le taux de remplissage des barrages au niveau du Bassin du Sebou dépasse les 95 pc


    Fès, 10/02/09- Le taux de remplissage des dix grands barrages au sein du Bassin du Sebou s'élève à la date du 10 février à 96 pc en raison des fortes précipitations et chutes de neige que connaît la région contre un taux de remplissage de 62 pc l'an dernier, selon l'Agence du Bassin Hydraulique du Sebou.



    C'est ainsi que ce taux s'élève à ce jour à 109 pc pour le barrage Al Kansra dans la province de Khémisset, à 104 pc pour le barrage Idriss 1er, à 103 pc pour le barrage Bab Louta dans la province de Taza, à 101 pc pour le barrage Sahla et à 100 pc pour le barrage Bouhouda dans la province de Taounate, a indiqué à la MAP M. Samir El Ghaouti de l'Agence du Bassin Hydraulique du Sebou.
    L'année dernière, le bassin accusait des déficits de l'ordre de 30 pc en matière de remplissage des barrages et de 10 pc au niveau des précipitations, a-t-il rappelé, ajoutant que le débit de certains oueds, à l'image de l'Oued Bourkaiz et l'Oued Ain Chkef, avait reculé de 80 pc.
    Selon lui, les pluies abondantes et les chutes de neige sans précédent enregistrées cette année s'inscrivent dans le cadre des changements climatiques globaux dus aux activités humaines et constituent de ce fait un cas extrême.
    Tout en soulignant la justesse de la politique des barrages mise en oeuvre au Maroc, il a estimé que sans le barrage Al Wahda, dont le taux de remplissage s'élevait à la date du 5 février à 99 pc, le scénario des inondations dans la plaine du Gharb serait très catastrophique.
    M. El Ghaouti a recommandé de prendre en compte le phénomène des changements climatiques dus à l'homme et leur impact sur l'environnement dans les plans directeurs pour optimiser la mise en valeur des bienfaits de tels cas extrêmes (pluies abondantes) et atténuer les répercussions des sécheresses successives, qui sont devenues cycliques au Maroc.
    Pour faire face à ces cas extrêmes, d'un côté des périodes de sécheresse et de l'autre des pluies abondantes qui provoquent des inondations- il est également recommandé de rationaliser l'utilisation des eaux pour protéger et augmenter le volume des eaux souterraines et de surface, a-t-il dit.
    La zone d'action de l'Agence du Bassin Hydraulique du Sebou s'étend sur une superficie de 40.000 km2 et englobe 3 wilayas et 12 provinces et préfectures d'une population de 6,2 millions d'habitants.


    Source: map.ma
     

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