Le textile marocain a perdu 95.000 emplois

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 18 Mai 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Arrivé dimanche au Maroc, le vice-ministre chinois du Commerce, M. Yu Guangzhou, aura des entretiens assez importants avec plusieurs responsables marocains sur la coopération bilatérale, d’une part, et sur la consolidation des relations économiques entre Pékin et Rabat, d’autre part, tout en prenant en compte les intérêts économiques du Maroc, notamment dans le secteur du textile et de l’habillement en difficulté depuis l’annulation du système des quotas qui profite à l’industrie chinoise.


    Le vice-ministre chinois, à la tête d’une délégation, est en visite au Maroc pour trois jours, et doit rencontrer le Premier ministre, M. Driss Jettou, le ministre du Commerce extérieur, M. Mustapha Mechahouri, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taïeb Fassi Fihri, celui de l’Industrie et du Commerce, M. Salaheddine Mezouar, et M. Habib El Malki, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, qui assure l’intérim du ministre des Finances, Fathallah Oualalou.

    Dans une déclaration à la chaîne de télévision « 2M », le responsable chinois a souligné que l’objectif de cette visite est surtout d’examiner les moyens d’augmenter le volume des exportations marocaines vers la Chine pour réduire le déficit de la balance commerciale du Maroc envers ce pays.

    En effet, les importations de produits chinois au Maroc ont progressé de 41% au premier semestre 2005 pour atteindre près de 1,25 milliard de dirhams (112 millions d’euros).

    Ces importations avaient déjà augmenté de 42% sur l’ensemble de l’année 2004, totalisant quelque 6,6 milliards de dirhams (590 millions d’euros), a indiqué dernièrement le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri.

    Selon ce responsable marocain, les Chinois sont disposés à acheter plus de produits marocains, tels les phosphates, et des produits de la mer.

    M. Mechahouri a rappelé que “l’invasion chinoise� touchait plusieurs régions dans le monde ». “Elle peut affecter négativement les exportations marocaines, notamment celles du textile et de l’habillement », a-t-il ajouté.

    Les exportations marocaines vers la Chine portent sur les phosphates, le cobalt et les engrais naturels et chimiques, alors que le Maroc importe de Chine le thé, des machines diverses, des produits électroniques et des articles en céramique.

    Par ailleurs, depuis la déferlante commerciale de vêtements confectionnés en Chine, l’industrie textile marocaine aurait déjà perdu 95.000 emplois en un an sur un total de 200.000.

    Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2005, des pays comme le Maroc se trouvent confrontés à un nouveau défi, la suppression des quotas sur le commerce des textiles, qui a ouvert la voie à cette déferlante asiatique, en particulier chinoise et indienne, celle-ci lamine une production certes modeste sur le plan international mais vitale pour les pays du Maghreb.

    L’Accord Multifibres (AMF) de 1974 et l’Accord sur les Textiles et les Vêtements (ATV), arrivé désormais à expiration, ont longtemps régi le commerce dans ce domaine par un régime de contingentement des importations adopté à chaque pays.

    Les quotas ont toujours profité à des pays pauvres d’Asie, comme le Bangladesh, mais aussi africains qui risquent d’être aujourd’hui pénalisés au même titre que des Etats riches d’Europe ou d’Amérique du Nord.

    Plusieurs mesures ont été déjà prises par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Ainsi, en 2004, trois ateliers régionaux ont été organisés pour examiner les conséquences de la fin du quota, dont une réunion à l’intention des pays africains à Maseru (Lesotho) en septembre.

    Asmaa RHLALOU
    source: l'opinion



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