Le vent des courants souffle sur le Parti du progrès et du socialisme

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 31 Octobre 2006.

  1. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    Après l'USFP, c'est aujourd'hui au tour du PPS d'être traversé par un nouveau courant politique. Une réflexion de premier niveau porte à expliquer cette lame de fond qui a tendance à se multiplier par la spécificité de l'année électorale. On serait tenté aussi de croire à une montée en force de sensibilités politiques critiquant l'absence ou la vacuité des programmes des partis. En fait, plusieurs aspects de la gestion interne des formations politiques rendent propices ce genre de divergences.

    Ceci dit, les dispositions du 7e congrès national du parti d'Ismaïl Alaoui, tenu en avril dernier, ne permet pas, d'un point de vue réglementaire, l'expression d'un courant politique. Toutefois, un document de 23 pages est bel et bien sorti relatant des opinions divergentes de membres du PPS. Certains ont donné M'hamed Grine, membre du bureau politique, comme chef de file de la nouvelle tendance.

    Joint par téléphone, ce dernier affirme ne pas être le leader du mouvement bien qu'il ait confié être pour une telle initiative. Il a cité les noms de Mohamed Chiguer, membre du comité central, Taybi Mokhtari, membre du bureau national de la jeunesse socialiste, et Mustapha Rajali, membre du comité central et responsable du parti à Settat, comme coordinateurs de la nouvelle tendance. "J'ai proposé dans le cadre du projet de règlement interne du comité central qu'il y ait des groupes de réflexion sur une plateforme politique et programmatique à l'image des groupes parlementaires", souligne Grine qui a rappelé que même le secrétaire général du parti ne voit aucun mal à ce que, dans l'avenir, des courants d'idées puissent être exprimés.

    Toutefois, le contenu du document n'est pas aussi révolutionnaire que d'aucuns ont voulu faire croire. Il appelle de manière générale tous les partis à l'amélioration des pratiques en leur sein. Contacté, Abdelouahed Souheil, membre du bureau politique, estime, pour sa part, que les recommandations du dernier congrès ne permettent pas l'expression de courants politiques et qu'il faut attendre le prochain pour le faire. En effet, les statuts du parti ne sont pas immuables mais ils n'organisent pas, pour le moment, l'existence de courants ni la manière dont ils peuvent être représentés au sein des instances décisionnelles, a indiqué notre interlocuteur.

    Quant à Mohamed Soual, membre du bureau politique, il a tenu à souligner le caractère normal de l'événement dans "une société ouverte où l'expression au sein de tout parti est sensée être libre". Et d'ajouter qu'il est tout à fait permis qu'un groupe exprime une sensibilité particulière. "Je rêve personnellement de la création d'un think-tank au sein du parti qui renforcerait le débat mais sans pour autant se mettre en confrontation avec les principes et résolutions", confie-t-il.
    Ce qui est par contre étonnant, c'est que le document en question n'a pas dérogé au consensus sur les grandes idées qui existent au sein du parti.

    L'événement devrait donc s'inscrire dans une autre optique que celle purement politique. Pour en savoir plus, il faut attendre la réunion du comité central qui se tiendra les 4 et 5 novembre prochain à Bouznika. Interrogé par "Le Matin", Khalid Naciri, également membre du bureau politique du parti, a préféré couper court à la polémique. "C'est une plaisanterie", a-t-il lâché sur un ton amusé.

    Pour lui, il ne s'agit que de quelques personnes exprimant "des états d'âme" ne relatant aucune divergence politique. "Un courant suppose l'existence de divergences programmatiques. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui au sein du parti", explique-t-il. Pour Naciri, le document en question peut être signé par n'importe quel membre du bureau politique sans pour autant porter atteinte à l'intégrité des valeurs fondatrices du parti.
    A suivre…
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    L'USFP n'est pas en reste
    Dans son édition du 22 septembre, " Le Matin " a parlé d'un nouveau courant politique en gestation au sein de l'USFP. Des informations pas toutes concordantes avaient donné Mohamed El Gahs comme leader du courant. La nouvelle tendance, qui refusait que son action soit liée à l'approche des élections de 2007, comptait d'abord se pencher sur l'identité même du parti qu'elle estime avoir été dénaturée.

    Le courant veut, en outre, lancer le débat sur la perte de vitesse du parti et "l'atonie qu'il observe face aux grands changements que la chose partisane a connus ces derniers temps". Le nouveau courant fait aussi de la démocratie interne son cheval de bataille.

    En référence au 7e congrès, les meneurs de jeu estiment que le choix des représentants du parti au Parlement et dans les régions obéit à "un système de désignation de la part d'une poignée de responsables au bureau politique". Ils ambitionnent aussi d'élargir les prérogatives des sections régionales en matière de proposition, notamment, des représentants parlementaires.



    le matin​
     

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