L'engagement renouvelé d'un combat pour la paix et la prospérité

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 14 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le 14 août 1979, les représentants de la population de Oued Eddahab, à leur tête, les oulémas, les notables et les chefs de tribus, s'étaient rendus dans la capitale du Royaume pour présenter à l'unificateur de la Patrie, Amir Al Mouminine, feu S.M. Hassan II, leur serment d'allégeance (Bei'a) et réaffirmer leur indéfectible attachement au glorieux Trône alaouite, à leur marocanité et à l'intégrité territoriale du Royaume de Tanger à Lagouira, mettant ainsi en échec les man½uvres des ennemis de la Nation.

    A cette occasion, le regretté Souverain avait affirmé : «Nous venons de recevoir en ce jour béni, votre serment d'allégeance, que nous préserverons et conserverons précieusement, comme un dépôt sacré. Désormais, vous vous devez d'honorer ce serment».

    «De notre côté, nous faisons un devoir de garantir votre défense et votre sécurité et d'½uvrer sans relâche pour votre bien-être (...) rendons grâce au Tout-Puissant de nous avoir comblés de ses bienfaits en rattachant le sud de notre pays à sa patrie nord et en restaurant les liens de sang entre ses fils».

    La symbolique de cette rencontre avait atteint son paroxysme quand feu S.M. Hassan II avait procédé à la distribution d'armes aux représentants des tribus, un acte signifiant la poursuite de la lutte pour la défense de l'intégrité territoriale du Royaume et la préservation du climat de quiétude et de sécurité dans les provinces récupérées.

    Quelques mois plus tard, le 4 mars 1980, le regretté Souverain, initiateur de la Marche verte, est allé à la rencontre de la population de Oued Eddahab dans le cadre d'une visite officielle, à l'occasion de la Fête du Trône.

    La visite Royale dans cette région a donné un nouvel élan à l'unité nationale, marquant ainsi des retrouvailles grandioses entre l'unificateur de la patrie et ses fidèles sujets et attestant une nouvelle fois de l'attachement indéfectible des populations des provinces du sud à la mère patrie et à ses institutions sacrées.

    Cet attachement, qui ne s'est jamais démenti, a été à l'origine de l'échec de toutes les man½uvres des ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume.
    Le Maroc a consenti des efforts considérables pour l'intégration de ses provinces du sud dans le processus national de développement global et durable, démontrant au monde entier la légitimité de ses droits et l'unanimité et la détermination du peuple marocain à les préserver.

    Suivant la voie tracée par son vénéré père, S.M. le Roi Mohammed VI a entouré de Sa grande sollicitude les provinces récupérées et leur population et renforcé la mobilisation nationale pour faire face aux conspirations des ennemis de l'intégrité territoriale, reflétant ainsi la sagesse, la clairvoyance et la volonté du Maroc dans la préservation de ses droits inébranlables.

    Quelques jours après son accession au Trône, S.M. le Roi Mohammed VI a adressé à ses fidèles sujets dans les provinces du Sud, un message dont lecture a été donnée par le conseiller, Mohamed Allal Sinaceur, au cours d'un meeting organisé à Dakhla.

    C'était le 13 août 1999. «Parmi les anniversaires bien ancrés en nous, et bien enracinés dans nos sentiments, figure cet anniversaire si cher que nous célébrons le 14 août de chaque année, en commémoration de la récupération de la chère province de Oued Eddahab, et en signe d'attachement à la signification de ce grand événement, en l'occurrence la défense des valeurs nationales sacrées et l'exercice des responsabilités qu'exige la souveraineté dans sa plénitude sur notre territoire et qui découlent de nos obligations envers nos provinces du Sud. Celles-ci ont été et resteront une partie intégrante de notre territoire national dans le cadre d'un Etat aux assises bien établies et aux fondements solides», disait le message Royal.

    L'engagement était ainsi renouvelé. «Nous sommes, cher peuple, fermement résolu à assumer la responsabilité dont nous sommes dépositaire et que nous nous sommes engagé devant Dieu à accomplir convenablement, conformément aux dispositions de la Constitution qui garantissent l'unité territoriale nationale et en vertu de l'allégeance, suivant en cela la voie de notre Auguste père, que Dieu l'ait en Sa Sainte Miséricorde».

    Un engagement permanent et indéfectible. Le Souverain continue d'entourer les provinces du Sud de sa haute sollicitude. Non seulement, des chantiers de développement économique et social sont initiés dans la région et des acteurs multiples y sont associés sous l'impulsion Royal, mais S.M. Mohammed VI tient à préserver le contact permanent avec les populations des provinces du Sud.

    Le Souverain a ainsi fait le déplacement plusieurs fois durant ces six années de règne. Les retrouvailles avec les populations du Sud ont été, à chaque fois, un moment de grande émotion et de fusion entre un peuple et son Roi.
    Plus qu'un simple anniversaire de rétrocession d'une partie des provinces du Sud, le 14 août symbolise la lutte de tout un pays, sa résistance face à l'ennemi et sa détermination pour préserver l'unité et la cohésion nationale.

    «Nous ne connaîtrons de répit que lorsque l'interdit qui frappe nos fils séquestrés soit levé et qu'ils puissent retourner, dans l'honneur et la dignité, auprès de leurs familles et de leurs proches pour contribuer à la bataille de l'édification, du développement et de la modernisation», déclarait le Souverain dans le message adressé aux populations le 13 août 1999.

    Le combat continue sans relâche. Le Maroc a obtenu, grâce aux efforts consentis auprès des instances onusiennes, qu'un échange de visites se fasse entre les populations des provinces du Sud et leurs familles retenues dans les camps aux mains du polisario.

    Inlassablement, par ailleurs, le Maroc fait entendre sa voix pour que les populations des camps retrouvent la mère patrie et que les prisonniers marocains recouvrent leur liberté.

    Dans le monde aujourd'hui, des ONG, des personnalités politiques et de plus en plus de médias se font écho de l'appel lancé par le Maroc. La liberté pour les prisonniers retenus dans les geôles du polisario - les plus vieux du monde puisqu'ils sont en détention depuis plus de vingt ans - est aujourd'hui une réclamation mondiale.

    Au congrès américain et au Parlement européen, il se trouve des députés et des sénateurs sensibles à la question, qui se font les avocats de cette cause. Les prisonniers, tous les prisonniers devraient recouvrer leur liberté. Il n'y a pas d'autre alternative.

    Le combat du Maroc pour l'intégrité territoriale continue au sein des instances internationales, chargées du règlement du conflit. Les actions politiques et diplomatiques sont menées de front, dans un nouvel esprit et une gestion réaliste du dossier. C'est ainsi que, dès son intronisation, S.M. Mohammed VI a tenu à réorganiser les structures chargées de la question.

    Le 11 novembre 1999, à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de la Marche verte, le Souverain ordonna la réactivation du «Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes et l'élection de ses membres, en associant les fils de cette région afin qu'ils soient représentés au sein de la Commission Royale, avec ce que cela exige comme révision des textes législatifs et des procédures réglementaires pour l'élection du conseil dans l'honnêteté et la transparence».

    L'esprit nouveau soulignait la volonté Royale, réitérée dans le discours du Trône, l'an dernier, de mettre fin à tout conflit artificiel sur l'unité territoriale du Maroc et de parvenir à une solution politique définitive sur la question du Sahara marocain.
    «La première des priorités pour le Maroc demeurera l'aboutissement à une solution politique définitive et mutuellement acceptable au conflit artificiel créé autour de la question de notre Sahara. A cette fin, nous ne ménagerons aucun effort, de concert avec l'Organisation des Nations unies, les pays voisins et les autres partenaires du Maroc, pour parvenir à cet objectif, en assurant à nos provinces sahariennes de larges prérogatives pour une gestion démocratique de leurs affaires régionales, dans le cadre du respect de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale, de son intégrité territoriale, de ses valeurs fondatrices et de ses constantes ».

    Les partis politiques sont également mis à contribution. Des délégations de députés et de personnalités originaires des provinces continuent leur périple à travers les pays d'Amérique latine et d'Afrique, dans une contre-offensive diplomatique, qui consiste à clarifier la situation et d'expliquer la position marocaine.
    Une position qui participe aujourd'hui, comme le soulignait le Souverain, d'une vision géostratégique et économique .

    La solution politique, déclarait S.M. Mohammed VI, le 30 juillet 2004, «permettra à la région sud du pays de renouer avec sa vocation historique, en tant que point nodal d'échanges économiques et de relations humaines, dans un environnement où prédominent la concorde et la sécurité, servant ainsi les intérêts des populations de la région, et ceux des peuples des pays voisins et des partenaires du Royaume. En effet, la réalisation d'un développement partagé, fruit d'une intégration économique maghrébine, est le moyen le plus à même de garantir la stabilité, la sécurité et la prospérité de la région».




    Oued Eddahab, une épopée nationale

    Issu de l'ancienne région économique du Sud, la région de Oued Eddahab-Lagouira s'étend sur une superficie de 142.865 Km2 soit 20% de la superficie du territoire national.

    Elle se limite au Nord par la province de Boujdour; au Sud et à l'Est par la République islamique de Mauritanie et à l'Ouest par l'Océan Atlantique .Cette région se compose de deux provinces " Oued Eddahab" et " Aousserd".
    Ces deux entités se subdivisent en onze 11 communes rurales et deux 2 communes urbaines.

    La province mère a été créée le 14 août 1979 par décret n° 2-79-659 du 20 août 1979 à la suite de sa récupération et au renouvellement du serment d'allégeance et de fidélité présentée en cette date par les représentants des tribus de la région à feu S.M. Hassan II.

    La position géographique de la région en tant que trait d'union entre l'Afrique sub-saharienne et le Nord du Maroc et l'importance de ses richesses variées et particulièrement ses ressources maritimes sont autant de facteurs ayant suscité les convoitises et les intérêts des colonisateurs qui avaient commencé à affluer vers cette région du territoire national dès le XVe siècle.

    Les tentatives de pénétration étrangère ont engendré partout et à tout moment des réactions de refus et de résistance.

    L'occupation de certaines localités n'a été effective qu'en 1937 grâce à la coalition organisée soit autour des responsables locaux qui ont été nommés par les Sultans à la tête des régions, soit autour de certains leaders en l'occurrence Cheikh Maoulainine.

    La réaction des habitants de cette région, de tout temps fidèles au Trône Alaouite à la "Beïa" et fiers de leur marocanité n'a jamais été équivoque. Ils ont toujours manifesté leur soutien à l'armée du Sultan face à la pénétration française au Sud et aux invasions portugaises, espagnoles et anglaise venant de l'Atlantique.
    Des cellules ont été créées pour accompagner les soulèvements des populations contre les forces étrangères, et une résistance a été organisée pour contrer les forces d'occupation.

    L'ampleur et la vigueur de ces réactions se sont amplifiées en 1953, suite à l'exil du regretté S.M. Mohammed V.

    Après l'indépendance du Maroc en 1956, l 'Armée de libération formée dans cette région s'est soulevée contre les occupants, et les habitants en armes réclamèrent avec insistance le retour du Sahara à la mère patrie et le départ du troupes coloniales.

    Plusieurs batailles ont été livrées au colonisateur lui infligeant de grandes pertes (Laglates , El Argoub, Oued Shiaf , Touarf et Aguerguer en 1957 et 1958 )
    Après la dissolution de l'Armée de libération et l'intégration de ses membres dans les Forces Armée Royales le combat pour l'intégrité territoriale a pris une autre forme. Le Maroc a porté devant la justice internationale son contentieux territorial avec l'Espagne.

    A ce sujet et suite à l'avis consultatif émis par la Cour internationale de justice en 1975 au sujet des liens qui unissaient les habitants du Sahara au Maroc, notre pays a organisé le 6 novembre 1975 la Marche Verte qui a permis la récupération pacifique des provinces sahariennes spoliées et la libération du joug colonial.

    Le 14 août 1979, la province de Oued Eddahab réintègre à la mère patrie.


    Source: LE MATIN
     

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