Les élèves considérés comme des cobayes par l’Education nationale

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 14 Juillet 2009.

  1. Info du bled

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    La prochaine rentrée scolaire se fera, sans conteste, sous le signe de l’amateurisme. 3200 contractuels seront, en effet, définitivement embauchés après trois mois d’essai, afin de dispenser des cours dans les établissements scolaires du Royaume. Recrutés sur concours, ils ne subiront nullement les formations en cours au sein des Ecoles de formation des instituteurs, des Centres pédagogiques régionaux ou des Ecoles nationales supérieures avant d’être versés au début de la rentrée scolaire 2009-2010 dans le corps enseignant et participer, à leur corps défendant, à l’édification de « l’Ecole de la Réussite » et à la réussite du Programme d’urgence concocté pour la réalisation des objectifs de la Charte nationale d’éducation et de formation.
    La prochaine rentrée scolaire se fera, sans conteste, sous le signe de l’amateurisme. 3200 contractuels seront, en effet, définitivement embauchés après trois mois d’essai, afin de dispenser des cours dans les établissements scolaires du Royaume. Recrutés sur concours, ils ne subiront nullement les formations en cours au sein des Ecoles de formation des instituteurs, des Centres pédagogiques régionaux ou des Ecoles nationales supérieures avant d’être versés au début de la rentrée scolaire 2009-2010 dans le corps enseignant et participer, à leur corps défendant, à l’édification de « l’Ecole de la Réussite » et à la réussite du Programme d’urgence concocté pour la réalisation des objectifs de la Charte nationale d’éducation et de formation. Cette décision a été annoncée par Ahmed Akhchichine, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique lors de la réunion nationale de coordination avec les directeurs des AREF, tenue le 26 juin dernier à Rabat.
    Entre autres remarques dont il convient de prendre compte à cet égard, c’est que la décennie nationale d'éducation et de formation qui avait été initiée en 2000 prendra fin en cette année 2009. C’est donc ce moment que le département a choisi pour introduire cette innovation qui veut, qu’à l’instar de ce qui se passe dans les écoles privées, n’importe qui peut dispenser des cours sans avoir étudié les rudiments de la pédagogie, ni avoir acquis l’expérience nécessaire pour cela. Il va sans dire que pareille posture ne peut être que contre-productive au regard de l’évolution actuelle en la matière. La psychologie de l'apprentissage, ou science du traitement de l'information et de l'utilisation des connaissances en action par l'apprenant a, en effet, acquis la dimension d'un paradigme qui ne peut plus être ignoré des enseignants et des responsables. Celle-ci a permis l'apparition de nouvelles pratiques évaluées, avec une recherche de plus en plus active. L'appropriation par les enseignants des données fondamentales modernes de la psychologie de l'apprentissage conduit à un véritable "virage", débouchant nécessairement sur la mise en pratique du principe d'une formation centrée sur l'apprenant. Ce qui ne peut être initié via des contractuels venus de tous les univers, sauf celui de l’éducation.
    La seconde remarque qu’il convient de faire a trait au désastre causé par la tristement célèbre opération «Intilaka», opération de départ volontaire initiée en janvier 2005 et qui avait dépeuplé nombre de secteurs sociaux vitaux de leurs fonctionnaires sous prétexte de faire baisser la masse salariale du secteur public en termes de points du PIB.
    Dans ce cadre 13.000 fonctionnaires du département de l’Education dont 4,80 % d’enseignants, avaient bénéficié de ce départ sur 25.000 demandeurs.
    Une hémorragie qui a non seulement laissé des séquelles, mais qui est aussi intervenue au mauvais moment puisque le secteur était soumis à un plan de réforme à long terme censé lui permettre de réaliser « ce pourquoi il existe » ; à savoir un enseignement performant et de qualité qui soit ouvert sur le monde du travail.
    De fait, l’actuelle décision prise par le département de M. Akhchichine veut remédier à ce mal par un autre. Plus pernicieux encore.







    Source : libe.ma
     

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