Les architectes de Meknès réclament justice

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 16 Octobre 2006.

  1. Le_Dictateur

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    Les dernières taxes imposées à la profession ont suscité colère et désapprobation.

    Les architectes de la ville de Meknès montent au créneau. Les droits de timbrage qu’on entend leur imposer suscitent leur mécontentement. La profession vit déjà plusieurs problème. Et il serait inutile d’aggraver davantage leur situation.


    Les architectes de la cité ismaïlienne sont en colère et le font savoir à haute voix. Ils contestent, en effet, les nouvelles mesures visant à imposer des taxes sur le cahier de chantier, même après avoir eu l’aval du Conseil régional de l’Ordre des architectes de la région du Centre-sud.

    Par voie d’une lettre signée par une vingtaine d’architectes et adressée au wali de la région de Meknès Tafilalt, ils ont qualifié ces mesures de “ chantage”, puisque ne reposant sur aucune base légale, d’où la nécessité de les annuler le plus tôt possible.

    La question ne s’arrête pas là, puisque ces architectes font préciser qu’ils ne se sentent pas concernés par ces taxes, dans la mesure où le cahier de chantier est largement suffisant pour maîtriser et contrôler le secteur dans le respect des normes de construction. Pour eux, il s’agit, tout simplement, d’un coup dur asséné à la profession, à son indépendance et aux règles de déontologie qui la régissent.

    “ Par là même, certaines parties entendent s’ingérer dans les prérogatives propres à l’Ordre des architectes et il ne faut pas céder à ces tentatives de provocation”, a déclaré un architecte de l’Ordre de la région Centre-sud, basé à Meknès.

    Ainsi, ajoutent les signataires, l’autorisation d’exercer cette profession délivrée normalement par le Secrétariat général du gouvernement est devenue tributaire du bureau à l’Ordre régional des architectes.

    Preuve à l’appui, les architectes apportent un document du secrétariat général du gouvernement adressé auparavant au
    ident de l’Ordre des architectes du Maroc, qui rejette catégoriquement ces pratiques considérées comme étant des dépassements aux règles de la profession. “ Tout le monde constate les dépassements et l’anarchie qui touchent la profession, notamment à Meknès.

    Et avec ces nouvelles mesures de taxation, on assiste à une aggravation de la crise actuelle suite aux querelles qui pourront naître entre différentes parties”, fait remarquer la même source.


    La demande des architectes sollicite l’intervention urgente du wali de la région auprès du président du conseil de la ville, afin de mettre fin à cette situation.

    Source - Libération
     

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