Les armes du Maroc pour vaincre la pauvreté à l'horizon 2025

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 6 Janvier 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Publication du rapport sur le développement humain conformément aux Instructions Royales

    Conformément aux Hautes instructions de S.M. le Roi Mohammed VI portant sur l'élaboration d'un rapport sur le développement humain durant les cinquante dernières années, et les perspectives à l'horizon 2025, le Comité directeur investi de cette mission, sous la présidence de Abdelaziz Meziane Belfkih, Conseiller du Souverain, a mis au point un document de synthèse dudit rapport auquel il est joint un Atlas graphique visualisant l'évolution sur cinquante ans d'une centaine d'indicateurs clefs du développement humain.


    Ce document, dont la MAP a eu mercredi copie, restitue sur une cinquantaine de pages l'essentiel du rapport général et des travaux thématiques dont le processus d'élaboration a mobilisé plus d'une centaine de compétences nationales relevant de l'université, de l'administration et de la société civile.

    La finalité première du rapport général, lit-on dans le document de synthèse, est d'alimenter un large débat public sur les politiques à mettre en oeuvre en tirant les leçons des succès revendiqués et des échecs assumés.

    Pour ce faire, il propose une base de connaissances et d'argumentation portant sur un large éventail de thématiques et de questions fondamentales en se gardant de verser dans un discours programmatique, étant entendu que c'est aux acteurs politiques d'élaborer de tels programmes et d'en débattre légitimement.


    Fortement attendu, le Rapport sur le développement humain durant ces 50 dernières années permet de voir avec sérénité l'avenir. L'avènement du règne de S.M. le Roi Mohammed VI a sans nul doute imprimé «un rythme nouveau à la libération du potentiel humain du pays».

    Elaboré sur Hautes instructions de S.M. le Roi Mohammed VI, le document de synthèse prouve que le «projet de société démocratique et moderne» qui est « clairement formulé et promu», la définition d'un nouveau concept de l'autorité et les «changements importants» apportés «sur le plan des responsabilités politiques et administratives centrales et territoriales» sont désormais une réalité marocaine.

    Le rapport, qui a été mis au point par le comité directeur investi de cette mission sous la présidence de Abdelaziz Meziane Belfkih, conseiller du Souverain, cite comme autres «illustrations de l'important processus de réforme entrepris» dans le Royaume sous le règne de S.M. le Roi Mohammed VI, le nouveau Code de la Famille, les multiples mises à niveau législatives, les grands chantiers de développement, la création de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, de l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) et de Diwan AI Madhalim.

    De plus, poursuit le document, le travail de l'Instance Equité et Réconciliation (IER) et ses recommandations «invitent à tourner définitivement la page des graves atteintes aux droits de l'homme, à la réconciliation des Marocains avec leur histoire contemporaine et à l'instauration irréversible d'une vie démocratique effective».

    Il rappelle que les années 90 ont connu «une accélération de l'ouverture du champ politique, sous l'impulsion du Roi Hassan II et la participation des principaux partis politiques», citant à ce propos les révisions constitutionnelles de 1992 et 1996, la création du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme en 1990, l'amnistie royale générale, précédée de plusieurs grâces partielles, l'amélioration de la transparence des consultations électorales, l'accès de l'ancienne opposition, en particulier de gauche, au gouvernement en 1998 et la création d'une Commission Indépendante d'Indemnisation des victimes des graves violations passées des droits de l'homme.

    Après avoir fait remarquer que le Maroc s'est lancé dès son Indépendance sur la voie du développement institutionnel et politique visant à édifier un Etat moderne, le document indique que le Royaume, qui a «banni dès le départ le parti unique» et s'est «engagé à respecter l'organisation et l'expression d'une opposition légale et d'une presse pluraliste, malgré la censure et la répression qui ont sévi par moment», «a su sauvegarder la paix civile et éviter les dérives totalitaires auxquelles ont succombé plusieurs Etats nouvellement indépendants».

    «Le Maroc, ajoute-t-il, a rendu ainsi possible l'avènement d'une culture politique pluraliste qui lui a ensuite permis d'engager un processus, certes lent mais réel, de transition démocratique».

    Le document relève que «la marche vers la création d'un Etat moderne a été laborieuse, jalonnée à certains moments par des avancées, et à d'autres par des crispations et des blocages».

    Il rappelle que «le maintien de l'équilibre entre stabilité institutionnelle et dynamisme oppositionnel, entre sécurité et liberté, entre partage du pouvoir et pérennité des options fondamentales de l'Etat, a nécessité des efforts considérables : vastes concertations nationales, productions et révisions constitutionnelles, législatives et réglementaires, réagencements institutionnels, réorganisations des appareils étatiques, intégration de nouvelles élites politiques et administratives».

    Le Matin
     

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