Les centres de visite technique redoutent leur futur cahier des charges

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 9 Septembre 2006.

  1. Le_Dictateur

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    Les propriétaires des centres de visite technique des véhicules ouvrent le feu sur le projet de cahier des charges encadrant leur activité, avant même d'avoir une idée précise sur sa teneur. En effet, lors d'une rencontre tenue hier à Casablanca par la Fédération nationale des centres de visite technique et de sécurité routière au Maroc, qui est apparemment sa première réunion depuis sa création, le président Mohamed Labed et une bonne partie des membres présents ont attaqué vertement ce projet.

    Ce qui est jugé prématuré par les représentants du Centre national d'essais et d'homologation (CNEH), responsables de l'élaboration de ce texte et qui ont été également invités à cette rencontre.

    Même la première ébauche n'est pas encore prête, assurent-ils.
    Ainsi, M. Labed, qui dit avoir une idée sur l'avant-projet du cahier des charges, s'est insurgé contre la démarche de l'Administration qui ne s'est pas concertée avec les professionnels pour la préparation de ce texte.

    «Nous sommes pour la mise à niveau du secteur. Nous estimons que c'est un programme qui est sur la bonne voie pour redresser cette activité».
    Toutefois, le président de la Fédération s'est montré déçu quant au cahier des charges.


    «Après près d'un an d'attente de ce texte qui doit encadrer le secteur, nous sommes déçus par un avant-projet qui ne prend pas en considération l'intérêt des opérateurs nationaux et dont les auteurs se sont préoccupés plutôt du côté technique que de l'aspect juridique». M. Labed a même estimé que ce projet est en contradiction avec la Constitution et qu'il porte atteinte aux libertés publiques

    Parmi les points qui ont soulevé ses craintes et celles des autres membres de la profession, figure l'éventualité d'imposer un système de franchise aux centres nationaux de visite technique, ce qui risque de les soumettre aux opérateurs étrangers retenus.

    Pour prévenir les professionnels contre les dangers de cette approche, les responsables de la Fédération ont même eu recours aux services d'un consultant juridique qui leur a conseillé de rejeter la franchise et de défendre le système de partenariat avec les nouveaux entrants.

    Devant cette offensive, les responsables du CNEH sont restés stupéfaits et irrités. « Comment peut-on discuter d'un projet de loi alors que même la première mouture n'est pas encore prête ?», s'étonne Abdelaziz Ezzaim, directeur du Centre. «Aucune option ne sera imposée aux opérateurs.

    Ils auront plutôt le choix entre le rattachement au CNEH et le partenariat avec un opérateur étranger. Même les termes ne sont pas encore définis à ce sujet et la franchise n'en ferait peut-être pas partie».

    Le manque de communication y est certainement pour beaucoup.

    Source - LeMatin
     

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