Les clandestins empoisonnent les relations entre le Maghreb et l'Europe

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 9 Octobre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    La vice-présidente du gouvernement espagnol a annoncé, il y a quelques jours, la visite ce lundi au Maroc du ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, selon l'AFP. Cette rencontre avec les responsables marocains intervient dans une phase relativement tendue sur le volet émigration clandestine. Une Commission européenne a effectué la fin de la semaine dernière une mission technique à Sebta et Mellilia pour " écouter attentivement les autorités marocaines et espagnoles pour voir comment apporter leur aide ". Depuis le début de cet été, des tentatives de passage en force massive vers ces deux villes ont entraîné la mort de 14 émigrants.

    Une enquête a été ouverte par le Maroc sur la mort de 6 émigrants africains tués par balles ou écrasés jeudi à Mellilia.

    Le Haut commissariat aux Réfugiés de l'ONU est en " consultations étroites" avec l'Espagne et le Maroc pour s'assurer que les réfugiés politiques figurant parmi les centaines de personnes essayant de pénétrer à Sebta et Mellilia bénéficient d'un traitement équitable. Le Maroc a donné toutes les garanties sur le traitement conforme à la loi, à la légalité et aux droits humains.
    Le ministre marocain de la Communication, Nabil Benabdellah, avait exhorté samedi l'Algérie, pays de transit des émigrés africains, à "assumer sa part de responsabilité" en participant activement aux opérations de lutte contre l'émigration clandestine.

    "L'objectif des Marocains est de refouler les émigrés vers le territoire algérien, mais les gardes-frontières algériens leur en interdisent l'accès", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire algérienne.

    Des centaines d'immigrants clandestins ont été abandonnés à leur sort dans le désert marocain, dans la région de El Aouina-Souatar (600 km au sud de Oujda), près de la frontière algérienne, après avoir été expulsés des abords des enclaves espagnoles de Sebta et Mellilia (nord du Maroc), où ils souhaitaient pénétrer pour y trouver asile.

    Quelque 300 émigrants sénégalais ont, pour leur part, été regroupés dans deux centres de la ville marocaine voisine de Bouarfa afin d'être renvoyés vers leurs pays d'origine, selon l'ambassadeur du Sénégal au Maroc.

    De nombreux Africains transitent par le Sud algérien, dont les frontières sont très longues avec la Mauritanie, le Niger et le Mali, pour remonter vers le nord du pays et essayer de rejoindre l'Europe, via le Maroc et l'Espagne.
    La majorité de ces Africains, souvent venus par Tamanrasset (extrême Sud algérien), campent sur les berges de l'Oued Djordji, à Maghnia, dans l'extrême Nord-Ouest algérien.


    Après avoir été jusqu'à près de 2.000 dans des campements de fortune, les émigrés clandestins ne sont plus actuellement que 300, la plupart ayant quitté ces campements pour se rendre au Maroc, depuis le début des assauts sur Mellilia, précise-t-on de source sécuritaire algérienne.
    Plus de 6.000 immigrés clandestins d'origine africaine ont été expulsés d'Algérie en 2004, selon des statistiques officielles.

    AFP
    Le Matin
     

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