Les entreprises basculeront-elles vers l’AMO en 2010?

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 21 Décembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    · Le renouvellement de la période transitoire n’est pas limité

    · Le nombre de personnes qui ont accès aux soins est passé de 16 à 34% en 4 ans

    · Début des négociations avec le corps médical en janvier


    L’ASSURANCE maladie obligatoire (AMO) n’en finit pas d’alimenter la chronique. A l’approche de août 2010, date à laquelle les entreprises assurées auprès des compagnies d’assurances pourront basculer vers l’AMO, les protagonistes s’activent.

    Invité par l’Association des centraliens du Maroc, Chakib Tazi, directeur général de l’Agence nationale de l’assurance maladie (Anam), met les points sur les «i»: «La décision est en cours de préparation. Le législateur se prononcera probablement en juin 2010, de sorte que les entreprises auront 6 mois pour se préparer à son entrée en vigueur dès janvier 2011».

    L’article 114 de la loi 65.00, portant code de l’assurance maladie, est en effet loin d’être explicite. Il prévoit que les organismes publics ou privés, qui assurent à leurs salariés une couverture médicale à titre facultatif ou au moyen de contrats groupe auprès de compagnies privées, bénéficient d’une période transitoire de cinq ans (expiration du délai en août 2010), avant de basculer vers l’AMO. Mais le texte ne précise pas si la période peut être renouvelée une fois ou plus.

    Une ambiguïté qui profite aux détracteurs de l’AMO, nombreux d’ailleurs. A commencer par les assureurs qui ne voient pas d’un bon œil cette concurrence. Car, si les entreprises décident de passer sous le régime AMO, les compagnies risquent de perdre 2 milliards de DH de primes au titre de l’assurance maladie. Pour certains opérateurs, le basculement signifie «la mise à mort du secteur». Ce qui explique, selon Chakib Tazi, les études récentes qui discréditent l’Assurance maladie obligatoire.


    Pour le directeur de l’Anam, il y a toujours une place pour les compagnies d’assurances. «L’AMO est d’abord une couverture de base, les assurés pourront toujours souscrire une assurance complémentaire auprès des compagnies». D’autant plus que l’AMO ne couvre pas les soins dentaires ainsi que d’autres prestations comme le transport médicalisé, l’assistance médicale et la médecine de confort. Actuellement, et en fonction des contrats établis avec l’assureur, les soins dentaires sont pris en charge à hauteur de 80 ou 85% avec un plafond annuel variant entre 2.500 et 6.000 DH pour les couronnes, les bridges et autres prestations dentaires.

    Il faut dire que les griefs retenus contre l’AMO ne manquent pas. A commencer par la limitation du panier des soins. Celui-ci reste, selon le directeur de l’Anam, «relativement» large par rapport à une couverture de base auprès des compagnies d’assurances. Car dans l’AMO, le remboursement des prestations est déplafonné. Un «avantage» qui ne semble pas stimuler beaucoup de monde. D’autant plus que la liste des médicaments remboursables ne compte que 2.497 sur les 5. 000 médicaments commercialisés sur le marché. Chakib Tazi le reconnaît, mais n’a rien pour le justifier.

    En plus des assureurs, la base de remboursement interpelle à un autre protagoniste: le corps médical. Dans le régime AMO, les remboursements ou la prise en charge ne s’effectuent pas sur les frais réellement engagés, comme c’est le cas pour les compagnies, mais sur la base de tarifs de référence que peu de médecins respectent.
    Ces derniers jugent la tarification nationale de référence (TNR), convenue avec l’Anam au moment de l’entrée en vigueur de l’AMO, en 2006, très réduite.

    D’autant plus qu’elle est à la base de tout le système puisqu’elle permet, selon un barème de prix prédéterminé par type de soins, de fixer les montants que l’agence remboursera aux médecins et cliniques sachant que ces derniers, conventionnés, n’exigeront du patient que le paiement du ticket modérateur équivalent à 30% du prix de la prestation.

    Pour Chakib Tazi, «nous sommes dans une tendance qui ne ressemble pas à la vérité des prix. L’accès aux soins étant limité, les médecins ne trouvent pas d’autres moyens pour booster leurs bénéfices que l’augmentation des tarifs». Mais avec l’AMO, le nombre de personnes qui ont accès aux soins s’est multiplié par 2 en l’espace de 4 ans (en passant de 16 à 34%). Il est donc normal que le coût de la santé baisse, conclut-il. Le problème de la tarification avait surgi dès la mise en place de l’assurance maladie obligatoire.

    L’Anam avait alors proposé, en vue de dépasser les malentendus, de démarrer le nouveau régime de couverture médicale avec les tarifs retenus et de poursuivre les discussions avec les prestataires de soins (médecins et cliniques) en vue d’améliorer le niveau de tarification. Le directeur de l’Anam se montre ouvert, mais aussi ferme: «Nous allons commencer les négociations avec le corps médical début janvier prochain pour le renouvellement de la convention. L’objectif est d’améliorer les pratiques et les tarifs s’il le faut». Une chose est sûre, les médecins trouvent leur compte avec les assureurs qui achètent très cher les prestations de soins, selon le directeur de l’Anam. Ce dernier, à côté de la CNSS en charge de la gestion de l’AMO, aura beaucoup de mal à convaincre les réticents.



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  2. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    c'est une bonne chose walah [39h]


    machi nab9aw dima f dik CNSS o le recouvrement dial walo [21h]
     
  3. @@@

    @@@ Accro

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    wach 9riti l'article wella ghir jawbti à ba Saad ?

    car vous dite que c'est une bonne chose w "machi nab9aw dima f dik CNSS"

    rah yallah ghadi yraj3ou koulchi vers la CNSS !
     
  4. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    hada makan [17h]
     

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