Les exportations des nouveaux métiers mondiaux du Maroc en hausse de 17% en 2013

Discussion dans 'Info du bled' créé par Med Omar, 1 Avril 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Les exportations des nouveaux métiers mondiaux du Maroc en hausse de 17% en 2013

    L’automobile, l’aéronautique, l’électronique et l’offshoring ont expédié pour près de 54 milliards de DH, contre 46,2 milliards en 2012. Depuis 2009, l’automobile a réalisé une croissance de 158% et l’aéronautique a doublé ses exportations. L’électronique et l’offshoring sont moins performants. Pour l’Exécutif et les industriels, 2014 sera très porteuse avec l’amélioration de la demande mondiale.
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    Bon cru pour les métiers mondiaux du Maroc au titre de 2013. D’après les données de l’Office des changes, en dehors du «textile et cuir» qui continue de subir la conjoncture défavorable de la zone euro, et de l’offshoring dont les recettes affichent un léger repli de 4%, à 7 milliards de DH, le reste des métiers mondiaux a vu ses exportations augmenter dans des proportions satisfaisantes. En gros, les exportations des nouveaux métiers mondiaux, à savoir l’automobile, l’aéronautique, l’électronique et l’offshoring, ont totalisé près de 54 milliards de DH en 2013 contre 46,2 milliards en 2012, soit une hausse de 16,8%. Ils pèsent ainsi 30% de l’ensemble des exportations du pays et 56% du total lorsqu’on y ajoute le textile et l’agroalimentaire, secteurs exportateurs plus anciens.
    Les industriels des nouveaux secteurs exportateurs sont d’avis que l’année 2014 verra la consolidation des croissances réalisées grâce à une légère reprise de la demande mondiale et à l’intégration industrielle dans chacune des filières, laquelle permettra aux opérateurs de gagner en compétitivité. Décryptage du potentiel de trois nouveaux métiers mondiaux du Maroc qui cartonnent.

    Automobile : objectif de 40 milliards de DH en 2015

    En 2013, les exportations du secteur de l’automobile ont enregistré une hausse de plus de 23%, s’établissant à près de 31 milliards de DH, soit 17% des exportations totales du pays. Cette dynamique provient de la construction, dont les ventes ont augmenté de 68% sous l’impulsion de Renault. Entre 2009 et 2013, les exportations du secteur ont crû de 158%. Il y a 5 ans, ce secteur arrivait à peine à exporter 12 milliards de DH.
    Le lancement de plusieurs projets d’investissement en 2013 (SNOP, Yazaki, Leoni, CECI, Proinsur…) confirme le dynamisme du secteur automobile et conforte le positionnement du Maroc en tant que plateforme de production et d’exportation compétitive pour les métiers de l’automobile. «Nous projetons d’atteindre des exportations de l’ordre de 40 milliards DH en 2015. Un objectif réaliste qui s’explique par l’arrivée et le développement du secteur équipementier ainsi que par la montée en puissance du constructeur automobile Renault», affirme Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica). Ces prévisions sont confortées par les conventions d’investissement signées en août 2013 avec de grands équipementiers (Lavieeco.com : portail officiel du journal La Vie éco. L’essentiel de l’actualité du Maroc ainsi que par le lancement des 3 consortiums d’exportation couvrant les trois segments d’activité, à savoir la première monte, la sous-traitance et les pièces de rechange et ce, afin de permettre aux opérateurs de mutualiser leurs ressources et proposer une offre exportable compétitive. «Ce sont des investissements qui sont engagés et qui vont commencer à porter leurs fruits dès l’année prochaine», affirme M. Abdelmoumen.

    Electronique : les professionnels reprennent confiance

    Pour le secteur de l’électronique, 2013 a été sauvée malgré un contexte compliqué. Les exportations ont atteint environ 8 milliards de DH, marquant une progression de 12% par rapport à 2012. Du coup, les professionnels ont repris confiance. Ils tablent sur une année 2014 meilleure comme s’y attend Farida El Asatey, présidente de l’Association du secteur de l’électronique, affiliée à la Fenelec. Ces perspectives s’appuient essentiellement sur l’essor attendu des métiers de l’automobile et de l’aéronautique auxquels plusieurs branches du secteur électronique sont liées. Les pouvoirs publics devraient également apporter leur pierre à l’édifice, si l’on se réfère au contenu du projet de Loi de finances 2014. Certes, aucun détail des mesures n’est cité. Mais, «l’année 2014 connaîtra le développement du secteur à travers la réalisation d’investissements nationaux et internationaux ainsi que par la conclusion de partenariats industriels», promet l’Exécutif. Il pourrait d’ailleurs être conforté dans cette prévision par l’intérêt exprimé par Tokyo Electron et l’américain Applied Materials. Ce dernier, nouveau géant mondial de l’électronique après l’opération de fusion-absorption, a déjà affiché ses ambitions au Maroc en se réunissant avec des responsables locaux en vue de s’informer sur les besoins du secteur, notamment dans le volet lié au plan solaire marocain. Aussi, les opérateurs du secteur réservent-ils un intérêt particulier au marché allemand, réputé pour son industrie automobile performante et par sa résilience à la crise. Tout ceci pourrait probablement permettre de concrétiser les 2,5 milliards de DH de chiffre d’affaires additionnel, le potentiel de croissance du secteur de l’électronique à l’horizon 2015, selon la tutelle.

    Aéronautique : le marché mondial est porteur

    Le secteur de l’aéronautique a vu, pour sa part, son chiffre d’affaires à l’exportation s’apprécier de 20% en 2013 pour s’établir à près de 8 milliards de DH, soit près de 4% du total exporté par le Royaume. Les exportations de ce secteur dépassaient à peine 4 milliards de DH en 2009. Ce secteur a affiché une croissance moyenne de 15 à 20% entre 2008 et 2013. Selon le Groupement des industries marocaines aéronautique et spatiale (GIMAS), ceci est dû à la conjoncture internationale très favorable, «avec un carnet de commandes historique sur les vingt prochaines années, dopé essentiellement par la demande des pays émergents à la fois en matière d’acquisition de nouveaux appareils et de renouvellement de leurs anciennes flottes», explique Maria Filali, directrice du GIMAS. Elle affirme que cette croissance profitera à la filière aéronautique marocaine qui compte déjà une centaine d’opérateurs de référence mondiale. «Ce bon comportement de l’activité à l’international, conforté par une croissance annuelle du trafic aérien de l’ordre de 5% devra continuer à doper les exportations du secteur pour les années à venir», ajoute-t-elle. Le secteur concentre ses efforts sur trois grands chantiers : la poursuite des partenariats conclus dans le cadre du plan Emergence, la promotion de la plateforme industrielle de nouvelle génération à Nouaceur «Midparc» pour attirer de nouveaux investisseurs, y compris des PME, et la formation des opérateurs et middle management sur les différentes filières aéronautique grâce à l’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA). «Nous nous attendons à ce que les exportations de l’industrie aéronautique et spatiale restent soutenues avec une croissance de 15 à 20% également en 2014. Il n’y a pas de raison pour que ça parte à la baisse», anticipe Mme Filali n
    Naoufel Darif


    Naoufel Darif. La Vie éco
    www.lavieeco.com
     
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