Les grands chantiers du Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 11 Juillet 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    · Social: Un passif trop lourd

    · Budget: La réforme de la dernière chance

    · Un bilan partiel pas si mauvais que cela


    Difficile, à moins d’être un opposant de principe, de dire que rien ne s’est réalisé sous le mandat Jettou. Un coup d’½il sur le travail du gouvernement permet de s’en rendre compte, en dépit des contre-performances sociales, du commerce extérieur et du budget.
    Les besoins fondamentaux pour les Marocains sont simples: “l’emploi productif, le développement économique, l’enseignement utile et le logement décent”(1), et la santé. Pour l’instant, les performances s’affichent cahin-caha. Certes, certains déficits sociaux reculent mais à pas de fourmi, et d’autres restent alarmants.
    Les résultats économiques tiennent mollement la barre mais ne règlent pas le chômage, et la hausse du pouvoir d’achat reste toute relative.
    L’habitat social avance, mais doit absolument dépasser la barre des 100.000 habitats/an pour réduire le déficit (voir encadré) et éviter de tomber dans la construction des ghettos en s’inscrivant dans une approche globale. Un toit est certes important, mais le cadre économique l’est tout autant.
    Le nombre de médecins augmentera mais pas assez, le tout, sous fond d’un grand malaise social dans le secteur de la santé. La mortalité infantile et maternelle restent inadmissibles pour un pays du niveau de développement du Maroc.

    Les mutations dans le monde rural sont profondes, de plus en plus rapides et à graves conséquences pour certaines familles.
    Alors que la loi de Finances de 2006 se prépare, le déficit budgétaire continue de représenter plus de 4% du PIB en 2004. Le gouvernement veut réduire le déficit global (hors privatisation) à 3,5% du PIB en 2007. Pour réaliser l’objectif, il mise sur la consolidation de la pression fiscale, comme le recommande d’ailleurs le FMI (Fonds monétaire international). Il n’y a d’ailleurs plus d’autres possibilités, la manne des “privat” s’épuisera à terme.
    Une lecture du travail du gouvernement montre l’ampleur du problème social, en dépit des efforts, comme l’explique “Les grands chantiers du Maroc”, un travail sur les réalisations et les plans d’action 2005-2007 de l’équipe de Jettou daté de mai 2005.
    Les principales causes de l’accumulation des retards sociaux sont le fait d’un accroissement démographique qui reste élevé (+420.000 habitants par an), une croissance urbaine annuelle soutenue (2,1%). Accompagné d’une croissance économique “insuffisant et irrégulier pour absorber les déficits et accompagner la demande”, et d’un revenu par habitant faible (1.500 dollars).
    Le social, recentré en haute priorité, sera le chantier qui marquera la fin d’un mandat gouvernemental et le début d’un autre. L’Initiative de développement humain est venue pour mobiliser les troupes. Qui plus est, le calendrier de ce programme intensif dépasse l’échéance électorale (2005-2008). Se pose alors la question des garanties de sa bonne fin, dans les délais. L’autre chantier sur lequel il y a de fortes attentes reste celui de l’Education nationale et la réforme en cours (troisième du genre). Le gouvernement a un plan, une vision, mais son application est un casse-tête, alors même que l’on y met un quart du budget général de l’Etat. Pour l’instant, l’impact est difficile à évaluer. Il faudra là encore attendre 2008 pour prendre du recul, dit-on.
    En attendant le rendez-vous législatif, tant reste à faire à ce gouvernement qui s’est fixé des objectifs ambitieux pour ces deux années qui lui reste. Le défi du prochain sera d’en assumer la continuité sans se perdre dans les méandres des priorités au gré des marchandages politiques.

    Piqûre de rappel

    - Analphabétisme: 40%
    - Taux de scolarisation: 90%
    - Déperdition scolaire: 2,5 millions d’enfants
    - Mortalité infantile: 40‰ !
    - Couverture médicale pour moins de 17% de la population, soit 5 millions de Marocains
    - Accouchement en milieu surveillé: 60% (quatre accouchements sur dix ne le sont pas)
    - Déficit en logement : 1.240.000
    - Habitat insalubre: 30% de la population urbaine
    - Déficit supplémentaire annuel: 45.000 unités
    - Pauvreté: 13,7% au niveau national, 6,3% en milieu urbain et 23,1% en milieu rural (moins d’un dollar par jour par personne).


    Mouna KADIRI
    L'Economiste
     
  2. fassi

    fassi Citoyen

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    Re : Les grands chantiers du Maroc

    "un bilan partielle pas aussi mauvais que cela" je ne sais pas pk elle a dit ca??
    kelk'un peut m'expliquer???
     
  3. root76

    root76 Visiteur

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    Re : Les grands chantiers du Maroc

    ca fait des annees qu ils disent et redisent ca
     
  4. mohamed1983

    mohamed1983 Visiteur

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    Re : Les grands chantiers du Maroc

    on peut dire se que en veut le maroc ne changera jamais si en change pas la grande tete
     

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