Les industriels du cuir sollicitent une aide urgente de l’Etat

Discussion dans 'Info du bled' créé par Med Omar, 13 Mars 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Les industriels du cuir sollicitent une aide urgente de l’Etat

    La chaussure et la maroquinerie sont à l’origine des mauvais résultats de l’année 2013. Sans nouvelles du contrat programme, ils souhaitent des aides sociales, une facilitation du financement et le renforcement du contrôle des importations en sous-facturation.
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    L’année 2013 a été catastrophique pour l’industrie du cuir. La crise subie, depuis 2009, par ce secteur s’est aggravée et les opérateurs disent n’avoir aucune visibilité. Les dernières statistiques communiquées par la Fédération marocaine des industries du cuir (Fédic) révèle en effet une chute des exportations. Après une hausse de 5,2% enregistrée de janvier à mai 2013, les exportations du secteur ont terminé l’année sur un recul de 23% par rapport à l’exercice 2012. Les ventes de peaux et cuirs semi finis et les parties de chaussures (semelles…) ayant légèrement augmenté, la chute est en bonne partie due aux deux grandes filières du secteur, la chaussure et la maroquinerie.
    Le flop de la sixième édition de son salon «Marocuir» qui s’est tenue du 31 octobre au 2 novembre 2013 est, selon les industriels du secteur, un deuxième indicateur de taille de la crise du secteur. Cette édition a compté une cinquantaine d’exposants alors que les organisateurs tablaient sur un minimum de 150 exposants nationaux et étrangers.
    Très peu de visiteurs ont également été enregistrés en raison de la crise sur les marchés de l’Union Européenne, principal débouché du cuir marocain. Le désintérêt des exposants nationaux est, selon les responsables de la Fédération des industries du cuir, compréhensible «parce que les entreprises sont en crise et ne pensent qu’à maintenir leurs unités en activité et sauver leur part de marché sur les marchés de l’export». Ils ne manquent pas également de préciser que le secteur a compté plusieurs fermetures d’usines. Une étude est en cours au niveau de la Fedic pour déterminer l’ampleur de la situation.

    Les chausseurs malmenés par les importations en sous-facturation
    Inquiets, les industriels réclament une intervention immédiate de l’Etat pour éviter une détérioration de la situation. La Fédic réclame en quelque sorte des mesures de soutien. Ils suggèrent à cet égard la reconduction aux mesures sociales dont ont bénéficié les secteurs du cuir et du textile en 2009 (prise en charge par l’Etat d’une partie des cotisations sociales), un accompagnement au niveau du financement et un resserrement du contrôle aux frontières des importations en provenance des pays de l’Asie et en particulier de la Chine.
    Il est à signaler que ces importations, souvent en sous-facturation, portent essentiellement sur la chaussure. Leur volume est estimé à 45 millions sur un marché de 60 millions de paires. Pour arrêter, ou du moins freiner, la concurrence des importations en sous-facturation, la Fédic a entamé des discussions avec le ministère du commerce et de l’industrie en vue de réviser les prix de référence.
    Pour les industriels, il est difficile d’envisager un redressement du secteur en 2014 sans la mise en place urgente des mesures précitées, en attendant le contrat programme sectoriel. Sur ce point, les industriels sont plutôt sceptiques. Certains n’y croient même plus. En chantier depuis quatre années maintenant, le contrat programme, dont la finalisation était attendue pour fin décembre 2013, est encore dans les tiroirs du ministère du commerce et de l’industrie.
    Celui-ci avait, rappelons-le, décidé, début 2013, de l’intégrer dans la stratégie globale des industries chimiques et parachimiques. Et depuis le changement de gouvernement en octobre dernier, les industriels sont sans nouvelles de leur contrat programme. Selon des sources proches du dossier, le cabinet d’études a été sélectionné mais le chantier a très peu avancé. L’étude diagnostic ne serait même pas entamée. Des nouvelles peu réjouissantes pour la profession qui redoute «une destruction de cette industrie qui dispose pourtant d’un à fort potentiel à l’export, emploie 26 000 personnes et réalise une production globale de l’ordre de 4 milliards de dirhams».
    Le contrat programme, rappelons-le, comprend plusieurs axes, notamment la mise en place de zones industrielles, la réactivation des outils d’accompagnement institués par les pouvoirs publics (Inmaa et le Programme efficacité énergétique), la formation pour permettre une adéquation avec les besoins des industriels, le développement de la création et enfin la promotion des petites et moyennes entreprises. Sa finalité est d’améliorer la compétitivité et la croissance du secteur qui est en crise depuis 2011.


    Aziza Belouas. La Vie éco
    www.lavieeco.com

     
  2. popo40

    popo40 Accro

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    L'état n'a plus rien à distribuer les caisses sont vident, ils fallait innover créer et moderniser les outils de production pour être compétitif, aller à la conquête des marchés et non tourner les pouces et venir pleurnicher!!
     

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