les jeunes....et la politique!

Discussion dans 'Discussion générale' créé par kechia, 2 Janvier 2011.

  1. kechia

    kechia Accro

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    bien que le champs politique au Maroc a connu une certaine liberté et ouverture, on constate une rétissance continue de la part de la jeunesse marocaine vis à vis de tous ce qui concerne l'activité politique, en effet les jeunes tournent toujours le dos à tous ce qui est en relation avec la politique, ils ne votent pas et ne connaissent que peu sur leurs partis politiques.
    si cette situation peut etre expliquer par un manque de confiance envers les partis, pourquoi on assiste également à une désaffection des jeunes de la vie associatif? les jeunes ne s'adonnent pas aussi au travail associatif et peu nombreux sont les jeunes qui s'organisent dans des mouvements associatifs!!
    on assiste donc à une rupture flagrante entre les jeunes et la vie politico-sociale qui s'approfondisse de génération à autres?


    à votre avis quelles sont les vrais raisons derrières cette situation? et comment faire naitre l'engagement des jeunes dans tous ce qui a trait avec l'intérêt national que ce soit politique ou socioéconomique?
     
  2. odejiste

    odejiste Pervers Certifié

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    Y'a pas de politique au maroc on a que des guignoles.
     
  3. blackastron

    blackastron Il vient d'un autre temps

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    Je déteste la politique et de plus les politiciens (samho lia ila kan parmi nous des politiciens)
     
  4. !katoux!

    !katoux! rock

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    Analyse : Les raisons d’une mésentente historique
    Mohamed Darif
    26 2002

    Jeunesse et politique, un sujet qui n’a pas cessé d’alimenter les débats. D’aucuns y voient une crise insurmontable qui a sérieusement ébranlé le tissu social marocain. D’autres, essaient de l’approcher avec prudence. Caressant l’espoir d’un sursaut salvateur. Ici ou là, l’ambiguïté prend le dessus. En attendant une clarification de la situation, les jeunes prennent leurs distances vis-à-vis des partis sans pour autant être dépolitisés.

    La problématique de la jeunesse et de la politique est considérée comme l’un des sujets les plus ambigus, car elle est toujours posée dans un cadre généraliste qui la dénue de tout sens. Or, la politique est un sujet qui intéresse toutes les catégories sociales et puisque le problème de la relation de la jeunesse avec la politique persiste à se poser aux différents intervenants politiques, aux chercheurs et aux médias, c’est qu’il y a certainement des dysfonctionnements au niveau de la pratique politique. Mais ce qui s’ajoute à cette ambiguïté, c’est le niveau de traitement du concept même de la politique qui n’est jamais appréhendé sous un angle bien défini qui puisse réellement sonder les positions et les comportements des jeunes. C’est pour cela que nous nous trouvons devant deux thèses : généraliste et réductrice.

    La généraliste ...

    Cette thèse comporte toutes les idées qui ne distinguent pas entre le concept de la politique en tant qu’outil de changement et celui de la culture politique qui est un système de représentation de l’espace politique. Il est évident que chaque acte politique est conditionné par une culture. Autrement dit, le concept de la politique dans cette thèse généraliste est ramené au celui de culture tout en négligeant l’acte politique. Par conséquent, la politique est réduite à la seule position négative vis-à-vis du régime politique. Ainsi, donc, la politique n’est perçue que selon une prise de position négative par rapport aux dirigeants. Cette perception a d’ailleurs été corroborée par la réaction des autorités publiques, tout au long des années de plomb, qui n’ont jamais voulu distinguer entre ceux qui ont perpétré des actes hostiles contre l’Etat et ceux qui n’ont fait qu’exprimer leurs positions. Et c’est justement là où réside la cause essentielle de la rupture entre jeunesse et politique.
    Cependant faut-il se contenter de cette appréciation relative à la pratique politique ou bien essayer de chercher d’autres variantes de nature sociologique ?
    A notre avis, la société marocaine se veut moderniste, mais au fond, demeure conservatrice, dirigée par une élite conservatrice qui mène une politique conservatrice. Or, l’une des principales caractéristiques des sociétés traditionnelles est justement la prolifération de positions “ clichées ” par rapport à l’âge. Dans ce cadre, la jeunesse est perçue toujours comme un élément perturbateur et immature. Mais au fur et à mesure que l’on avance dans l’âge, on mûrit à tel point que lorsqu’on atteint le troisième âge on devient sage et sensé. C’est justement cette culture qui est véhiculée à travers des clichés au sein de la famille qu’à l’école etc.
    Toutefois, la rupture entre jeunesse et politique ne veut absolument pas dire que les jeunes n’ont pas de positions politiques ou que les jeunes sont dépolitisés. Nous sommes, donc, devant une situation paradoxale, amplifiée par l’incapacité des autorités à dompter la jeunesse et à la conditionner selon ses orientations idéologiques. C’est alors que beaucoup de jeunes se sont trouvé opposants au régime et aux politiques suivies sans pour autant pouvoir conjuguer cette position en actes politiques à travers les organisations politiques existantes. Donc, cette rupture entre la jeunesse et la politique n’aboutit pas à la dépolitisation autant qu’elle signifie un éloignement par rapport aux organisations politiques. Cette situation pousse les jeunes à adopter deux attitudes : l’indifférence ou l’extrémisme.

    La réductrice ...

    Cette thèse renferme toutes les idées ayant trait à la relation entre la jeunesse et la politique, mais d’un point de vue relatif à la participation des jeunes aux élections ou au degré de leur engagement partisan. Il est à remarquer, cependant, que le taux de participation des jeunes aux élections est tellement faible qu’il a donné lieu à diverses interprétations dont les principales sont les suivantes.
    Primo, il y a tendance à marginaliser les jeunes notamment en ne leur accordant pas le droit de vote. Comment dès lors comprendre l’attitude du législateur qui persiste à ne pas leur reconnaître ce droit dès l’âge de 18 ans. Tout le monde s’attendait à ce que l’actuelle loi électorale rectifie le tir en abaissant l’âge de vote de 20 à 18 ans puisque cette ancienne revendication émanait justement de la part des partis de la Koutla qui forment l’ossature du gouvernement d’alternance. L’abaissement de l’âge du vote n’est-il pas aussi important que le mode de scrutin ?
    Secundo, il y a aussi l’âge d’éligibilité. Bien qu’il y ait une revendication consistant à baisser cet âge à 21 ans, le législateur l’a maintenu à
    23 ans. Or, aucun parti politique ne présente des candidats de cette catégorie d’âge. Par conséquent l’abaissement ou non de l’âge d’éligibilité n’a ni signification ni portée.
    Tertio, toutes les opérations électorales que le Maroc a connues étaient entachées de fraude et beaucoup de jeunes comprenaient parfaitement ce jeu. Ceci a suscité une suspicion durable chez les jeunes qui n’y voient, désormais, aucun intérêt puisque le vote n’a aucune valeur à leurs yeux.
    Par ailleurs, quand on examine le degré d’engagement partisan, on remarque qu’il y a de grandes carences à ce niveau également. Ces dernières induisent l’amalgame entre la politisation et l’appartenance partisane. Ceux qui parlent de dépolitisation des jeunes veulent dire en fait faiblesse de l’engagement partisan. Ce dernier a des causes objectives majeures dont essentiellement la vieillesse des élites et des directions partisanes. Or, les vieilles directions ne veulent pas entendre parler de démocratie interne puisqu’elles s’attachent à la légitimité historique. Même les formations qui avaient émis leur souhait d’encadrer la génération post-indépendance, la génération d’Al Massira ou les jeunes en général, continuent à parler au nom des jeunes sans leur donner la possibilité de jouer un quelconque rôle politique en leur sein. C’est pour cela que nous trouvons au sein des partis politiques trois dimensions contradictoires eu égard à l’existence de trois générations différentes : La génération d’avant l’indépendance caractérisée par sa vieillesse et son conservatisme, celle de l’indépendance se distingue par ses penchants réformistes voire révolutionnaires et la troisième qui n’est autorisée à s’exprimer que si elle manifeste l’allégeance à la direction du parti. Dans le cas contraire, cette dernière subit l’exclusion au même titre que les représentants de la deuxième génération quand elle exprime son souhait de dépasser l’attentisme.

    source
     
  5. ABOU IMANE

    ABOU IMANE SAHBANE

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    al2a7zabe assyassya fel maghribe 8ya 3ibara 3ane dakakine intikhabya..ma9ssoura 3la afrade kayejma38oume 8adafe wa7ed..8ouwa lmasla7a achakhssya..tajribate l3amale ljam3awi mazale manadjache bichakle kafi..fou9 8ade chi kamel 3adame tti9a fe misda9yate l3amal assyassi awe ljam3awi..
     
  6. russimor

    russimor motatabbi3

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    bien résumé Abou Imane, j'y ajoute une petite remarque, il a été dit "ils ne votent pas et ne connaissent que peu sur leurs partis politiques.", justement ces partis politiques ne sont pas les leurs, ne traitent rien de leurs problèmes et se moquent de leurs avenir, pour quelle raison voter alors et quel programme voter? si ces partis n'en présentent aucun 7etta men bab tachwiq ou l2istighfal.
     
  7. Princesse des Sages

    Princesse des Sages Accro

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    Les jeunes et la politique et la vie associative ...

    Y a t-il dèja une jeunesse au Maroc pour qu'on puisse parler du reste ? [01m]
     
  8. russimor

    russimor motatabbi3

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    oui, le potentiel est bon, mais malheureusement il manque d'orientation (chose que les vieux essayent d'ignorer pour dégager leur responsabilité). J'ajoute que quand on ne croit pas à notre jeunesse on enterre ainsi et notre avenir.
     
  9. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    lol.

    b9ina ghi 7na, shorraf.

    ca me rappel il y a un an, ici meme un ado nous a cretique en nous appelant des vieux. <D

    pour le sujet, les politiciens n ont plus aucune credibilite sauf exception, ce qui a eu pour conséquence cette impasse.

    personnellement je suis tres interesse dans la politique, mais pas au point de m impliquer directement dans une partie politique.

    dans ma famille ils votent tous pour divers partie politique ... sauf mon pere qui n a pas le droit de voter... mais moi je l'ai jamais fait a cause de ma présence loin du pays.

    mais vu mes convictions je pense qu'une bonne partie n aimerai pas mes choix politiques, si je vote c est Isti9lal ou une partie assez similaire, et surtout pas des islamistes, ni des socialistes ou des PAM ...
     
  10. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    pour remedier de cette situation il faut que nos politiciens soient credible, il faut d abord avoir une elite qui merite qu on vote pour elle. et non pas des corrompus de tout bord.

    il faut aussi que les jeunes aient confiance que leur vote compte et qu ils ont le pouvoir de changer le gov avec leur votes.
     
  11. Princesse des Sages

    Princesse des Sages Accro

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    Oui ma question est ironique, je sais bien qu'il y a un potentiel mais au Maroc on préfère même on souhaite l'enterrer et je pars de la réalité que j'ai vécu ou que mon entourage jeune a vécu ou vit jusqu'à maintenant.

    tu es un vieux avoue le [22h]
     
  12. russimor

    russimor motatabbi3

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    sans la première, il est pratiquement impossible de satisfaire la 2ème phrase.
     
  13. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    regarde mon avatar, plus vieux que ca tu trouvera pas [22h]
     
  14. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    oui justement, c est en ordre.
     
  15. Princesse des Sages

    Princesse des Sages Accro

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    twakal 3la lah o dkhol l siyassa rak bogoss [22h]
     
  16. popo40

    popo40 Accro

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    je dirais même que celà ne concerne pas que les jeunes, la rupture est totale entre les politiciens et le peuple.
    ces pseudo-politiciens ne representent qu'eux même personnes ne s'identifie dans leurs actions.
    le monde associatif suit le même courant il est souvent lié au mode politique.
    la solution me parait tellement lointaine qu'il est impossible de l'imaginer..
     
  17. kechia

    kechia Accro

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    ntouma malkoum kathadro 3la seyassa daba ijiw ijam3okom :p

    bon je vous remercie pour l'enrichissement que vous donnez à ce sujet et pour mon point de vue je pense que nous avons sur le plan politique,malgré l'existence de 30 partis ou même plus, un système politique idéologiquement différent mais concrètement il est unique et très harmonieux dans ses actions ou plutôt dans ses inactions!! sans oublier la tendance makhzeniènne dans la gestion de toutes les affaires politiques, des partis politiques qui ont des structures traditionnelles ne répondant pas aux attentes du 21eme siècle..corruption et absence de stratégie et vision à long terme.. résultat des partis opportunistes et assoiffés de pouvoir!!


    sur le plan social, je dirais qu'il existe tout un terrain prometteur de changement mais malheureusement et comme a déja dit abu imane nous avons une société civile dont la majorité est analphabète et qui ne cherchent qu'à s'enrichir meme sur le dos des programmes sociaux destinés aux pauvres, et pour l'élite cultivé de la société civile le travail associatif n'est qu'un pont de passage pour gagner la scène politique et donc pour gagner le pouvoir!!

    la situation actuelle est certes décevante mais l'espoir est toujours présent, au moins il faut qu'il y'ai une conscience collective de notre présent avant de penser à changer le futur.

    amicalement!
     
  18. kechia

    kechia Accro

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    malheureusement c vrai le social n'est qu'une face cachée de la politique
     

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