Les journalistes auront, eux aussi, leur convention collective

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 1 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Les journalistes marocains auront eux aussi leur convention collective. La cérémonie de signature de cet instrument juridique est prévue le vendredi 2 septembre 2005 à Rabat.

    L’objectif majeur de cette convention collective est d’améliorer les conditions morales et matérielles des journalistes mais surtout de moderniser et d’améliorer la qualité de la profession. Contacté par “Libé”, M.Youness Moujahid, secrétaire général du Syndicat national de la presse “SNPM”, nous a signalé que les journaux doivent se transformer en entreprises de presse, se restructurer et se réorganiser au niveau de la gestion et du management. Et c’est justement l’objectif escompté par le SNPM afin d’assurer un bon produit journalistique.
    Au sujet de cette convention collective, Youness Moujahid a tenu à préciser qu’elle est signée par la Fédération des éditeurs qui représente les éditeurs et le Syndicat national de la presse marocaine qui regroupe les journalistes professionnels. Autrement dit, c’est un cadre collectif et non individuel. D’où son caractère à même d’impliquer et profiter à tous les professionnels de la presse écrite.
    Concernant cette convention collective, son entrée en vigueur intervient dès sa signature, soit à compter du 2 septembre 2005.
    Longuement attendue par les journalistes professionnels, cette convention pourra effectivement, en dépit des réticenses de certains éditeurs, voir le jour. Certes, la meilleure garantie requiert l’implication des journalistes et la volonté des éditeurs d’améliorer leurs produits journalistiques. Cependant, l’accord-cadre sera déterminant à ce niveau. En effet, l’enveloppe budgétaire de 5 milliards de centimes et les autres avantages consentis par l’Etat constituent un élément fondamental quant à son application effective.
    Par ailleurs, il est à signaler que cette convention collective prévoit une restructuration des grilles salariales des journalistes. Ce point est d’une importance capitale du fait que réduits sont les organismes de presse qui respectent le Code du travail. Concrètement, la majorité n’applique ni les dispositions de la réglementation du travail ni le fameux protocole signé, il y a des années, avec le Syndicat national de la presse marocaine. Du coup, les salaires ont été gelés alors que le coût de la vie a poursuivi sa tendance haussière. Cette situation s’est répercutée négativement non seulement sur le produit journalistique mais surtout sur les conditions d’exercice de la profession journalistique.
    Les statistiques disponibles indiquent à cet effet que sur environ 800 journalistes ayant une carte professionnelle de la presse écrite, la majorité écrasante ne perçoit que des salaires mensuels variant entre 1500 et 4500 dh. 8% gagnent entre 6000 et 7500 dh, 7% perçoivent plus de 7500 dh alors que 6% seulement ont un salaire mensuel dépassant 10.500 dh.
    En dépit de ces statistiques et au-delà de la convention collective qui devra être signée vendredi 2 septembre, la question à soulever réside dans la mise en application de ses dispositions ainsi que la capacité des journalistes à se mobiliser pour l’amélioration de leurs conditions de travail.



    Source: LIBERATION

     

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