Les marocains de plus en plus «accros» des séries US

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 22 Septembre 2006.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Fini le temps de «Dallas», «Colombo» ou «La petite maison dans la prairie», la jeunesse urbaine est maintenant accro de «24 heures chrono», «Prison Break», «Sex and the city» et «Desperate housewives». Des séries américaines à base de suspense, d’intrigues et de libertinage sexuel. A l’image d’un Maroc urbain dont les goûts et les m½urs ont bien changé…

    «Gabrielle la latina est une vulgaire matérialiste. Elle est superficielle de surcroît», lance Salwa. «Moi, je la trouve plutôt belle. Une femme moderne qui assume son rythme de vie et ses nombreux amants», lui répond Najat avec conviction. Cet échange a lieu dans un des cafés huppés du Maârif à Casablanca. Gabrielle, c’est l’une des héroïnes de «Desperate housewives», la série culte de 2005-2006, qui narre les intrigues des cinq filles de Wisteria Lane, une banlieue bourgeoise bien américaine.


    Des aventures pour tous les goûts
    Loufoque, dramatique et pleine de suspense, “Desperate” est également une série où il est quasiment interdit de rater un seul épisode. «Chaque épisode est comme un film en plus intense. Le scénario est bien écrit et la prestation des acteurs est excellente», commente Sara qui affiche son addiction à cette série. La première saison a été diffusée l’année dernière sur 2M. Le coup de foudre a été immédiat. Le profil diversifié de ces ménagères déchaînées semble être derrière ce succès : Eddy, la “garce” libérée, Lynette, la mère de famille dépassée, Bree, la bigote névrosée, Susan, la mère célibataire malheureuse et Gabrielle, l’épouse abandonnée forment un patchwork qui a conquis une large frange des citadines marocaines. Comme pour “Desperate”, “Sex and the City” est également une histoire de femmes. Autre série culte, elle raconte les aventures de quatre copines célibataires. La star de la série, Sarah Jessica Parker, alias Carrie la journaliste, trouve le moyen de s'inspirer de sa propre vie et de celle de ses amies pour écrire des articles sur le sexe et les relations amoureuses. «Elle est la star des spectatrices marocaines, la plus intelligente aussi. Elle est libre et te donne sincèrement envie de vivre dans cette ville magique de New York», explique Salwa. “Sex and the City” présente d’autres attraits. «C’est une série avant tout drôle, légère qui met en scène des femmes libérées et leurs déboires amoureux. Je pense qu'on l'apprécie avant tout pour son caractère humoristique», explique Majda, 23 ans. Avant d’ajouter : «Je pense que d'une manière générale, les séries américaines aujourd'hui sont très bien réalisées avec des scénarios très accrocheurs. Le point commun entre toutes ces séries, c'est probablement le fait qu’on s'attache facilement aux personnages. On se sent impliqué dans l'histoire. Les personnages sont des gens comme toi et moi, le plus souvent pas des super-héros ou des nanas super-canons». Pas des super-nanas, certes, mais des filles libérées qui n’hésitent pas à étaler leur «jardin secret» en plein jour. Et cela plaît aux jeunes femmes des grandes villes marocaines. «A la différence des feuilletons égyptiens, les séries américaines sont crues. Les personnages discutent de tout, de sexe notamment. Ils lèvent des tabous», avoue Selma, 30 ans. Un constat partagé par un nombre important de jeunes femmes interviewées. Pour Jamal Khalil, sociologue de son état, «cet engouement pour ce genre de séries est un indice majeur des changements que connaît le Maroc urbain». «Il existe un décalage important entre la réalité de ces jeunes femmes dans leur vécu et l’idée que l’on se fait de la gent féminine dans ce pays. Quand on évoque le Maroc, on continue à sortir le discours classique sur la place prépondérante de la famille, de la tradition… Alors que le pays vit un changement perpétuel, ils sont plusieurs qui préfèrent ne pas le voir, ne pas en parler», observe M. Khalil.

    La fin du noyau familial
    A Derb Ghallef, fief des vendeurs de films piratés, le nombre de clientes, jeunes femmes, est impressionnant. Ce qu’elles achètent particulièrement, ce sont bien sur “Desperate housewives” et “Sex and the City”. «Cette nouvelle génération est celle de la rupture par rapport au concept de cellule familiale, du noyau “regroupeur”. On assiste chez une frange de la population marocaine à une atomisation de la cellule familiale. Maintenant, des milliers de jeunes femmes célibataires vivent seules dans les villes ou optent pour la colocation. Elles sont en plus indépendantes financièrement. D’où cette identification avec les héroïnes des séries américaines», analyse ce psychologue. Il y a plus. Les femmes divorcées, indépendantes financièrement, ne sont plus sujettes à la culpabilité comme leurs aînées ou celles qui vivent dans le milieu rural. Le regard de la famille a changé à l’égard de la femme divorcée. Et la Moudawana qui permet aux femmes de divorcer pour incompatibilité de m½urs (talak chikak), donne à la femme plus de valeur, puisque qu’elle lui permet de décider elle-même de son sort. Un peu comme pour Susan de “Desperate” qui vit son divorce comme une véritable émancipation… Au Maroc et selon les vendeurs de ces séries piratées, le véritable boom des ventes des séries télévisées a commencé avec le lancement de “24 heures chrono”. Le concept est unique et innovateur : Une journée, découpée en 24 épisodes, dans la vie d'un héros filmé en temps réel. “24 heures” bat tous les records aux Etats-Unis grâce à l’utilisation de nouvelles techniques, notamment le “split screen” (écran partagé) qui permet au téléspectateur de suivre plusieurs actions en même temps. Suspense situations rocambolesques, un jeu d’acteurs de haut niveau (avec un Kiefer Sutherland hors pair, agent de la cellule anti-terroriste de Los Angeles) et une fin d’épisode accrocheuse qui donne envie au téléspectateur de suivre la prochaine partie. «L’avènement de cette série a révolutionné le marché. Avant, le chiffre d’affaires des séries ne dépassait pas les 5% des ventes des DVD. Aujourd’hui, il représente la moitié de notre business», développe un des vendeurs de Casablanca.

    La formule gagnante
    Aujourd’hui, c’est “Desperate housewives”, “Loft”, “Les experts à Las Vegas”, “Prison Break”, ou “The Shield” qui sont vendues comme des petits pains. Les épisodes ne dépassent pas les 40 minutes et se consomment comme un film. Rien de mieux pour égayer la soirée d’un jeune Marocain qui rentre fatigué après une longue journée de boulot. Ces séries “new generation” ont d’autres atouts majeurs. Les sujets ne sont pas seulement divertissants, les scénaristes de “NYPD Blues”, “Six feet under” et des “Sopranos” n’hésitent pas à traiter des sujets controversés. “Urgences” est d’un réalisme impressionnant. Quant à la série
    “X-files”, elle a donné au paranormal ses lettres de noblesse. Quoi de plus normal alors de voir ces séries conquérir une jeunesse marocaine de plus en plus exigeante ? n

    Source - Le Journal Hebdo
     
  2. shadow

    shadow Guest

    Re : Les marocains de plus en plus «accros» des séries US

    Franchement, je deciens de plus en plus acro de ces séries, j'arrive pas à dormir si je regarde pas wa7ed 3 dyal les episodes

    peu importe si je sois en retard à l'école, ce qui compte c de savoir si Scofield va s'échapper de sa prison ou Non [22h]
     
  3. profares

    profares Visiteur

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    Re : Les marocains de plus en plus «accros» des séries US

    Bein qu'est ce que tu veux que je te dise, Chitan à vraiment tenu Promesse

    il nous pousse tous le temps vers la tentation et vers les choses qu'on aime pas faire contre nôtre grêt

    Mais je crois que vous connaissez la solution , tfi Azma3, et dit toi seulement que c'"est pour ton bien, tu va dormire pour te réveiller tôt pour faire un truc bénéfic et tu te diras c'est Pour mon bien, et il faut le dire à Haute voix jusqu'a ne plus entendre Anafsse Alimenté par Chitan qui lui que c'est son droit de se dévértire et que ça ne fait pas de mal de voir et que tu peux rapporté tes prières à demain .


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    C'est sûr que même si c'est le Chitan, faut reconnaître qu'il ne chôme pas il en fait des trucs surtout au MAroc.
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  4. samurai

    samurai Visiteur

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    Re : Les marocains de plus en plus «accros» des séries US

    moi je trouve que c'est des fictions qui defoulent un peu. je ne sais pas pour vous mais ça me fai du bien de voir une serie sur mon PC. Surtout si c'est en anglais (sous-titré), ça aide a améliorer mon niveau d'anglais.
     

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