Les masters brisent le dogme de la gratuité

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 25 Mai 2010.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    Plusieurs programmes payants dans les facultés

    C’est une petite révolution qui est en train de se dessiner dans la politique de l’éducation nationale. Et elle émane de l’université. Avec une offre de masters payants, les facultés brisent en effet le dogme de la gratuité adossé à l’enseignement public.

    Logistique, marketing, finance-banque, ressources humaines, audit,… tout un éventail de filières en master est offert aux candidats en contrepartie d’une participation financière sans que cela n’offusque les tenants de la gratuité de l’école publique.

    Les universités mettent donc à profit les marges de manœuvre ouvertes par la loi sur l’autonomie.

    La fin du mythe de la gratuité est une tendance lourde observée au récent forum des masters organisé par la faculté de droit et des sciences économiques de Casablanca. Même si l’expérience n’est pas encore généralisée, on peut d’ores et déjà en tirer quelques enseignements: la «clientèle» (étudiants et parents) est prête à payer les études lorsqu’elle est convaincue du potentiel d’employabilité des filières et si la qualité est au bout. C’est ce que l’on observe dans le cas des masters.

    Les programmes payants ne désemplissent pas. Bien au contraire, les jeunes apprécient leur caractère opératoire qui accroît leurs chances d’insertion sur le marché de l’emploi à la sortie.

    Le succès des programmes des masters tient aussi à l’association étroite des entreprises ou des secteurs concernés dans la phase de conception et d’élaboration du contenu pédagogique et de l’animation des séminaires. Résultat, ces masters sont devenus de véritables produits d’appels des facultés qui en font le fer de lance de leur mutation.

    «Vu la faiblesse des moyens émanant du budget de l’Etat, les étudiants contribuent en partie aux frais de scolarité. Ce qui permet à la faculté de prendre en charge les vacations des professionnels et des professeurs visiteurs (étrangers) qui participent à l’animation pédagogique, et ce, pour garantir la qualité des études», affirme Ahmed Essalmi, doyen de la faculté de droit et des sciences économiques de Casablanca.

    Cet établissement aligne dans sa vitrine une vingtaine de masters dans différentes spécialités. Plus bas, la licence professionnelle était également dans la vitrine avec de nouvelles filières. L’évènement a été une occasion pour orienter les nouveaux diplômés et les professionnels sur leurs choix futurs, concernant leurs carrières et les modalités de poursuite des études supérieures.




    http://www.leconomiste.com/
     

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