Les "milices armées" obstacle à un Etat palestinien ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 19 Août 2007.

  1. oisis73

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    Les "milices armées" obstacle à un Etat palestinien ?


    Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a estimé jeudi que les « milices armées » palestiniennes étaient un obstacle à la construction d’un Etat indépendant, lors d’une rencontre avec des journalistes à Ramallah. « Tout le monde doit accepter le fait que bâtir un Etat et l’indépendance d’un côté, et continuer à tolérer les milices armées de l’autre, sont deux choses qui ne pourront jamais coexister. Nous avons appris cela de nos expériences », a indiqué M. Fayyad.

    « Nous devons traiter cela. C’est un principe clé qui doit être clairement compris et qui doit être appliqué. Aujourd’hui, c’est ce que nous commençons à faire en Cisjordanie et cela doit être généralisé », a-t-il ajouté.
    « Nous ne pouvons pas revenir à une situation où les choses sont entre les mains de gens agissant en dehors de l’Autorité palestinienne. C’est une nécessité première », a insisté le Premier ministre, assurant que le programme de son cabinet était la « persévérance non-violente ».
    « Nous savons que les pratiques qui ont été utilisées au nom de la résistance armée ont été des plus nuisibles pour notre cause », a encore dit M. Fayyad, accusé en juillet par le Hamas d’avoir abandonné cette « résistance armée » dans son programme politique.
    Un groupe armé palestinien, les Comités de la résistance populaire, avait menacé de tuer M. Fayyad, l’accusant d’être un « traître ».
    Interrogé pour savoir s’il demandait clairement la fin des actions armées des groupes palestiniens, le Premier ministre a assuré : « Nous tenons les engagements que nous avons pris. Il y a eu un engagement de l’OLP, fait au nom de tous les Palestiniens en 1993, de renoncer à la violence comme moyen de parvenir (...) à la libération de notre peuple et de mettre fin à l’occupation ».
    Le chef du gouvernement a par ailleurs estimé que les rencontres entre le président Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert constituaient « un début encourageant », et souligné que les deux dirigeants ont commencé à discuter de « questions politiques ».
    MM. Olmert et Abbas ont entamé des discussions pour tenter de trouver un « accord cadre » avant une réunion internationale convoquée par le président américain George W. Bush à l’automne.
    « Je pense qu’il faut aller plus loin d’ici la réunion, afin qu’elle soit productive. Nous sommes heureux de ce début mais je pense qu’il est important de progresser rapidement », a estimé le Premier ministre.
    Il a par ailleurs une nouvelle fois appelé le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza le 15 juin, à « abandonner toute revendication de légitimité en tant qu’autorité à Gaza ».
    Le dirigeant palestinien a en outre précisé qu’un « décret sur une loi électorale » était à l’étude pour des prochaines élections anticipées, dont la date n’a pas encore été fixée.
    Affirmant que le système politique palestinien était paralysé, le Parlement ayant cessé de fonctionner depuis le 15 juin, il a expliqué : « Nous essayons de stabiliser la situation pour nous présenter devant le peuple (...) Nous tiendrons des élections quand cela sera possible. Est-ce possible maintenant ? Evidemment, non ».
    Le Premier ministre a toutefois promis que « les élections auront lieu à Gaza et en Cisjordanie ».
    Le Hamas refuse d’organiser une consultation dans la bande de Gaza, estimant que la convocation d’un scrutin anticipé par M. Abbas est « illégale ». Les islamistes ont été élus haut la main en janvier 2006 lors des élections législatives.



    L´OPINION




     

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