Les observateurs de l'ONU ont quitté la Syrie, qui s'attend à des frappes imminentes

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 31 Août 2013.

  1. dul2

    dul2 salam alikom

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    Les enquêteurs de l'Organisation des Nations unies sur les armes chimiques ont quitté Damas samedi 31 août au matin et sont arrivés au Liban.

    La dizaine d'inspecteurs, à bord de six voitures frappées du sigle de l'ONU, escortées par des véhicules des forces de sécurité libanaises, a franchi la frontière à Masnaa vers 6 heures 40, puis s'est rendue à l'aéroport international de Beyrouth.

    L'équipe d'experts, dirigée par le Dr Aake Sellström, était arrivée le 18 août pour enquêter sur plusieurs sites où régime et rebelles s'accusaient mutuellement d'avoir utilisé des armes chimique, mais, depuis lundi, elle concentrait ses travaux sur les sites d'une attaque massive le 21 août près de Damas.

    Un porte-parole de l'ONU avait annoncé vendredi que les experts avaient terminé leur travail sur place et qu'ils allaient désormais faire "rapidement" un rapport sur l'usage éventuel d'armes chimiques. Les analyses de ces échantillons pourraient prendre jusqu'à deux semaines, a indiqué, selon des diplomates, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, lors d'une réunion à huis clos avec les membres permanents du Conseil de sécurité.

    LA SYRIE "PRÊTE À RIPOSTER"

    Selon Washington, 1 429 personnes – dont 426 enfants – sont mortes dans cette attaque, que les Etats-Unis imputent au régime. La haute représentante de l'ONU pour le désarmement, Angela Kane, qui accompagnait les experts, avait déjà quitté Damas vendredi en voiture et rejoint le Liban, à quarante-cinq minutes de la capitale syrienne. Mme Kane devait rendre compte de son voyage à M. Ban samedi au siège de l'Organisation, à New York.

    Une "fenêtre d'opportunité" pour d'éventuelles frappes s'ouvrira dès samedi, après le départ des experts de l'ONU, a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat américain, John Kerry.


    Washington et Paris se préparent à une éventuelle action militaire en Syrie, alors que Moscou et Pékin y sont opposés. Un responsable syrien a annoncé samedi que le pays s'attendait "à une agression à tout moment", précisant qu'ils étaient "prêts à riposter également à tout moment".

    Merkel critique Moscou et Pékin
    Angela Merkel juge " très regrettable que la Russie et la Chine refusent depuis un certain temps une position commune sur le conflit syrien. Cela affaiblit considérablement le rôle des Nations unies", a déclaré la chancelière allemande dans un entretien au quotidien régional Augsburger Allgemeine. Mme Merkel y répète que l'usage d'armes chimiques en Syrie a "brisé un tabou" et qu'il "ne pouvait rester sans conséquence", excluant une nouvelle fois catégoriquement une participation allemande à une intervention militaire sans mandat international.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...45_3218.html#ens_id=1481132&xtor=RSS-3208
     
    Dernière édition par un modérateur: 31 Août 2013
  2. Admin

    Admin Administrator Membre du personnel

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    La 3eme guerre mondiale est en approche :eek:
     
  3. casawia94

    casawia94 Sousou

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    hram 3lihom wellah ... au moins un peu de pitié ! hasbia llah wa ni3ma lwakil
     
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  4. dul2

    dul2 salam alikom

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    Syrie : l'ONU s'inquiète des conséquences de frappes "punitives"
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    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a mis en garde, mardi 3 septembre, contre les risques d'une action "punitive" en Syrie, privilégiant la solution d'un règlement politique du conflit à celle de l'intervention militaire, soutenue par Paris et Washington.
    Lors d'une conférence de presse, le patron de l'ONU a appelé les partisans des frappes militaires à considérer

    "l'impact qu'aurait une action punitive sur les efforts pour empêcher d'autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit. Je prends note de l'argument selon lequel une action empêcherait l'utilisation d'armes chimiques à l'avenir. Dans le même temps, nous devons réfléchir aux conséquences de toute mesure punitive sur les efforts destinés à empêcher la poursuite du bain de sang et à faciliter une résolution politique".

    Il a également rappelé que la Charte de l'ONU ne prévoit l'usage légal de la force que dans les cas de légitime défense, ou avec l'approbation du Conseil de sécurité – lequel est toujours bloqué à cause du véto russo-chinois. Ban Ki-moon ne s'est pas prononcé sur l'usage d'armes chimiques le 21 août dernier à Damas, malgré les "preuves" avancées au cours des derniers jours par la France et les Etats-Unis. En revanche, il a affirmé que, si ce point était avéré, il s'agirait d'un "crime de guerre atroce" et que le Conseil devrait s'unir pour y répondre.

    L'ENQUÊTE DE L'ONU TOUJOURS EN COURS

    Lundi, l'agence officielle syrienne SANA avait rapporté que le gouvernement de Bachar Al-Assad avait demandé à Ban Ki-moon d'œuvrer en vue d'"empêcher toute agression contre la Syrie" – alors que la perspective de frappes se rapprochait –, niant une nouvelle fois l'utilisation d'armes chimiques, qui constitue le franchissement de la "ligne rouge" décrétée par Barack Obama. Samedi, le président américain avait déclaré qu'il n'était "pas inquiet à l'idée d'agir sans l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a été jusqu'à présent totalement paralysé et impuissant à tenir Assad responsable de ses actes".

    Du 26 au 31 août, des inspecteurs de l'ONU ont mené sur place une enquête sur l'attaque du 21 août afin d'établir si des armes chimiques ont bien été utilisées par le régime de Bachar Al-Assad. L'analyse des prélèvements, photos et témoignages qu'ils ont recueillis, menée à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), à La Haye, pourrait prendre pas moins de trois semaines.

    Dans le même temps, l'ancien chef de l'opposition syrienne, Moaz Al-Khatib, a tenu à Bruxelles un discours assez similaire à celui de Ban Ki-moon, en appelant la communauté internationale à lancer une initiative politique pour compléter une éventuelle intervention militaire. Il estime qu'une "solution politique est possible car, pour la première fois, le régime est préoccupé" par la perspective de frappes. "Ils sont donc prêts à un changement", a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité du départ de Bachar Al-Assad, que Paris et Washington n'ont pas intégré à leurs objectifs de guerre.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...73_3218.html#ens_id=1481132&xtor=RSS-3208
     
    Dernière édition par un modérateur: 4 Septembre 2013

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