Les oubliés du Maroc : Haro sur la « hogra » (mépris)

Discussion dans 'Info du bled' créé par imadici, 28 Janvier 2007.

  1. imadici

    imadici Pr. Ìpşø Fąċŧǿ...

    J'aime reçus:
    14
    Points:
    18
    NOMBREUSES sont les régions qui vivent isolées du Maroc officiel. Elles survivent de peu, en silence, jusqu’à ce que mort survienne. Pour ces morts-vivants plus que pour d’autres, la mort de l’un des leurs, voire leur propre mort, fait partie de la vie. Ils n’en parlent pas. Personne alors ne parle d’eux.

    [​IMG]

    C’est seulement quand il y a une grande catastrophe ou quand il y a des morts en série que ce Maroc-là occupe le devant de la scène, rugissant, faisant trembler la terre sous ses pieds endurcis. Surtout lorsqu’il se sent abandonné à son pénible sort. Ces contrées muettes ne grondent que quand elles sont profondément blessées, en plus de se sentir oubliées. C’est en ces sinistres moments que le reste du Maroc daigne enfin tourner le regard vers ce Royaume oublié.

    Le séisme dans les douars inaccessibles d’Al Hoceima, les inondations à Merzouga, les morts d’Anfgou, les cas de méningite à Chefchaouen... Sont autant de calamités qui ont permis de pointer l’index sur un Maroc invisible. Un Maroc que l’on ne voit jamais à la télé et rarement dans les journaux.

    Même au plus profond de son désespoir, ce Maroc-là attend un geste, une petite attention des gens de Rabat pour reprendre, pour longtemps, espoir. Mais, quand Rabat tarde ou oublie d’agir, chaque catastrophe devient doublement lourde à supporter. C’est cet oubli qui fait dire aujourd’hui à des habitants d’Anfgou : « La « hogra » (le mépris) et la marginalisation nous tuent plus que la maladie ». Avant eux, les habitants d’Al Hoceima ont dit la même chose lors du séisme. La « hogra », c’est également par ce même mot que les 35 jeunes partis demander refuge à l’Algérie ont expliqué leur aventure.

    Que pourrait répondre le gouvernement ? Qu’il n’y a point de « hogra » ? Si telle était sa réponse, ce serait pire que de ne rien dire. Pendant près d’un demi-siècle, la « hogra » a frappé délibérément bien des régions. C’est pour cela d’ailleurs qu’après les indemnisations individuelles décidées par l’Instance Equité et Réconciliation (IER) pour compenser les victimes des années de plomb, on commence à parler aujourd’hui d’indemnisations collectives.


    Certes, réparer les torts commis pendant si longtemps, nécessitera du temps. Mais, peut-on minimiser l’ampleur d’une catastrophe quand elle survient ? Peut-on rester les bras croisés quand un, dix ou vingt Marocains décèdent de maladies qui ne doivent plus tuer au 21è siècle.

    Pareilles réactions ne servent à rien d’autre qu’à assassiner l’espoir que peuvent encore avoir ceux qui croient à un changement vers le mieux pour le Maroc d’aujourd’hui.

    Mohamed Zainabi

    http://www.lereporter.ma
     
  2. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

    J'aime reçus:
    114
    Points:
    0
    : Les oubliés du Maroc : Haro sur la « hogra » (mépris)

    oh ke wi imadici c vraiment desolant il y a du chemain a faire ds ts allons du social au structuel l'heurs ni plus comme l'etait la periode apres l'indepandance !!!!
    et je vais ajouté elle est ou la soladirité ????



    PS : imadici bon retour
     
  3. imadici

    imadici Pr. Ìpşø Fąċŧǿ...

    J'aime reçus:
    14
    Points:
    18
    : Les oubliés du Maroc : Haro sur la « hogra » (mépris)

    :( oh oui kushluk03 que pourrions nous faire face à un tel blem, que de prier pour eux

    ps: je t'en prie khouya
     
  4. lawlida3

    lawlida3 Visiteur

    J'aime reçus:
    4
    Points:
    0
     : Les oubliés du Maroc : Haro sur la « hogra » (mépris)

    tan3icho f le maroc ou il y a un autre maroc ;-)
     

Partager cette page