Les patrons ne croient pas au plan Mezouar

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 16 Juillet 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    . Ils sont 83% à trouver les mesures d’accompagnement insuffisantes

    · 1 opérateur sur 4 a réduit de 20% au moins sa production


    Comment la crise est-elle ressentie par les opérateurs économiques? Quelles appréciations portent-ils sur son évolution dans les mois à venir et comment comptent-ils y faire face?
    Ce sont en substance les deux questions posées aux opérateurs économiques par les enquêteurs du Centre marocain de conjoncture lors d’un sondage d’opinion réalisé en juin dernier. C’est la deuxième enquête du genre, sur les attitudes de ces derniers face à la détérioration de la conjoncture internationale et ses répercussions sur l’activité économique interne.
    L’enquête dont les résultats ont été dévoilés hier mercredi à Casablanca a concerné une centaine de chefs d’entreprises de différents secteurs d’activité. Ils ont été interrogés sur leur perception de la crise, sa durée, ses implications sur la croissance ainsi que sur les effets des mesures préconisées par les pouvoirs publics pour soutenir les secteurs les plus affectés.
    Il en ressort que l’impact s’est amplifié depuis le début de l’année avec la détérioration des activités dans les principaux secteurs de production. Mais la grande conclusion de l’enquête révèle que 83% des patrons sondés ne croient dans les mesures d’aide et de sortie de crise initiées par le gouvernement. Selon eux, le plan dit Mezouar demeure insuffisant pour faire face au véritable défi de la crise. D’où la grande perception empreinte d’incertitudes notée chez les patrons.
    Plus d’un opérateur sur quatre estime que son niveau de production s’est réduit d’au moins 20% depuis le déclenchement de la crise contre 19% qui déclarent une perte de production se situant entre 10 et 20% durant la même période. Plus de 80% attribuent la détérioration de la situation de leurs entreprises à la crise de l’économie mondiale. La baisse de la demande adressée aux entreprises constitue pour 57% des opinions recueillies la principale cause de la dégradation de la conjoncture économique. Des facteurs comme la baisse des prix des produits, l’assèchement de la trésorerie des entreprises et les difficultés d’accès au crédit sont aussi cités comme élément ayant contribué à amplifier les répercussions.
    Toutefois, révèle l’enquête, les sondés affichent une volonté de ne pas céder à la fatalité. Dans leurs efforts à faire face à ce choc externe, ils ont recouru à différents moyens pour en atténuer les effets et maintenir leur niveau d’activité. Près de 35 % des entreprises interrogées ont privilégié la réduction des coûts de production. Elles sont 25% à opter pour les facilités de crédit pour la clientèle et 14% à lancer de nouveaux produits pour faire face au tassement de la demande. Le point focal réside dans le fait que la majorité de ces entreprises estiment que «la crise n’est pas passagère et elle risque d’aller au-delà de 2010». Pour cela, rapportent les enquêteurs du CMC, «les opérateurs envisagent, pour les douze mois à venir, des actions en profondeur pour redresser la situation de leurs entreprises à travers l’amélioration des performances». Ils sont 25% à confier être à la recherche de nouvelles opportunités de marché, 23% la restructuration de leurs activités, 22% pensent sécuriser leurs actifs.


    http://www.leconomiste.com/
     
  2. @@@

    @@@ Accro

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    Mutations structurelles


    Le sondage sur les prévisions des opérateurs interviewés pour la fin de l’exercice en cours font ressortir que les activités de production seront en nette baisse. C’est le cas pour 42% contre 36% qui s’attendent à une faible amélioration. Leurs avis sur les pronostics de croissance pour l’économie nationale sont assez contrastés. Près de 30% des chefs d’entreprises sondés estiment que le rythme de croissance baisserait en 2009 contre 54 % pour une faible augmentation. Ils sont 40% à prédire la même tendance pour l’année prochaine, «avec la persistance des difficultés au plan de la demande externe».
    Les facteurs d’inquiétude, les plus évoqués à ce propos portent pour 50% des réponses sur la morosité de la conjoncture internationale, 19% le faible soutien de l’Etat dans ce contexte difficile et 7% sur les difficultés d’accès au crédit.
    Au-delà de recueillir leurs opinions sur la crise, l’enquête s’est attardée sur la perception de la pertinence des stratégies adoptées et les mesures prises par les pouvoirs publics pour limiter ses effets. Voire identifier les actions à mettre en œuvre pour atténuer son impact sur le tissu productif. Premier constat relevé par les enquêteurs du CMC: «Cette crise n’est pas passagère. Elle dure encore et risque de continuer encore longtemps». En outre ses effets sont complexes puisqu’ils ne se sont pas limités à la sphère financière, «ils se sont étendus à l’économie réelle provoquant de ce fait des mutations structurelles».
    Du fait de la rapidité de sa propagation, de son ampleur et de son intensité, la crise a pris de court la plupart des économies de par le monde. En conséquence, «du fait de son ouverture grandissante, l’économie marocaine ne pourra pas échapper au tassement de la conjoncture à l’échelon international », rappelle l’enquête. Les entreprises marocaines, notamment celles tournées exclusivement vers les exportations, «souffrent du recul des commandes, du resserrement concomitant de la production, donc de la baisse de la croissance qu’elle engendre». Dans ce sens, la première enquête sur les effets de la crise (Cf.L’Economiste du 20 février 2009) du CMC est pertinente. Elle avait révélé l’existence d’une menace certaine pour des secteurs d’activité comme le textile, l’automobile et les industries connexes. «Même si le profil de croissance en 2009 devrait se maintenir à rythme global assez soutenu grâce aux performances exceptionnelles du secteur primaire, de sérieuses inquiétudes persistent quant à l’évolution dans les mois à venir de la plupart des activités industrielles, commerciales et de services», rappellent les experts du CMC. Alerte ou simple coïncidence ? En tout cas, c’est dans ce contexte empreint d’incertitudes que les pouvoirs publics avaient décidé de mettre en place un dispositif de veille dont l’objectif est d’évaluer les répercussions sur les secteurs potentiellement les plus exposés et prendre les mesures les plus adaptées pour amortir ses effets.


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    Les mesures pour s’en sortir


    Que faire face à cette situation? Les sondés envisagent d’abord la maîtrise des dépenses. Près de 44% parmi eux ont retenu la réduction comme première mesure à prendre pour pouvoir résister au choc de la conjoncture internationale. La 2e mesure évoquée (23 % des sondés) porte sur la restructuration de l’activité pour l’adapter au nouveau contexte international. Le reste des actions envisagées par des proportions relativement réduites concernent la limitation des capacités de production, la réduction des effectifs de personnels ou encore la baisse des horaires de travail. La réduction des effectifs et/ou des horaires de travail est évoquée par 31% des sondés. Résultat qui, pour les enquêteurs, donne toute la mesure de l’ampleur des répercussions de la crise telle qu’elle est perçue actuellement par les opérateurs.


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  3. fax02

    fax02 Stranger in the life Membre du personnel

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    l machakil la loi des finance machi hta lhih had l 3am
     

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