Les pharmaciens casablancais manifestent et annoncent une grève

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 4 Juin 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le syndicat des pharmaciens de Casablanca a organisé, avant-hier, devant le siège de la wilaya de la région, un sit-in de protestation contre le nouveau code du médicament et de la pharmacie qui vient d’entrer en vigueur. Le slogan du jour était : « la santé du citoyen passe par la survie du pharmacien ».


    Sur les quelques 1.250 pharmaciens recensés à Casablanca, cette première manifestation n’a attiré qu’une trentaine de pharmaciens alors que le syndicat avait appelé tous ses membres à la mobilisation pour appeler à des amendements jugés vitaux pour la survie de la profession. En dehors de sit-in répétitifs, le syndicat prévoit aussi une série de grèves dont la date de la première a été fixée pour le jeudi prochain, 8 juin 2006. Ce jour, précise-t-on, les pharmacies de garde de jour et de nuit qui resteront ouvertes n’accepteront que les ordonnances conformes aux prescriptions fixées par le nouveau code. Ce mouvement, indique le syndicat, a été décidé « pour protester contre l’adoption de ce code et pour demander au Ministre de la Santé l’arrêt de toute nouvelle création de pharmacies d’officine ainsi que l’ouverture de négociations rapides pour régler les problèmes graves auxquels est confronté la profession ».

    En vertu des dispositions du nouveau code, explique R. El Manjra, président du syndicat de Casablanca, les pharmaciens se voient par des listes restrictives retirer 50% des produits qu’ils commercialisent notamment les différents vaccins et les insulines. De même, ils ne sont plus autorisés à s’approvisionner directement auprès des laboratoires pharmaceutiques car ils doivent passer obligatoirement par les grossistes ; ce qui réduit leurs marges. Les pharmacies des cliniques leur livrent également une concurrence déloyale. Et tout ceci au moment où les autorisations des nouvelles ouvertures sont données à tour de bras par les autorités locales, portant actuellement le ratio pharmacie/habitants à 1/2500 contre 1/7000 dans d’autres régions. C’est dire qu’être pharmacien à Casablanca n’est plus une activité viable.


    Aujourdhui
     

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