Les populations de Laâyoune réaffirment leur attachement au Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 31 Mai 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Dimanche 29 mai, il est 18 heures 30, la télévision espagnole avait pris rendez-vous avec de jeunes gens de la ville de Laâyoune. Les yeux fixant la caméra, comme pour un casting de cinéma, ces derniers semblent réciter des slogans appris par c½ur. Des slogans séparatistes qui feront le bonheur de télévisions étrangères en mal d'audience en cette période de pré-vacances estivales.

    Le petit attroupement, filmé à longueur de bobine, sort la ville de Laâyoune de sa torpeur du dimanche. Les habitants de la ville, qui passaient leur chemin en toute nonchalance, sont interpellés par les cris de cette bande de jeunes adolescents et de quelques femmes reprenant les slogans anti-marocains.

    Très vite, les populations accourent, une grande majorité cette fois-ci, brandissant le drapeau national marocain, criant à la face des jeunes leur indignation vis-à-vis de ce qu'ils considèrent comme étant "une ingratitude".

    Les caméras de la chaîne espagnole se sont alors éteintes. Mais les manifestants unionistes n'en avaient cure. Leur marocanité, ils la revendiquent et en tirent un sentiment de fierté. "Nous vivions dans la soumission, d'abord aux forces de l'occupation espagnole, puis certains d'entre nous dans les camps de Tindouf, sous alimentés, nous avons retrouvés notre patrie, nous y vivons dans la paix et la prospérité.

    La ville de Laâyoune a connu un développement économique visible à tous ceux qui veulent bien le voir. Que ceux qui ne sont pas contents du confort dans lequel nous vivons aujourd'hui, retournent dans les camps du polisario et qu'ils y revendiquent la démocratie", crie à plein poumon une jeune femme qui se dit outrée par cette manipulation.


    L'image se passe de tout commentaire. Les jeunes gens, une vingtaine tout au plus, prise d'assaut par une population majoritaire qui dit son attachement au Maroc et refuse l'instrumentalisation, prennent la clé des champs. Les forces de l'Ordre suivent, sans intervenir, ce mouvement de foule qui se termine sans heurts.

    La réalité des événements de Laâyoune est ainsi décrite, en direct, sous les yeux de la presse nationale et internationale venue, a priori, découvrir une région surchauffée, telle que la décrivait la presse algérienne et espagnole. Les événements isolés du quartier Maâtallah sont à prendre au sérieux, mais sans l'amplification médiatique recherchée par les vrais instigateurs.

    "Un petit groupe d'activistes qui prône le séparatisme essaie de surfer sur les problèmes pour arriver à ses fins". Cette lecture faite par le wali de la région est la même que confirment les représentants de la société civile connaissant la réalité du terrain. Pour Ahmed Ould Khalla, un ancien prisonnier dans les camps de Tindouf, il s'agit d'un "complot contre le Maroc qui se trame sur le sol algérien et qui appelle à la vigilance". "Jeune, j'étais enrôlé dans les rangs du polisario.

    Lorsque j'ai découvert le pot aux fleurs, j'ai compris la manipulation, et quand j'ai voulu exprimer mon avis, j'ai été privé de ma liberté, torturé pendant 14 ans dans les geôles du polisario. J'ai souffert dans ma chair. Les jeunes qui ont été à l'origine des événements du quartier Maâtallah sont aujourd'hui manipulés comme nous l'étions avant eux autrefois", souligne-t-il.

    Sa propre analyse des événements est que le polisario a puisé toutes ses armes de propagande internationale et que son visage est aujourd'hui démasqué depuis que des ONG ont investi la scène internationale pour informer de la réalité des choses dans les camps de Tindouf et de Lahmada. Alors, il décide de changer de stratégie et de jouer la carte de la perturbation à l'intérieur du Maroc.

    Mais la " bombe " du polisario lancée à Laâyoune, pour reprendre les propos de Dahi Aggay, un autre rescapé des geôles du polisario, s'est révélé un "pétard mouillé", selon beaucoup. "Nous sommes des Marocains libres et nous lutterons jusqu'au bout pour notre intégrité territoriale", dira l'activiste des droits de l'Homme.

    "Nous sommes des populations entières venues des différentes régions du Maroc pour nous installer dans nos régions d'origine. Nous avons tout sacrifié pour lutter contre la marocanité du Sahara, nous ne sommes pas prêts d'abandonner notre lutte", dira cette autre habitante du camp Al Wahda à Laâyoune à l'adresse de la presse, lors de la conférence de presse donnée par les représentants de la société civile.


    Khadija Ridouane
    source: Le matin.

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