les réserves de changes à 7 mois d’importations

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 20 Décembre 2010.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Les réserves de changes à 7 mois d’importations


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    · Le tourisme, premier pourvoyeur en devises

    En dix ans, les avoirs extérieurs nets ont presque doublé, passant de 100 milliards de dirhams en 2001 à 184 milliards à fin octobre 2010. Entre ces deux dates, on a perdu un mois en capacité d’importations. Il y a dix ans, les réserves de change couvraient 9,1 mois d’importations contre 7,3 actuellement.



    En tant quel telle, la baisse du ratio avoirs extérieurs/importations n’a rien d’alarmant même si les autorités monétaires et le gouvernement s’étaient inquiétés alors du déficit de la balance des opérations courantes, un déficit qui marquait un retournement de situation car ce compte restait sur plus de sept exercices excédentaires.
    Cette évolution s’explique en effet par plusieurs facteurs: en dix ans, le PIB nominal, porté par la consommation des ménages, a augmenté de 50%. Une partie de cette demande était satisfaite par le recours massif aux importations de biens de consommation courante et d’équipement. La progression du taux de motorisation propulsée par l’accès plus large au crédit en est une explication. Excepté 2008 et un peu l’année dernière, jamais les ventes de voitures neuves à l’import ne se sont aussi bien portées. Mais le plus important sur le moyen et long terme, c’est que les réserves en devises n’ont pas servi qu'à acheter des céréales ou à financer des importations incompressibles. Elles ont largement été affectées à l’acquisition des biens d’équipement et à l’investissement. Ce sont donc des dépenses qui préparent l’avenir et soutiennent la compétitivité de l’économie. L’accélération des chantiers d’infrastructures publiques -routes, autoroutes, ports, tramways- a permis de constituer un portefeuille d’actifs neufs. De même, si l’on arrive à accroître sensiblement les flux des IDE (investissements directs à l’étranger), il n’y a, a priori, aucun motif d’inquiétude. La très bonne tenue du tourisme (51 milliards de dirhams de recettes brutes à fin novembre), aujourd’hui première source en devises, constitue une sécurité.
    En revanche, la faiblesse de l’export fait peser un risque réel sur la balance des paiements dans l’hypothèse d’une baisse drastique des transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE). Selon les derniers chiffres de l’Office des changes, les importations représentent en valeur deux fois les ventes du made in Morocco sur les marchés extérieurs. Soit 270 milliards de dirhams d’import et 132 milliards d’exportations à fin novembre 2010. C’est sans doute là le maillon le plus faible de toute la chaîne.



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