Les routes rurales améliorant la productivité agricole

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 13 Décembre 2007.

  1. kochlok03

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    Le Maroc a récemment pu relancer son programme d'amélioration des routes rurales après avoir signé un emprunt pour la somme de 450 millions de dirhams (59 millions de dollars) avec le Fonds Koweïtien pour le Développement Economique Arabe (KFAED). Cet accord va permettre de financer la réhabilitation d'environ 500 km de routes.

    « La construction de ces routes va permettre l'amélioration du système de distribution pour les produits agricoles et va nous aider à créer de nouvelles zones économiques, ceci découlant directement de la vision générale du gouvernement qui est de développer les zones rurales en facilitant la création.

    d'emplois », a déclaré le Ministre de l'Economie et des Finances Salaheddine Mezouar à une agence de presse marocaine.


    D'après le Ministre de l'Equipement et des Transports Karim Ghellab, ce projet va définitivement améliorer la situation socio-économique de 100 000 Marocains vivant en zone rurale.

    Actuellement, le KFAED administre au total 33 prêts pour des projets de développement au Maroc, ce qui équivaut à un montant de 336 millions de dinars koweïtien (1,2 milliards de dollars). L'accord avec KFAED arrive juste après que le gouvernement marocain a signé un contrat similaire avec la Banque africaine de développement pour la somme de 45 millions d'euros (66 milliards de dollars) afin de financer 690 km de routes de campagne.

    Sous les auspices du programme national pour l'aménagement des routes rurales lancé en 2005, le gouvernement marocain espère goudronner et améliorer un total de 15 500 km de routes d'ici à l'année 2012. Ceci comprend une amélioration de l'accès à des routes goudronnées pour 80% de la population rurale, au lieu de 54% en 2005. On estime qu'en tout, une somme de 10 milliards de dirhams (1,3 milliards de dollars) sera nécessaire pour réaliser les objectifs de ce programme.

    Alors que le Maroc a connu environ deux décennies d'urbanisation conséquente, la Banque Mondiale estime que 50% de la population du pays continue à vivre dans les zones rurales. Il est aussi reconnu que la population rurale du Maroc représente environ 70% de la population pauvre du pays.

    D'après les études faites par le département de l'évaluation des opérations de la Banque Mondiale, de précédents travaux d'amélioration des routes de campagne au Maroc avaient déjà prouvé leur efficacité en tant que catalyseurs économiques. D'un point de vue strictement pratique, les routes goudronnées ont réduit les problèmes posés par l'inondation des chemins de terre pendant la saison des pluies ; le trafic régulier de véhicules motorisés, du début à la fin de l'année, devient de plus en plus une réalité dans les zones rurales. Ainsi, la baisse des coûts de réparation et d'essence liée aux nouvelles routes, sur lesquelles on ne trouve plus ni débris ni obstruction, ont permis une réduction proportionnelle des prix du fret et du transport de passagers. Il résulte de cela une augmentation générale du trafic routier aussi bien que de la demande de véhicules motorisés.

    L'émergence d'un transport à meilleur rapport qualité prix dans les régions rurales marocaines a particulièrement influencé le rendement agricole du pays. Une étude de la Banque Mondiale a montré que les nouvelles routes ont facilité une utilisation plus importante des engrais ainsi que des services logistiques agricoles. Ces nouvelles possibilités ont permis d'améliorer la productivité des terres agricoles ainsi que d'augmenter les volumes produits.

    L'évolution de l'environnement des transports ruraux a encouragé les agriculteurs marocains à délaisser leurs cultures céréalières traditionnelles à faible rendement pour développer des vergers, plus lucratifs. La production de fruits et d'autres produits à forte valeur ajoutée n'était auparavant pas possible dans de nombreuses zones rurales puisque le transport était trop long et peu fiable et que le produit pouvait alors s'abîmer durant celui-ci.

    Même si l'agriculture a toujours constitué l'une des principales activités économiques des régions intérieures rurales du Maroc, le futur développement du réseau routier rural devrait permettre de réduire les coûts liés au transport et d'améliorer l'accessibilité de ces régions. Ces développements devraient donc contribuer à la croissance économique et la création de nouvelles opportunités d'investissement au Maroc.


    lobservateur
     

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