Les travailleuses agricoles marocaines en partance pour l'Espagne...

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 13 Décembre 2007.

  1. kochlok03

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    L’Espagne envisage d’augmenter le nombre de permis de travail pour les travailleuses agricoles marocaines. Celles-ci expliquent que le salaire pour un emploi saisonnier les incite à quitter leur famille au Maroc pendant trois mois.

    L’Espagne a décidé d’augmenter le nombre des travailleurs saisonniers marocains sur son sol. En 2008, quelque 11 127 Marocaines partiront travailler en Espagne, contre 1 700 en 2005 et 4 600 en 2007. La sélection des candidates s'est terminée le 12 décembre à Fez, Mohammedia, Agadir et Dakhla. Ces femmes iront pour la majorité d'entre elles dans des exploitations de cueillette des fraises.

    Agées de 18 à 40 ans, les candidates doivent avoir une expérience dans le secteur agricole, être en bonne condition physique et avoir des enfants à charge. Un examen médical obligatoire est prévu. Une fois acceptées, les candidates partiront en Espagne avec des contrats d’une durée de trois mois et doivent s’engager à revenir au Maroc à l’issue du contrat. Elles pourront postuler chaque fois qu’une opération de ce genre sera organisée.

    C’est l’Agence National pour la Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC) qui traite les demandes et prend en charge la sélection. Mohamed Chbaâtou, directeur régional de l'ANAPEC à Fez, explique que l’Agence mène actuellement une campagne pour informer les femmes de leurs droits et de leurs devoirs, et les aider dans les démarches administratives et lors de leur présélection.

    Halima Boussaid est l'une des candidates de cette année. Elle a déjà travaillé en Espagne l'an dernier et espère y retourner pour aider sa famille. "J’ai une fille de deux ans et j’ai toujours travaillé dans les champs. En Espagne, on arrive à gagner plus d’argent qu’au Maroc, ce qui me permet d’aider mon mari qui est lui aussi agriculteur", explique-t-elle.

    Logées et transportées gratuitement, les travailleuses agricoles gagnent en Espagne 33 euros pour six heures et demi de travail par jour, et 6 euros par heure supplémentaire.

    El Batoul Hamzaoui, l'une des candidates, explique que le salaire de trois mois en Espagne est l’équivalent de celui de toute une année au Maroc. "J’espère que je serai sélectionnée. Je suis habituée au travail et il vaut mieux quitter sa famille pendant trois mois pour gagner plus d’argent que de travailler très dur toute l’année à côté de mes enfants"; déclare-t-elle.

    Alfredo Ramos Moreno, secrétaire général du travail et des affaires sociales à l’ambassade d’Espagne, explique qu'à l'avenir, les employeurs satisfaits pourront contacter directement les ouvrières intéressées sans passer par l’ANAPEC.

    Le taux de retour obtenu a encouragé le gouvernement espagnol à poursuivre l'opération. Plus de 90 pour cent des travailleuses saisonnières sont retournées au Maroc à la fin de leur contrat en 2007, contre seulement 50 pour cent en 2006. Les critères de sélection sont de plus en plus rigoureux; depuis l’année dernière, la condition d’avoir des enfants à charge est nécessaire pour garantir le retour.


    L’opération est encadrée par un accord de partenariat liant le Maroc et les autorités andalouses pour l'embauche de travailleurs saisonniers originaires du Maroc.

    Ce programme de "gestion éthique de l’immigration saisonnière", courant sur la période 2004-2008, fait partie d'un programme européen, l'AENEAS, destiné à apporter une aide financière et technique aux pays en développement dans les domaines de l'immigration et du droit d'asile. L’Union européenne finance ce projet à hauteur de 80 pour cent pour réduire l’immigration clandestine en encadrant mieux les flux migratoires.


    magharebia
     

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