Liban : Un photographe libanais sanctionné par reuters car il retouchait les images

Discussion dans 'Scooooop' créé par Sofia_A, 8 Août 2006.

  1. Sofia_A

    Sofia_A Visiteur

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    L'agence de presse britannique Reuters s'est confondue en excuses, en retirant, hier, de sa banque de données plus de 900 clichés signés d'un de ses pigistes libanais, Adnan Hajj.

    C'est un blog politique américain (à tendance conservatrice et islamophobe, Little Green Footballs) qui avait découvert ce week-end la supercherie : sur un de ses clichés montrant Beyrouth après un raid aérien israélien, la colonne de fumée grise montant d'un immeuble a été noircie et dupliquée pour accroître l'effet dramatique. La retouche, assez grossière, et apparemment évidente pour les usagers du logiciel Photoshop, a fait immédiatement scandale sur tous les sites pro-israéliens.


    Démenti. Dans un premier communiqué, dimanche, la directrice des relations publiques de Reuters annonce que l'agence n'utilisera plus de photos d'Adnan Hajj. Mais ne semble pas croire que l'image ait été intentionnellement bidouillée : «Le photographe a démenti avoir délibérément tenté de manipuler l'image, disant qu'il tentait d'enlever des taches de poussière et qu'il avait fait des erreurs en raison des mauvaises conditions d'éclairage dans lesquelles il travaillait», précise Moira Whittle. Hier, pourtant, l'affaire s'est corsée, avec la découverte d'une seconde photo retouchée par le même Adnan Hajj, qui aurait, cette fois, triplé le nombre de leurres lancés par un avion israélien au-dessus du Liban...

    Le rédacteur en chef du service photo de Reuters, Tom Szlukovenyi, décidait alors le retrait, par précaution, de l'ensemble des photos achetées à Hajj, depuis qu'il a commencé à collaborer avec l'agence en 1993. «Il n'y a pas de plus grave violation de nos règles que la manipulation délibérée d'une image» , s'indigne Tom Szlukovenyi, en rappelant «la tolérance zéro de Reuters pour toute retouche» de ses clichés d'actualité.
    Vigilance. Du coup, l'agence informe ses clients d'un nouveau dispositif de contrôle beaucoup plus vigilant sur toutes ses photos ayant trait au conflit du Proche-Orient. Le photographe banni Adnan Hajj faisait partie des reporters de plusieurs grandes agences internationales dont les images d'un enfant mort brandies par un sauveteur à Cana, après le raid aérien israélien du 30 juillet dernier, ont été contestées par certains blogs. Mais, après examen de ces images, Reuters et d'autres ont rejeté les allégations de mise en scène.
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