L'Iran propose une liberté surveillée pour Clotilde Reiss

Discussion dans 'Info du monde' créé par @@@, 11 Août 2009.

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    L'ambassadeur d'Iran à Paris, qui indique ne pas avoir obtenu de réponse de la France à cette offre, a également regretté que Paris ait surmédiatisé l'affaire.

    C'est un premier tout petit geste en direction de la France. Mardi midi, l'Iran a proposé que Clotilde Reiss bénéficie d'une procédure de libération surveillée d'ici à la fin de son procès, à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran. «Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse» de Paris, a déclaré l'ambassadeur d'Iran en France sur RFI. Interrogé, le Quai d'Orsay n'a pas fait de commentaire.

    Mardi matin, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel avait affirmé avoir «le début d'un espoir», pour obtenir la libération de Clotilde Reiss qui a comparu samedi aux côtés d'une employée locale de l'ambassade de France, Nazak Afshar, pour sa participation aux manifestations de l'opposition en Iran. «Nous avons l'espoir qu'une solution rapide puisse être trouvée», avait-il affirmé sur RTL.

    Luc Chatel s'en est remis aux «contacts diplomatiques et les contacts au plus haut niveau qu'a eus le président de la République». Nicolas Sarkozy «a eu encore jusqu'à [lundi] soir des contacts avec des personnalités qui travaillent actuellement pour sa libération», avait expliqué le porte-parole du gouvernement, sans autres détails. Mais «pour optimiser les chances de succès des négociations, des discussions qui sont en cours», il n'a pas souhaité en «dire davantage».


    «Nos amis Français n'ont pas eu la patience nécessaire»


    L'ambassadeur iranien a également reproché aux autorités françaises d'avoir rendu publique trop rapidement, le 6 juillet, l'arrestation de la jeune femme. Selon lui, une plus grande discrétion aurait pu permettre d'éviter le procès et de trouver un accord entre les deux pays. «Malheureusement, nos amis français n'ont pas voulu avoir la patience nécessaire et ont prétendu que cette demoiselle était totalement innocente, autrement dit, ils ont pris la place des juges en Iran», a-t-il dit.

    Au cours du week-end, les diplomates ont multiplié les condamnations du procès de la jeune femme. Dimanche, Bernard Kouchner a par exemple exigé la libération immédiate de Clotilde Reiss, «coupable de rien du tout» selon lui. «Nous voulons, nous exigeons, nous souhaitons au plus vite sa libération», a-t-il insisté, déclarant que l'ambassade de France à Téhéran était prête à accueillir les manifestants iraniens poursuivis par la justice.

    L'Union européenne est, elle aussi, intervenue dans le dossier. «Une action contre un pays, un citoyen ou du personnel d'ambassade de l'UE est considérée comme une action contre l'UE dans son ensemble et sera traitée en conséquence», a affirmé un représentant. Les Etats-Unis, par la voix de leur ambassadrice à l'ONU, ont condamné «les procès-spectacle» menés à l'encontre des participants aux manifestations contre la réélection contestée du président Ahmadinejad.


    «Pas d'intervention étrangère»

    Avant de proposer une liberté surveillée pour Clotilde Reiss, les autorités iraniennes avaient affirmé qu'elles n'accepteraient pas d'«intervention» étrangère dans ses affaires intérieures, assurant que les procès se déroulaient conformément «aux lois internationales» et qualifiant la réaction des pays occidentaux d'«illégale et surprenante». Et le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères d'insister : «Nous résisterons fermement face à toute intervention».

    Lectrice à l'université d'Ispahan, Clotilde Reiss, 24 ans, avait été arrêtée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à quitter l'Iran, à la fin de son contrat. Elle est, depuis cette date, détenue dans une prison de Téhéran.
     

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