LOI DE FINANCES : BARAKA S’ENGAGE SUR UN DÉFICIT DE 5% DU PIB

Discussion dans 'La loi de finance' créé par Med Omar, 19 Mars 2012.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

    J'aime reçus:
    813
    Points:
    113
    LOI DE FINANCES : BARAKA S’ENGAGE SUR UN DÉFICIT DE 5% DU PIB
    • LES PRÉVISIONS DES RECETTES TRÈS OPTIMISTES MALGRÉ LA CONJONCTURE
    • LA CHARGE DE COMPENSATION CANTONNÉE À 3,7% DU PIB


    Plus de 870 milliards de DH! C’est l’estimation du PIB prévu pour 2012. Ce qui équivaut à une croissance à 4,2%. Pour y parvenir, le gouvernement s’engage à maintenir le déficit à 5% du PIB en misant sur les économies sur le train de vie des administrations. Au minimum, il faudra trouver au moins 1 point du PIB (8 à 9 milliards de dirhams) pour atteindre cet objectif. Car le budget reste sur un exercice 2011 chancelant avec un déficit évalué entre 6,1 (ministère des Finances) et 7% du PIB (estimation de Bank Al-Maghrib).
    Pour financer ses besoins, le Trésor devrait recourir, pour la seconde année consécutive, aux ressources internes à hauteur de 78%, en attendant des conditions de financement favorables pour sortir sur le marché international.
    Pour limiter le déficit budgétaire, il sera procédé à des coupes dans les dépenses ordinaires hors fonds de soutien des prix. Estimées à plus de 193 milliards de DH, pratiquement au même niveau que 2011, «les dépenses ordinaires seraient ramenées à 22,2% du PIB, soit 1,5 point du PIB en moins par rapport à l’an dernier».
    10,7% du PIB en chargedu personnel​

    Dans le détail, les dépenses en biens et services seraient portées à 141,3 milliards de DH, en hausse de 11,7%. Dans ce total, le niveau des dépenses du personnel atteindrait 66,2%, soit l’équivalent de 10,7% du PIB. Justement, la charge salariale globale va se situer aux alentours de 93,5 milliards de DH en 2012, en hausse de 5,6% (cf. L’Economiste du 15 mars 2012). Pour le gouvernement, «cette hausse tient principalement compte de la création de postes budgétaires ainsi que des avancements d’échelle et promotions de grade. La charge des intérêts de la dette n’est pas en reste. Elle a été estimée à 20,2 milliards de DH, en hausse de 11%. Elle devrait atteindre 2,3% du PIB. Cette augmentation résulte de l’effet conjugué de la hausse de la charge des intérêts de la dette intérieure de 14,2% et de la baisse des frais financiers sur le remboursement de la dette extérieure de 4,9%.
    Au volet de la compensation, le gouvernement l’a projeté à 3,7% du PIB, soit 32 milliards de DH de charge. Ce qui équivaut à une baisse de près de 20 milliards de DH par rapport au budget 2011. Pour ces prévisions, l’Etat s’est basé sur un prix moyen du pétrole brut autour de 100 dollars/baril, un prix de gaz naturel de 780 dollars la tonne et une parité euro/dollar de 1,4 (dollar/dirham de 8,2 et euro/dirham de 11,11).
    Comme annoncé précédemment, le budget d’investissement public va être augmenté de 21 milliards de DH, pour atteindre 188,3 milliards de DH. De plus, une enveloppe sous forme de crédit de 46 milliards de DH sera mobilisée pour le soutien à l’activité économique.
    Pour compenser les dépenses, l’Etat prévoit une progression de 2,4% des recettes. Hors privatisation, elles ont été évaluées à près de 187 milliards de DH pour 2012. Leur évolution tient compte d’un effet de la progression de 4,8% des recettes fiscales et du recul de 22,5% des recettes non fiscales.
    Les impôts directs sont évalués à près de 73,4 milliards de dirhams, en hausse de 5,2% par rapport à 2011. Ce montant représente 8,4% du PIB et 43% du total des recettes fiscales. Leur hausse serait due principalement à l’augmentation des recettes de l’IS et de celles de l’IR de respectivement 1,3 et 1,4 milliard de dirhams.
    Progression semblable (4,8%) pour les recettes des impôts indirects. Elles sont ainsi estimées à 75,6 milliards de DH. Le poste de la TVA à lui seul devrait rapporter près de 53,5 milliards de DH, 6,3% de plus qu’en 2011. Ce supplément provient de 1,5 milliard de DH relatif à la TVA intérieure et de 1,7 milliard de la TVA à l’importation.
    Pour ce qui est des droits de douane, ils devraient continuer leur régression. Estimés à 9,9 milliards de DH, ils devraient reculer de 3,8%. «Leur part dans les recettes fiscales serait ramenée à 5,8% en 2012 contre 6,3% en 2011». Le démantèlement tarifaire ainsi que la réforme qui prévoient la réduction des quotités et des crêtes tarifaires applicables aux produits industriels sont pour beaucoup dans cette baisse. D’ailleurs, il sera procédé à la réduction des taux des droits d’importation de 30 à 25% et de 25 à 17,5% en 2012.
    Pour remédier à cette situation, le gouvernement devrait mettre en œuvre la réforme douanière pour «aboutir à un taux maximum de 25% et un différentiel de 10% entre le taux préférentiel et celui de droit commun».

    M. A. B.


    Source : lien
     

Partager cette page