Lors d’une récente réunion concernant la lutte contre le SIDA

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 13 Juin 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    C’est un bilan mitigé qui ressort de l’évaluation faite en matière de progrès réalisés dans le combat mondial contre le Sida depuis la session spéciale de l’Assemblée générale de l’organisation onusienne consacrée à la pandémie il y a quatre ans.

    Aujourd’hui, comme l’avait souligné aussi bien le Secrétaire général de l’ONU que le directeur exécutif de l’ONUSIDA, cette épidémie continue de progresser davantage que les moyens internationaux mis en ½uvre pour la contenir.

    D’aucuns y voient qu’à cause de l’ampleur considérable prise par ce fléau au cours des dernières années, le fossé entre les besoins et les moyens de lutte demeure énorme et risque même de s’aggraver.

    Le responsable de l’ONUSIDA, plus catégorique, n’est pas allé par quatre chemins pour demander un effort conséquent aux pays de la communauté mondiale, soulignant sans équivoque qu’« à moins d’une riposte exceptionnelle des dirigeants et des publics partout dans le monde, cette épidémie nous vaincra ».

    Le message est on ne peut plus clair : le Sida doit recevoir le même degré d’attention que celui que les dirigeants accordent à la sécurité. En second lieu, il faut assurer l’accès universel aux moyens de la prévention et de traitement de la pandémie. Tertio, faire en sorte pour que les fonds mobilisés servent réellement à l’exécution de programmes sur le terrain au bénéfice des populations qui en ont besoin. Enfin, tout l’impératif qu’il y a de mettre en place des stratégies sur le long terme, une planification et des programmes rigoureux dont la finalité pour tout un chacun des Etats, plus particulièrement, ceux qui sont durement touchés par la pandémie, de réussir à venir à bout du fléau du VIH-SIDA. Ces priorités s’inscrivent bien entendu en droite ligne de la stratégie préconisée par l’Organisation des Nations Unies s’agissant de la concrétisation des objectifs du millénaire. Ces objectifs comprennent notamment l’arrêt et la réduction de la propagation du VIH/SIDA d’ici à 2015, la réduction du taux d’infection chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans à l’issue de l’année courante (2005) et le décaissement de 7 à 10 milliards de dollars annuellement au titre des programmes de lutte contre le Sida dans les pays à revenu faible ou moyen.

    Ce dernier paramètre et qui constitue le nerf de la guerre contre le SIDA, reste encore en deçà des espérances de l’Organisation des Nations Unies, force est de souligner que le Fonds Mondial aura besoin de 2,33 milliards de dollars courant cette année, 3,5 milliards en 2006 et 3,6 milliards en 2007.

    Les Etats-Unis, principal financier du Fonds Mondial et des programmes de lutte contre le SIDA, ont consacré 2,4 milliards de dollars à la lutte contre cette pandémie, au titre de l’année budgétaire 2004.

    Ce montant a servi pour financer des programmes nationaux de prévention de traitement et de soins dans d’autres pays, de lutte contre le SIDA à l’échelon mondial, de même qu’il a servi pour financer des programmes et projets de recherche contre le SIDA.

    Lors de cette réunion d’évaluation et d’appel des fonds à laquelle ont participé des responsables de l’ONU, ministres de la Santé des pays membres ainsi que de hauts responsables et experts en matière de santé, notre pays a vu la présentation du 2ème rapport annuel de mise en ½uvre du plan stratégique national. Ce rapport (2004-2005) coïncide avec la deuxième année d’application du programme d’appui du Fonds Mondial pour la mise en ½uvre du plan stratégique national de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

    Mettant en exergue les efforts accomplis par notre pays dans ce domaine, la coordination de l’unité de gestion du programme d’appui du fonds mondial, s’est longuement attardée sur les étapes franchies en matière de lutte contre ce fléau comme en matière de sensibilisation, de prévention et de communication de proximité visant les groupes vulnérables au niveau des différentes régions du Royaume.

    Bien un programme d’action qui fait que notre pays dispose d’une expérience modèle en matière de lutte contre le SIDA, reconnaît le président du Comité de Coordination du Maroc du Fonds mondial et ce, au regard du succès qu’a connue la première tranche du programme du fonds.

    C’est dire que le combat contre le SIDA se ramène aujourd’hui à plus de coordination des politiques de santé et à un effort conséquent en matière d’échange des expériences et de relèvement des niveaux de coopération. Il exige impérativement à ce que chaque pays mette en ½uvre une stratégie beaucoup plus ambitieuse et qui soit en mesure d’apporter des solutions exceptionnelles au problème du SIDA qui ressort foncièrement comme un problème exceptionnel, jugent les responsables de l’organisation onusienne. Là est le véritable défi.

    Abdelkader MOUHCINE


    Source : L'opinion.
     

Partager cette page