L'Ourika, un joyau naturel aux portes de Marrakech

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 21 Août 2009.

  1. Info du bled

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    A une cinquantaine de kilomètres au sud de Marrakech, se trouve la vallée verdoyante de l'Ourika, qui appartient administrativement à la province d'Al Haouz. C'est un site touristique naturel qui ne cesse de drainer, au fil des années, nombre de touristes aussi bien nationaux qu’étrangers, bien que ne disposant que d'une infrastructure d'accueil « modeste » et souvent affaiblie par les aléas climatiques.
    Si des efforts sont déployés, en permanence, pour le développement de cette zone, outre l'existence d'une société civile locale des plus actives et profondément impliquée, les problèmes sont tellement pesants et diversifiés qu'ils tiennent beaucoup à la nature des terrains, en grande majorité, accidentés et à l'inaccessibilité à certaines zones presque isolées.
    Cette donne a eu pour conséquence un développement lent de la région surtout pour ce qui est des infrastructures d'accueil dont la grande majorité a été détruite depuis août 1995, lorsque cette zone a été touchée par des crues et des inondations les plus dévastatrices de toute l'histoire de cette région.
    Pour surmonter cette situation, une batterie de mesures ont été prises, depuis cette date, et concernent, entre autres, le reboisement, le désenclavement de plusieurs douars (réalisation de routes rurales), l'électrification et approvisionnement en eau potable et l'instauration d'un système d'alerte dans le bassin versant de l'Ourika.
    Néanmoins, ces actions montrent leurs limites dès qu'il s'agit de penser aux grands risques d'intempéries et d'inondations auxquels ce site demeure exposé, bien qu'il reste l'un des composants de l'arrière-pays de Marrakech et une destination prisée par des milliers de familles marrakchies qui ont pris l'habitude de fuir, chaque été, la chaleur suffocante, en quête de fraîcheur et de villégiature.
    L'Ourika est aussi une étape importante dans les différents circuits touristiques proposés aux visiteurs de Marrakech.
    Lahoucine, un natif de la région, qui travaille en tant qu'accompagnateur de montagne, estime que la vallée de l'Ourika ne cesse de connaître un grand dynamisme. Pour preuve, la floraison de petits projets touristiques individuels : restaurants, maisons d'hôtes, auberges et gites… Certains étrangers ont même choisi de monter leurs commerces et affaires dans la région, voire de vendre leurs produits touristiques, via Internet à une clientèle majoritairement dans leurs pays d'origine, a-t-il poursuivi.
    Selon lui, si historiquement la vallée de l'Ourika doit son nom au cours d'eau qui descend des montagnes du Haut Atlas, ce site n'a atteint sa notoriété que suite aux graves inondations qui ont frappé la région le 17 août 1995 et qui ont suscité, à l'époque, un grand intérêt de la part des médias nationaux et étrangers.
    Et de poursuivre que ce site a une valeur historique, naturelle et touristique indéniable, c'est un excellent lieu de relaxation et de détente pour les amoureux de la nature et tous ceux qui fuient le stress, le vacarme et l'ennui générés par la sédentarité, estimant qu'il ne doit nullement continuer à être perçu comme lieu de « catastrophes et de drame » comme certains tentent toujours de le qualifier.
    La magie d'un site
    authentique du Maroc
    profond

    En quittant la capitale almoravide via « Bab Ighli », en direction de la plaine d'Al Haouz, et à peine une vingtaine de kilomètres parcourus, se profile la vallée verdoyante de l'Ourika avec ses villages en argile rouge accrochés au pied des collines, traversées par une large rivière, dont les abords sont plantés d'arbres fruitiers (oliviers, noyers, abricotiers...).
    Tous les ingrédients d'un paysage pittoresque sont donc réunis, conjugués à la joie et à la simplicité de vie des autochtones, ce qui assure, sans nul doute, l'authenticité et l'originalité de cet endroit magique.
    Pas loin de ce paysage, sur une route serpentant les montagnes du Haut Atlas, des marchands, pour la plupart des habitants des villages avoisinants, se donnent, chaque jour, rendez-vous aux abords de la chaussée menant à « Aghbalou » et puis à Setti Fadma.
    Echangeant des discussions autour d'une bonne théière accompagnée le plus souvent de pain, d'olives conservées, de l'huile d'olive bio et parfois d'œufs, ces marchands exposent leurs articles d'artisanat (objets en poterie, en bois, des colliers, des sculptures...), alors que d'autres étalent leurs tapis multicolores de laine. Autant de produits typiques et qui ne tardent pas à susciter la curiosité mais aussi l'émerveillement des visiteurs, car souvent conçus soigneusement, à la main, par des femmes des villages de la région et en faisant appel à des produits du terroir.
    Les visages bronzés, accablés par la chaleur de l'été et traversés par des signes d'épuisement et de fatigue, ces "militants" n'hésitent pas, un seul instant, à accueillir avec grand sourire tout visiteur qui s'arrête devant eux, quelques minutes, le temps de prendre de l'air, de discuter un peu et de boire de l'eau fraîche, car les règles d'hospitalité, l'une de leurs qualités humaines, l'imposent.
    Pour ces vendeurs, un seul souci: convaincre le client, l'aider dans ses choix, et réussir à écouler leurs marchandises en contrepartie de ce qu'ils appellent tous la "Baraka", une somme d'argent « modeste » leur permettant de remplir les paniers lors du souk hebdomadaire qui se tient chaque lundi "T'nine Ourika".
    Véritable espace de ravitaillement pour les habitants de la région et certains visiteurs habitués des souks hebdomadaires, en quête de prix raisonnables et de produits du terroir frais, ce coin de négoce constitue également un point de rencontres qui rassemble, en fonction des saisons, 200 à 2.000 personnes ayant parcouru dès les premières heures de la matinée de chaque lundi, parfois, jusqu'à une quarantaine de kilomètres, soit à pied, soit à dos de mulet. Le souk constitue une grande agglomération de toiles dressées pour quelques heures selon une organisation et une répartition bien déterminées, puisque ce marché mobile a ses allées, ses lieux de commerce et de restauration, outre le fait qu'il constitue un lieu de contacts et une occasion pour les paysans de régler leurs affaires administratives.
    En continuant l'expédition et en arrivant au village d'Aghbalou, à 46 kilomètres de Marrakech et à une vingtaine de kilomètres de la commune rurale de Setti-Fatma, des petits restaurants (cabanes en bambous avec des tapis) sont soigneusement installés aux abords de la rivière. Un emplacement que les propriétaires des restos et les serveurs, tout en s'amusant avec leurs clients, se font le plaisir d'appeler "la plage". Il s'agit d'un cadre typique et agréable au coeur d'une nature accueillante permettant aux visiteurs de passer des moments de joie inoubliables.
    A Aghbalou, l'appétit de tout visiteur devient de plus en plus grandissant, notamment devant les odeurs des plats locaux à base de produits du terroir, entre autres, des salades marocaines, des grillades, du couscous aux légumes et des tagines berbères préparés sur un doux feu de bois, un menu original et à prix abordable, de quoi rompre avec la monotonie des menus proposés par les fast-foods. Une fois arrivé au village de Setti-Fatma, dernier repère de la visite, il faut faire montre d'une grande sportivité et d'endurance, puisqu'il faut faire le parcours du combattant pour pouvoir enfin, après une rude marche et une longue escalade en montagne, découvrir les sept cascades, une occasion de s'offrir une vue panoramique qui domine toute la vallée et les plaines avoisinantes.
    Une fois cet endroit atteint, le visiteur a le choix entre louer une chambre chez les habitants du village pour y passer la nuit tranquillement et découvrir de près l'hospitalité de ces villageois ou emprunter le chemin du retour à Marrakech après une journée pleine de belles surprises et de découvertes inédites.









    Source : libe.ma
     

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