L'université se met à l’offshoring

Discussion dans 'Info du bled' créé par najib100, 4 Novembre 2006.

  1. najib100

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    Un programme de formation démarre cette rentrée
    Quatorze nouvelles filières identifiées
    Les honoraires des professeurs vacataires seront revus



    Former des profils adéquats pour l’offshoring n’est pas une mince affaire. Le défi pour le Maroc est de produire des compétences en quantité et en qualité, soit plus de 24.000 personnes d’ici 2010. De plus, le calendrier est serré: le démarrage de Casashore, le premier site offshore est prévu pour le deuxième semestre 2007. Ce qui soulève des interrogations sur la capacité de mettre sur le marché ce volume de compétences.

    Si des chefs d’entreprises sont sceptiques, les responsables prêchent par l’optimisme et restent confiants. Une formation qualifiante est prévue par l’OFPPT et un programme de formation dans les universités est en cours de finalisation. Des filières spécialisées dans l’offshoring seront lancées dès cette rentrée universitaire 2006/2007. Celles-ci ont fait l’objet d’une préparation minutieuse: choix des modules, des objectifs, du nombre d’heures de cours, du contenu et des fiches descriptives des stages à effectuer dans les entreprises.

    Les formations seront validées par la commission des accréditations avant fin septembre, soit quelques jours seulement après le démarrage des inscriptions. Ce «retard» ne semble pas déranger outre mesure. Les responsables au ministère de l’Education nationale n’y voient aucun inconvénient. «Dans tous les cursus, il existe un tronc commun. La spécialisation intervient durant le cinquième ou le sixième semestre», observe Latifa Tricha, secrétaire générale au département de l’Enseignement supérieur.

    Ce programme en instance de validation précisera, pour chaque université, les objectifs en termes de lauréats, les formations qui seront introduites et celles qui seront «remodelées». Ces opérations de «remodelage» permettront de préparer une première vague de lauréats pour 2007 de manière à coïncider avec l’ouverture de Casashore. «Pour certaines formations, il suffit juste de reprofiler la troisième année pour qu’elle soit conforme aux exigences de l’offshoring», soutient Jaâfar Khalid Naciri, vice-président de l’Université Hassan II. Il cite l’exemple d’un bac+ 3 administrateur de parc d’essai qui peut être formé en une année à partir de profil de base en informatique déjà disponible.

    L’enseignement supérieur table ainsi sur 1.097 lauréats pour 2007. La montée en charge s’effectuera au fur et à mesure pour atteindre 2.643 lauréats deux ans plus tard. Au total, quatorze nouvelles filières seront lancées.


    Les profils que les universités comptent former en quantité sont les ingénieurs en qualité des logiciels (822 personnes en 2009) et les ingénieurs réseaux et système (806 personnes). Viennent ensuite les opérateurs de service clientèle avec 800 lauréats attendus en 2009 et les comptables (normes françaises, IFRS) et employés de back office bancaire avec chacun 640 lauréats. L’augmentation des effectifs dans les facultés et écoles ne semble pas poser de problème en terme d’encadrement. A la faculté des sciences de Casablanca, l’on compte un enseignant pour neuf élèves contre un enseignant pour 15 élèves au niveau international.

    En revanche, c’est la rareté de spécialistes dans des formations pointues qu’il faut pallier. «La modification des programmes n’est pas simple. L’aspect ressources humaines pose de sérieux problèmes», concède le vice-président de l’université Hassan II Aïn Chock. «Même s’il n y a pas de certitudes, l’université doit anticiper sur les grandes tendances du marché», ajoute-t-il. Ce qui permet de former des personnes et de préparer le terrain en termes de spécialistes. Au niveau de l’informatique, secteur capital dans l’offshoring, le problème ne se pose pas outre mesure. «Nous disposons d’équipes d’enseignants relativement performants et capables d’assurer les formations dans ce domaine», indique Naciri.

    Pour renforcer, les équipes pédagogiques, l’université compte recourir aux vacataires et à des professionnels. «L’important, c’est de normaliser l’apport de professionnels dans certains secteurs et l’ouverture des établissements de formation sur le milieu professionnel», confie la secrétaire générale du ministère. Pour cela, des mesures incitatives seront mises en place dont la refonte des tarifs des vacataires et l’augmentation des budgets de fonctionnement de certains établissements.[/b]

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