Lutte contre la corruption

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 13 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Transparency Maroc pour une stratégie nationale associant l’ensemble des intervenants.
    Marchés publics : Renforcer le contrôle.

    Le secrétaire général de l’association Transparency Maroc, M. Azzedine Akasbi, a estimé que l’adoption de toute réforme ou mesure doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption associant tous les intervenants.

    Dans une déclaration à la MAP, en marge de l’assemblée générale annuelle de l’association et de sa journée d’étude organisée samedi, sous le thème "lutte contre la corruption : propositions de Transparency Maroc", M. Akasbi a indiqué que l’association a présenté quinze suggestions dans la perspective de la ratification par le Maroc de la convention internationale de la lutte contre la corruption.

    Cette rencontre, a-t-il ajouté, vise à examiner les questions des réformes proposées par le gouvernement pour la lutte contre la corruption.

    Dans une intervention intitulée "propositions de Transparency Maroc : quelles exigences pour réussir les réformes ?", M. Akasbi a mis l accent notamment sur des suggestions ayant trait à la création d’une instance nationale de lutte contre la corruption, précisant que son association plaide pour une instance indépendante dotée de tous les moyens lui permettant d’intenter des actions en justice, de diligenter des enquêtes et de mener des actions de sensibilisation.

    Il a aussi indiqué que le programme de cette rencontre comprend un exposé sur "la ratification de la convention de l’Onu : quelles perspectives pour le Maroc ?", destiné à l’examen d indicateurs et d éléments susceptibles de favoriser la mise en place d’un plan national de lutte contre la corruption, en plus d une étude comparative de la situation actuelle.

    Pour sa part, Rachid Filali Meknassi, membre du conseil national de l’association, a expliqué que les fondements de ce plan consistent en le respect de la loi, la création de partenariats entre la société civile et les parties concernées et la garantie de la transparence des institutions, notant que bien que les gouvernements successifs se soient engagés dans cette voie, le rythme d’avancement des chantiers entamés reste lent, d’où la nécessité d’une coordination entre l’association et le gouvernement dans des projets effectifs.

    Il a relevé que les gouvernements ayant ratifié la convention de l’ONU se doivent d’en mettre en uvre les dispositions à travers leur insertion dans leurs législations intérieures ou via la création d’institutions spécialisées, les autres clauses étant considérées comme des orientations pour la mise en place de politiques nationales conformément aux besoins et à l’organisation de chaque pays.

    De son côté, Mme Michèle Zirari, membre du conseil national de l’association, a souligné que les perspectives de la ratification de cette convention sont tributaires du suivi, dans la mesure où toute ratification de cet accord exige la conciliation de la législation et les clauses de la convention, soutenant toutefois que le grand problème réside dans l’application des lois.

    La coordination, a-t-elle ajouté, doit revêtir un caractère global permettant d’engager une réflexion sur les résultats des différents textes établis et non pas de se contenter de l’élaboration des lois, précisant que la lutte contre la corruption passe par la ratification de la convention et la coordination des législations, en plus de la mise en place d’une politique gouvernementale pour la lutte contre la corruption et l’application des lois.

    Par ailleurs, plusieurs participants ont abordé, dans des interventions thématiques, des sujets ayant trait notamment au gouvernement électronique (e-gouvernement), dont la mise en uvre dépend du degré de prise de conscience de son importance en vue de l’intégrer dans une politique globale visant à changer et à améliorer les prestations fournies au citoyen, ce qui est de nature à permettre la démocratisation de ces services et à y faciliter l’accès.

    Dans ce contexte, les participants n’ont pas manqué de mettre en exergue le rôle du e-gouvernement dans la modernisation de l’administration, afin d’accompagner l’évolution dans le sens d’instaurer un service plus efficace et de renforcer la transparence au profit des usagers.

    En ce qui concerne l’axe relatif aux "agences de lutte contre la corruption :

    enseignements de l’expérience internationale", les intervenants ont fait savoir que l’efficacité de ces structures dépend de leur composition, des missions qui leurs sont dévolues, de leur autonomie financière et morale ainsi que de leur statut légal. Selon eux, la mise à profit des expériences internationales doit prendre en considération l’environnement politique du pays.

    S’agissant de l’exposé consacré aux "marchés publics : des pistes de réforme", les intervenants se sont penchés sur la situation actuelle en matière de transparence du point de vue des lois régissant les appels d’offres, citant les propositions avancés en ce sens par Transparency Maroc, dont le renforcement du contrôle, l’introduction de nouvelles réformes en matière de la réglementation des marchés publics et la mise en place des mesures d’accompagnement.



    Source: L'opinion.
     
  2. XenA

    XenA Visiteur

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    Re : Lutte contre la corruption

    Le site que je consulte souvent c'est
    http://www.transparency.org/
    Le Maroc est classé 77ème dans l'échelle de classement établie par Transparency International, avec une note de 3,2 sur 10!!!!!!! [22h]
    «Ce classement dénote d'une dégradation constante du classement de notre pays et de conséquences négatives qu'un tel résultat produit sur les plans politique, économique et social», souligne le rapport moral de transparency Maroc .
     
  3. XenA

    XenA Visiteur

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    Re : Lutte contre la corruption

    Je peux savoir pourquoi t'as édité mon message?
    Ce sont deux sites différents si t'avais pris vraiment le temps de lire le commentaire!!!!!

    1- http://www.transparency.org/
    Donc transparency international

    2- http://www.transparencymaroc.org/
    Donc transparency Maroc

    Merci
     
  4. freil

    freil Libre Penseur

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    Re : Lutte contre la corruption

    je croyais que ta oublié et ta mis l'adress a deux reprise !
    CALMOS et tu change de ton stp !!
     
  5. XenA

    XenA Visiteur

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    Re : Lutte contre la corruption

    J'hallucine!c'étais une simple question!!!!!!
    Mais ça m'amuse de voir quelqu'un s'acharner sur moi ;-)
     
  6. Stutu

    Stutu Citoyen

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    Re : Lutte contre la corruption

    [29h] ci tri tri intighissou tt ca ! wakha no 9echbel nada f had topic..walakine ila 7ebitou tfessghou liya dekshi , bash nefhem 3layash kaydwi ha toupic..
    Transparency Maroc pour une stratégie nationale associant l’ensemble des intervenants.???????? hummm , ash had speed , chi 7aja katkal??

    FREIL= Ti terjem stoulpli [17h]
     
  7. freil

    freil Libre Penseur

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    Re : Lutte contre la corruption

    stutu: Transparency Maroc hein? ach hadechi ? la la sem7i lia a stutu ana rani masakench hnaya choufi fezen9a li 3la idik limna !! wla 3refti chnou m3a had speed ghir tkharbi9a ansefet 3la chi wa7ed men hounouloulou city bach i9eleb lina 3la hadechi wa9ila 3endo 3ala9a besaykouke [40h] !!
     
  8. FoX

    FoX حديدان آل نهيان Membre du personnel

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    Re : Lutte contre la corruption

    77 ? Humm [37h] jate m3ana 7na blad dial sba3 khdari w sab3atou rijal wa tesliiiiiiiiim ... mais quelqu'un peut me dire si on a progressé ou pas ?
     
  9. milagro

    milagro Visiteur

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    Re : Lutte contre la corruption

    merci pour le tuyau princesse !

    freil : ton texte sur la corruption refléte une lueur d'espoir ...
    on attend que ça , voir le Maroc atteindre l'essor économique , politique , social.......


    mais pour déraciner ce mal , il faut d'adord décapiter ses causes rougissantes ....

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    Causes et conséquences de la corruption au Maroc :


    On dit cyniquement de la corruption qu'elle est, avec la prostitution, le plus vieux métier du monde. Si la prostitution représente une mise en location d'un corps, la corruption est la mise en vente d'une conscience. Dans sa définition la plus simple, la corruption est l'abus d'un pouvoir confié à un agent public en vue d'un gain personnel ou pour le bénéfice d'un groupe auquel il doit allégeance. Cette approche est la mieux adaptée à l'appréhension du phénomène car elle est à la fois, plus flexible que celle qu'opère habituellement le droit pénal qui applique le concept à certains actes malhonnêtes, tel que le sens originaire qui définit la corruption comme toute altération d'un état premier considéré comme pur et idéal.


    Le mot corruption s'applique ainsi à des actes malhonnêtes, mais il implique un comportement par lequel un agent public s'enrichit de manière impropre en détournant un pouvoir qui lui a été confié.

    Il convient de distinguer deux catégories de corruption : “ la petite corruption ” ou “ la corruption de survie ” qui est pratiquée par les petits fonctionnaires qui sont mal payés et donc obligés de rançonner la population en vue de survivre, et “ la grande corruption ” ou corruption de profit pratiquée par des agents publics de haut niveau qui prennent des décisions sur des contrats très importants.

    La corruption existe pratiquement dans tous les pays quel que soit leur niveau de développement économique et social. Aucune administration, aucun régime politique ne peut opposer une résistance totale à la corruption. Celle-ci est un phénomène permanent qui tient à la nature des choses car “ toute société qui fonctionne par la confrontation entre le pouvoir et l'argent génère des faits de corruption ”.

    Il y a, en général, la chance pour que la corruption se produise lorsque le secteur public se trouve à l'interface du secteur privé et plus spécifiquement là où le décideur public n'est pas soumis à des règles totalement contraignantes. La petite et la grande corruption peuvent ainsi se glisser lorsque le responsable public dispose d'un pouvoir discrétionnaire. Ce dernier est d'autant plus important en matière de passation des marchés publics, d'octroi de permis et licences, de la collecte d'impôts qu'en matière de prestation de services publics.

    Il y a, en principe, deux situations principales de risque de corruption : celle où les services ou les contrats sont fournis ou attribués conformément à la loi et celle où la transaction est non conforme à la loi.

    Dans le premier cas, l'agent public reçoit un gain privé pour faire un travail qu'il est dans l'obligation de faire en vertu de la loi. Ce phénomène est qualifié de “ graissage de patte ” parce qu'il permet de façon incontournable de faciliter la procédure.

    Dans le second cas, l'agent public reçoit un pot-de-vin en échange d'un service que la loi interdit de faire.

    S'il faudra connaître l'impact délétère de la corruption sur le corps social, il est auparavant nécessaire d'étudier ses causes et ses principales raisons.
    En étudiant le cas français, Yves Mény, dsans ses ½uvres, constate qu'il existe en France plusieurs facteurs qui peuvent favoriser le phénomène de corruption.

    Il s'agit, en l'occurrence, d'une forte concentration des pouvoirs entre les mains d'un leader ; qu'il soit local ou national, chef du parti ou du gouvernement ; d'une personnalisation excessive du processus décisionnel qui dérive de cette concentration des pouvoirs; d'une substitution de modes de décision contractuels à ceux traditionnels qualifiés d'unilatéraux ; du remplacement du recrutement des décideurs publics sur la base politique au recrutement sur la base méritocratique ; de la faiblesse des contrôles et de la transformation des valeurs dans la société.

    Concernant le cas marocain, la question paraît être le résultat du jeu de facteurs socioculturels, politico-administratifs et économiques.

    Les causes socio-culturelles

    Le milieu social est plutôt favorable à la corruption. Tout d'abord, les membres de la société, pour la plupart analphabètes, sont peu conscients de leurs droits et de leurs obligations, ainsi que de la gratuité des services publics.

    Ils considèrent souvent comme normal de se concilier les faveurs des agents du pouvoir par des présents dons et offrandes. Dès lors, un poste de responsabilité dans l'administration constitue pour son détenteur une source d'enrichissement tout à fait légitime. Se faire de l'argent en profitant de son poste et de sa position dans l'administration n'est pas une chose de vraiment condamnable.

    La question du pourboire, que l'on appelle très simplement “ le café ”, est une pratique à laquelle se livre toute une frange de la population lorsqu'il s'agit d'avoir u droit ou de bénéficier d'un privilège.

    Ensuite, comme dans la plupart des Etats africains, le sens du bien public demeure chez les Marocains très inférieur à celui de l'intérêt familial, du groupe ou du parti.

    De plus, s'est développée une conception néo-patrimoniale de l'administration qui s'accommode fort bien du népotisme et de la vénalité et dont on prétend qu'elle est liée à l'environnement culturel du pays. L'agent public se trouve enserré dans un réseau complexe de loyauté, de fidélité et de dévouement qui l'expose à la tentation de tordre ou de contourner les règles et d'exploiter sa position pour des fins personnelles ou familiales.

    Par ailleurs, la corruption est aussi à la base d'un comportement schizophrénique qui caractérise plusieurs milieux de notre société où l'auteur et la victime coexistent dans la même personne.

    Autrement dit, le dénonciateur de la corruption peut être en même temps l'un de ses supports ou de ses agents actifs ou passifs.
    Cette absence de principes peut être attribuée essentiellement à la banalisation du phénomène. En effet, pour beaucoup, la corruption apparaît comme ancienne, en quelque sorte ordinaire et par conséquent, un phénomène qu'on est près à excuser facilement.

    Il existe ainsi un abîme, un paradoxe apparent entre l'indignation de plus en plus grandissante contre les profiteurs de la corruption et l'existence même de celle-ci qui continue à être perçue de façon consciente comme inévitable par ceux-là mêmes qui en souffrent ou la condamnent.

    Dès lors, il s'est développé un type de sentiment selon lequel la corruption relève de l'ordre social et toute tentative pour l'éliminer ou l‘éradiquer est une utopie voire une diversion isolée et sans lendemain. A cette croyance, s'ajoute par ailleurs, un milieu économique favorable à la corruption.

    (I-Un milieu économique favorable)

    (www.lematin.ma)
     

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