Lyon a toujours faim

Discussion dans 'Football' créé par osiris, 28 Juillet 2007.

  1. osiris

    osiris Visiteur

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    Malgré la résistance des hommes de Frédéric Hantz et grâce à des buts signés Govou et Cris, Lyon s'impose face à Sochaux (2-1) et remporte le Trophée des Champions. Le sixième d'affilée de son histoire, un signe fort envoyé également à la concurrence en vue de la saison 2007-2008 de Ligue 1.

    Lyon - Sochaux : 2-1
    Buts : Govou (21e) et Cris (44e) pour Lyon - Birsa (14e) pour Sochaux.

    Les vieilles habitudes ont la vie dure. Surtout lorsqu'elles riment avec titres et Olympique Lyonnais. Après un petit périple en Corée du Sud et l'acquisition, au passage, de la Peace Cup, le club de l'ambitieux Jean-Michel Aulas va donc pouvoir accrocher un nouveau trophée à sa vitrine aux merveilles. Un sixième Trophée des Champions, glané dans un style que l'on peut désormais estampiller de "lyonnesque" tant les Gones ont fait ce qu'ils font de mieux : maîtriser et gérer. Sochaux, malgré le savoir-faire tactique de son entraîneur Frédéric Hantz, a vite compris à ses dépens que le cru 2007-2008 venant du Rhône était aussi bon que le précédent. Voire meilleur ?

    Il est encore trop tôt pour juger de cela. Une chose est sûre en revanche : même privée de certains cadres blessés (Squillaci, Fred, Juninho) ou d'autres écartés (Wiltord), la formation désormais dirigée par Alain Perrin a de la bouteille. Et du talent. Une qualité que peut lui envier dans une certaine mesure le tenant de la Coupe de France. Les Doubistes, bien organisés à défaut de pouvoir contester la mainmise ballon au pied des sextuples champions hexagonaux, prennent pourtant rapidement le pouvoir au tableau d'affichage. Une transversale subtile et précise de Sène dans le dos de la défense lyonnaise, le petit coup d'oeil de Birsa pour juger la position de Coupet, le lob et le tour est joué (14e, 0-1).

    Made in OL


    Pas de quoi inquiéter outre mesure le camp lyonnais. Après tout, mené ou menant au score, Lyon a de la réserve et surtout du sang-froid. Benzema, pourtant aligné en pointe aux côtés de Baros, régale le public de Gerland par sa facilité à filer entre les gouttes. Un extérieur du pied dans la course de Govou, le geste est de classe, la conclusion de l'international français l'est tout autant (21e, 1-1). Moins de dix minutes après le but de Birsa, la réplique rhodanienne s'est déjà fait sentir. Sochaux, habile à perturber l'avancée adverse, peine à contenir aux abords de sa surface le duo Benzema-Baros. Ce dernier, sans la "bienveillance" de Sandryk Biton, aurait même dû doubler la marque pour ses couleurs, sa tête, à la suite d'un déboulé de Keita, ayant bien franchi la ligne de but de Richert (29e). Mais pas pour le maître d'orchestre de la rencontre.

    Une erreur d'arbitrage... rien de mieux finalement pour lancer la saison 2007-2008 de Ligue 1 et provoquer l'ire de Jean-Michel Aulas. Finalement, ce dernier n'aura même pas besoin de monter au front. Son équipe se met à l'abri de suite. Cris, en véritable avant-centre, reprend un ballon mal renvoyé par Richert sur une tête à bout portant de Benzema (44e, 2-1). Sochaux, malgré le culot de Sène (45e), la vitesse d'Erding (59e), la percussion de Dalmat et le jeu de tête d'Afolabi (67e et 81e) ne reviendra plus au score. Pis et ce malgré le pari offensif tenté en fin de match par Frédéric Hantz (quatre attaquants alignés en fin de match !), c'est Lyon, grâce à une bien meilleure condition physique, qui se montre menaçant. Alain Perrin profite même de l'issue favorable de la rencontre pour donner du temps de jeu à certains éléments, tels que le polyvalent Bodmer, invité cette fois à prendre le... couloir droit et Grosso, qui en quelques minutes, a démontré sa capacité à prendre les espaces.

    D'autres enseignements à tirer de cette rencontre ? Non pas vraiment. Lyon signe un sixième succès consécutif dans la jeune histoire du Trophée des Champions et envoie un signe fort à la concurrence. Samedi, l'OL a surtout prouvé que la transition Houllier-Perrin semble avoir été bien digérée. Et que sa soif de vaincre est décidément bien inaltérable. Pour juger de la capacité réelle des Gones à conserver leur bien, il faudra attendre le retour des cadres. Wait and see donc.
     

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