M. Aourid : les actions de sensibilisation en matière d'environnement sont ...

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 8 Juin 2006.

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    M. Aourid : «les actions de sensibilisation en matière d'environnement sont insuffisantes pour la préservation de la biodiversité»

    Les actions de sensibilisation en matière d'environnement sont insuffisantes pour la préservation de la biodiversité et des équilibres environnementaux, a indiqué Hassan Aourid, wali de la région Meknès-Tafilalet et gouverneur de la préfecture de Meknès.


    Intervenant, lundi à Meknès, à l'ouverture d'un colloque sous le thème "Le désert et la désertification: ne désertez pas les zones arides", organisé du 5 au 7 juin par l'inspection régionale de l'aménagement du territoire, de l'eau et de l'environnement, M. Aourid a souligné qu'un arsenal juridique est nécessaire pour faire face aux différents problèmes de pollution et de dégradation de l'écosystème qui menacent la vie des habitants.

    Notant que le développement durable est un nouveau concept lié à la protection de l'environnement, adopté lors de la conférence du sommet de la Terre tenue à Rio Di Janeiro en juin 1992 en Brésil, M. Aourid a fait remarquer que la question de l'environnement est actuellement au centre des préoccupations des pays développés et ceux en développement.

    Evoquant l'organisation en septembre 2002 à Johannesburg de l'Agenda 21, comme complément du sommet de la Terre, il a tiré la sonnette d'alarme vis-à-vis du gaspillage énorme des ressources naturelles, hydriques et forestières nationales susceptibles de causer des déséquilibres environnementaux.
    M. Aourid a, également, salué les actions initiées par le ministère de l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement et l'Inspection régionale pour la lutte contre les dégradations environnementales et la protection des richesses.

    De son côté, Saïd Chbaâtou, président du Conseil régional, a indiqué que la célébration de la Journée mondiale de l'environnement est une occasion pour examiner les réalisations aux plans régional et national dans le domaine de la protection de l'environnement et se pencher sur les défis de l'avenir.

    En dépit des efforts fournis par le gouvernement, particulièrement ces dernières années, à travers la mise sur pied de programmes ambitieux, il a été difficile de stopper la dégradation de l'espace environnemental et l'exploitation des ressources naturelles dans un certain nombre de régions, a-t-il poursuivi, relevant qu'une telle situation est devenue un défi permanent et une problématique mondiale, dont la résolution exige des efforts continus.

    M. Chbaâtou a précisé que le développement durable, conçu comme clé principale des programmes futurs dans les divers secteurs, est irréalisable en l'absence de la protection de l'environnement et des ressources naturelles et du développement des zones menacées dont les montagnes, les littoraux et les oasis, en tant que priorité de l'aménagement spatial.

    La succession des années de sécheresse, l'irrégularité des précipitations pluviométriques, l'exploitation des ressources naturelles, la détérioration du couvert végétal, la surexploitation des terres, les activités pastorales, le gaspillage des ressources hydriques, sont autant de facteurs qui affectent la biodiversité et provoquent indubitablement le phénomène la désertification, a-t-il estimé. Il a signalé que celui-ci s'étend de plus en plus à d'autres zones productrices, causant notamment des dégâts estimés à des milliards de dirhams, outre l'accélération du phénomène de l'exode rural.

    Une telle situation, a dit M. Chbaâtou, impose l'adoption d'une approche participative et d'une stratégie aux objectifs et moyens bien définis.
    Pour sa part, Hassan Mansouri, inspecteur régional de l'aménagement du territoire, de l'eau et de l'environnement a mis en exergue la diversité des zones écologiques, notant que ces dernières années, ce patrimoine naturel connaît des problèmes environnementaux conséquents à des facteurs socio-économiques tel la croissance démographique, le développement agro-industriel et touristique.

    Les problèmes environnementaux, dont l'éboulement des terrains, les pâturages non autorisés, la dégradation des arbres forestiers, les déchets solides et la pollution industrielle ont causé de nombreux déséquilibres notamment la perte de 500 ha de forêts annuellement dans la région d'Errachidia, la pollution des lacs et l'émergence des maladies de Bayoud qui menacent les palmiers de la région, a-t-il ajouté.

    Ces défis, a-t-il poursuivi, nécessitent des solutions convenables, à travers l'intégration de la dimension environnementale dans les plans de développement socio-économiques aux niveau local et régional et l'implication des associations concernées.

    Le ministère du tutelle a mis sur pied une monographie et un programme de travail visant la protection de l'environnement dans la région Meknès-Tafilalet, a-t-il rappelé, notant que ce programme ambitionne de limiter l'exploitation des ressources naturelles à moyen et long termes dans les oasis et les zones montagneuses, outre la lutte contre la pollution solide et liquide dans les villes.

    Il a de même rappelé le programme ambitieux de sauvegarde des oasis réalisé dans un cadre de projets intégrés pilotes et ce, en collaboration avec les autorités régionales et locales, le Conseil régional, les élus et la société civile.


    Initiée en collaboration avec la wilaya de la région Meknès-Tafilalet, le Conseil régional et la Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité de Meknès, cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l'environnement.

    MAP
     

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