Made in Maroc - Un regard sur les cultures marocaines

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 5 Juin 2007.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

    J'aime reçus:
    85
    Points:
    0
    [​IMG]

    Après l’Inde, le Brésil et le Mali, c’est au Made in Maroc - Un regard sur les cultures marocaines Maroc que Zutique Productions consacre son évènement annuel pluridisciplinaire. Made in Maroc propose de découvrir la culture marocaine à travers des concerts allant de la tradition à la fusion, ainsi que des rencontres, expositions, ateliers, projections, dégustations.


    “Made in Maroc est un évènement en forme de manifeste qui défend la diversité et les échanges culturels, face à une certaine vision de la mondialisation, exotique, folklorique et uniformisée”. C’est à partir de ce principe que Zutique Productions développe avec succès une manifestation qui prend le temps de s’adresser à des publics multiples en s’installant sur la durée dans la capitale de la Bourgogne. Prenant le contre-pied des “grands messes”, Made in Maroc, démarré au milieu du mois de mars dans un climat de convivialité et de partage, déroule son calendrier jusqu’au 24 juin. Au-delà des clichés pour agences de voyages, l’évènement propose des expériences humaines à vivre avec ses invités, artistes et témoins divers. Éclairé par les films, contes, expositions, conférences, repas et autres causeries, le public aborde les concerts et spectacles de danses débarrassé des habituels préjugés que perpétuent les grands médias.


    Musiques amazigh
    La culture des Imazighen (Berbères ou Amazigh) est l’un des pivots du programme, d’abord du 2 au 4 mai avec “La Traversée amazigh”, puis le 2 juin avec la soirée consacrée aux “Voix de Femmes Berbères”. Élaborée avec l'association Interlude (assointerlude@hotmail.com - 06 20 91 20 67), cet évènement permettra de mesurer la diversité de la création musicale amazighe, depuis la tradition de l’Atlas joué par le groupe Ithrane nl’Khemisset, jusqu’à la fusion world électro de Naab, jeune Brestois d’origine berbère.

    Longtemps laissés pour compte dans un Maroc où seuls les arabophones avaient droit de cité, les artistes berbères bénéficient, depuis quelques années, de l’ouverture impulsée dans les plus hautes sphères du régime. En 2002 fut créé l’Institut royal de la culture amazighe (Ircam), afin de sauvegarder, promouvoir et renforcer la place de la culture amazighe dans l'espace éducatif, socioculturel et médiatique national. Depuis, la langue amazighe se parle ouvertement dans les cercles du pouvoir et son enseignement est devenu effectif dans plusieurs centaines d’établissements scolaires. Une rencontre avec le directeur de l’Ircam, Aziz Kich a été programmée le 2 mai. Quelques artistes décidés à perpétuer la richesse de leurs musiques ont eu accès aux circuits internationaux.

    C’est le cas de Cherifa, l’une des plus belles voix féminines du Moyen Atlas (programmée le 2 juin). Chanteuse professionnelle depuis l’âge de 13 ans, elle s’est formée auprès des grands artistes traditionnels de sa région, dont le célèbre Mohamed Rouicha. Il lui fallut un certain courage pour former son propre groupe, bravant la coutume de la suprématie masculine dans les ensembles de musique traditionnelle. En 2002, après une première tournée en France sous son nom, elle enregistre son premier album, “Berbère Blues” (Long Distance, 2003), où rayonne son art du “tamawait”, échange de vers poétiques. Accompagné au luth “loutar” et aux bendirs (tambours sur cadres), le répertoire de Cherifa alterne ses propres compositions, avec les mots de poètes célèbres et la poésie de jeunes auteurs.

    Programmée lors de la même soirée, Aïcha Redouane possède aussi une voix superbe. Originaire du Moyen Atlas, elle s’est tournée vers la musique classique arabe pour développer une carrière originale à partir de la France, où elle réside. Son travail la conduit à rechercher l’interprétation des œuvres du grand répertoire égyptien, dans la forme qui lui était donnée à la fin du XIXe siècle, époque de la “Nahda”, la renaissance de la musique arabe. Son accompagnement se limite à la petite formation traditionnelle du “takht”, orchestre rassemblant généralement violon, oud (luth), qanoun (cithare) et riqq (tambourin).

    Ce concert, ouvert par Afrah, une troupe traditionnelle dont les flûtes et les percussions sont habituées à accompagner les cavaliers des fantasias, est programmé dans le cadre du Tribu Festival (http://tribufestival.free.fr/site/). Un évènement où apprécier cette conception ouverte et passionnée des musiques actuelles qui a forgé l’excellente réputation de Zutiques Productions.

    par: François Bensignor

    source: alterites.com
     
  2. camelus

    camelus Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    Re : Made in Maroc - Un regard sur les cultures marocaines

    merci khouya pour cet article....... [06c]
     

Partager cette page