MALI. Bel Mokhtar, contrebandier, "islamiste" et agent double

Discussion dans 'Info du monde' créé par RedEye, 10 Décembre 2012.

  1. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    Mokhtar Bel Mokhtar El-Aouar aurait quitté Aqmi pour créer un nouveau groupe armé islamique dans le Sahel. Mais qui est-il vraiment ?

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    L'Algérien Mokhtar Bel Mokhtar, dit le Borgne (SIFAOUI MOHAMED/SIPA)

    El-Aouar ("le borgne"), 41 ans, plus connu, en Algérie, comme un contrebandier mangeant à tous les râteliers que comme un salafiste djihadiste pur et dur, aurait monté sa propre phalange (katiba) dans le Sahara, "les signataires par le sang". Cela faisait plusieurs semaines que la rumeur courait : le Borgne avait pris ses distances avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), autoproclamé Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dont les combattants sont à 95% algériens.

    L'oeuvre des services algériens
    Avant la katiba du Borgne, il y a eu la création d'Ansar- Eddine (les partisans de la religion), composé de Touaregs, et du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), essentiellement constitué de salafistes originaires de l’Afrique de l’Ouest. Pour les services occidentaux, ces différents mouvements sont le résultat payant des infiltrations des groupes armés par, principalement, les services algériens, puis mauritaniens, nigériens et maliens. But de la manœuvre : affaiblir le GSPC, la principale force islamique au Sahel, en atomisant la mouvance salafiste.

    Formé en Afghanistan
    Bel Mokhtar écume le désert depuis 23 ans. Il est aussi connu sous le surnom de "Mister Marlboro", tant il est réputé avoir le monopole de la fameuse cigarette dans tout le Sahara. A 17 ans, en 1989, sous prétexte de faire le petit pèlerinage (omra), il s’envole pour l’Arabie Saoudite, puis gagne l’Afghanistan où il reçoit une formation militaire pendant un an. Originaire du Sud algérien, le Borgne n’adhère pas au Front Islamique du Salut (FIS) et ne s’engage pas non plus dans les groupes armés islamiques qui pullulent depuis l’interruption du processus électoral par l’armée algérienne en janvier 1992. La décennie de guerre civile qui s’ensuivra fera 150.000 morts et des milliers de disparus.

    Bel Mokhtar, lui, met son stage de guérilléro au service de divers trafics. Il forme une milice puissamment armée. Les autorités algériennes ferment les yeux ? Des mauvaises langues disent qu’il travaille alors pour le Département de la recherche et de la sécurité (DRS), l’héritier de la redoutable sécurité militaire (SM) que les Algériens, qui ont un sens de l’humour aigu, avaient baptisée "Sport et Musique" !

    Du business saupoudré d'islamisme
    En 1998, il se rapproche du GSPC, qui prend ses distances avec le sanguinaire Groupe islamique armé (GIA). Au Sahel, le GSPC est sous la coupe de Yahia Djouadi, 43 ans, le bras droit d’Abdelmalek Droudkel, l’émir national qui se terre dans les montagnes de Kabylie. Bel Mokhtar garde sa milice et escorte les convois de drogue des narcos colombiens, qui arrivent d’Afrique de l’Ouest.

    Selon un salafiste mauritanien ayant travaillé avec le Borgne, ce dernier aurait essayé de convaincre l’islamopathe Abid Hammadou, dit Abou Zeïd, le preneur d’otages occidentaux qui contrôle la katiba du Nord-Mali, d’arrêter les kidnappings qui nuisent au business. Et de mettre sa phalange au service des narcos. Toujours selon le Mauritanien, Abou Zeïd aurait accepté de travailler avec les Colombiens, tout en continuant la traite des hommes, pour donner une couleur "islamique" à sa dérive délinquante.




    Nouvel Observateur
     
  2. Anissa

    Anissa Touriste

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    j'aimerai bien comprendre le terme "islamiste" utilisé par la presse et les médias, qu'est ce que ça veut dire pour eux ?

    à part salir les musulmans, ils servent à rien.
     

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