Mali : deux journalistes de RFI tués à Kidal par des hommes armés

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 3 Novembre 2013.

  1. titegazelle

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    Mali : deux journalistes de RFI
    tués à Kidal par des hommes armés


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    Deux journalistes français de Radio France internationale (RFI) en reportage à Kidal, dans le nord-est du Mali, ont été tués samedi après avoir été enlevés par des hommes armés qui les avaient emmenés en dehors de la ville.

    L'annonce de leur mort a plongé la rédaction de RFI dans la plus profonde tristesse et suscité une vague d'émotion en France. Le président français François Hollande a exprimé son "indignation à l'égard de cet acte odieux".

    Auparavant, le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé que les deux journalistes, Claude Verlon et Ghislaine Dupont, avaient été enlevés samedi à Kidal par des hommes armés et retrouvés morts.

    Les circonstances précises de leur mort restaient inconnues samedi soir. François Hollande a également annoncé qu'il réunirait dimanche matin les ministres concernés "pour établir précisément les conditions de ces assassinats".

    Peu avant l'annonce de leur décès par Paris, des sources militaires et sécuritaires au Mali avaient annoncé leur enlèvement à Kidal, ce qu'avait ensuite rapidement confirmé RFI.

    Selon RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés par des hommes armés à 13H00 (GMT) devant le domicile d'Ambéry Ag Rhissa, un représentant du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) qu'ils venaient interviewer.

    Selon son témoignage cité par RFI, M. Ag Rhissa a vu les ravisseurs qui étaient "enturbannés et parlaient tamachek", la langue des Touareg.

    Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'état major de l'Armée française, le colonel Gilles Jaron, a déclaré que la force Serval, alertée sur l'enlèvement des deux journalistes, avait immédiatement envoyé une patrouille et deux hélicoptères pour tenter de repérer leur véhicule.

    "Les corps sans vie des deux journalistes ont été retrouvés par la patrouille au sol vers 14H55 locales. Nos forces n'ont eu aucun contact visuel ou physique avec un véhicule en fuite. Les corps ont été retrouvés à une douzaine de km à l'est de Kidal par la patrouille au sol à proximité d'un véhicule à l'arrêt", a-t-il dit.

    Les deux journalistes se trouvaient en reportage à Kidal pour une opération spéciale de RFI au Mali prévue jeudi prochain. C'était leur deuxième mission dans cette ville, fief touareg en partie contrôlé par les rebelles. Ils s'étaient déjà rendus à Kidal en juillet pour couvrir le premier tour de l'élection présidentielle.

    La PDG de France Média Monde (qui compte notamment France 24 et RFI), Marie-Christine Saragosse, a déclaré à l'AFP: "On a eu Ghislaine ce matin, cela se passait bien."

    "On savait qu'elle rencontrait un leader du MNLA Ambéry Ag Rissa. En sortant, il a entendu des coups de crosse portés sur le véhicule de nos reporters. Il a vu les ravisseurs emportés nos journalistes dans un 4X4 beige. Ils ont forcé le chauffeur (de la voiture RFI) à se mettre à terre. Il a entendu les deux journalistes résister et protester. C'est la dernière personne qui témoigne les avoir vu vivants", a-t-elle raconté.

    "On paie un lourd tribut à l'idée qu'on se fait du journalisme. on est tous très en colère et on n'a pas envie de se laisser faire.

    Ghislaine Dupont était une journaliste expérimentée spécialiste de l'Afrique à RFI depuis des années. Claude Verlon, technicien, connaissait également bien ce continent. Ils étaient déjà allés faire des reportages à Kidal à l'occasion du premier tour de la présidentielle du 28 juillet au Mali.

    "Ghislaine Dupont, 57 ans, était une journaliste passionnée par son métier et par le continent africain qu’elle couvrait depuis son entrée à RFI en 1986", indique un communiqué de la radio qui se dit "sous le choc". "Claude Verlon, 55 ans, technicien de reportage à RFI depuis 1982, était un homme de terrain chevronné, habitué des terrains difficiles dans le monde entier", ajoute le texte.

    Émissions spéciales Mali annulées

    Tous deux avaient quitté Bamako pour Kidal mardi, en vue d'émissions spéciales sur le Mali devant être diffusées le 7 novembre, mais qui ont été annulées après la mort des journalistes, selon RFI.

    Selon une source gouvernementale française, "il y a quelques jours, les deux journalistes avaient demandé à être transportés à Kidal par la force Serval, ce qu'elle avait refusé, comme elle le fait depuis un an, en raison de l'insécurité dans cette zone". Mais, selon cette source, "ils ont profité d'un transport de la Minusma (la Mission de l'ONU au Mali), qui continue à accepter des journalistes".

    Kidal, ville située à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako, près de la frontière avec l'Algérie, est le berceau de la communauté touareg et de sa rébellion du MNLA. Des accrochages s'y étaient produits entre rebelles et soldats maliens fin septembre.

    Le nord du Mali, occupé en 2012 par des islamistes armés liés à Al-Qaïda après une nouvelle rébellion lancée par le MNLA et un coup d'Etat à Bamako, reste très instable en dépit d'une intervention internationale armée initiée par la France en janvier et toujours en cours pour traquer les jihadistes de la région. Les attentats et attaques islamistes s'y sont multipliés depuis un mois à l'approche d'élections législatives dont le premier tour est prévu le 24 novembre.

    Dans un communiqué transmis à l'AFP, le Haut conseil pour l'unité de l’Azawad (HCUA, groupe de notables touareg de Kidal) a condamné "avec la dernière énergie l’assassinat de deux journalistes de RFI perpétré ce samedi à Kidal".

    Par ailleurs, le MNLA a dit "mettre tout en oeuvre pour identifier les coupables" et condamné "avec toute la rigueur" ces crimes.

    C'est la seconde fois en dix ans que des journalistes de RFI sont tués dans l'exercice de leur métier. En 2003, Jean Hélène, correspondant de la radio à Abidjan, avait été assassiné par un policier. Il a récemment été décoré à titre posthume par les autorités ivoiriennes.

    "On paie un lourd tribut à l'idée qu'on se fait du journalisme. on est tous très en colère et on n'a pas envie de se laisser faire", a ajouté Mme Saragosse.

    Samedi soir, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste, a annoncé une source judiciaire.

    François Hollande et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita ont affirmé samedi leur détermination "à poursuivre et à remporter" le "combat commun contre le terrorisme", selon un communiqué de l'Elysée.



    Mise à jour : dimanche 3 novembre 2013 00:24 | Par AFP

    Mali: deux journalistes de RFI tus Kidal par des hommes arms - M6info by MSN


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    Mali : nombreuses interrogations
    après l'assassinat des journalistes français


    Les deux journalistes français de RFI enlevés et tués samedi au Mali ont "été assassinés froidement" par balles, par des "groupes terroristes", selon Paris , mais les interrogations demeurent sur les causes et circonstances de ces meurtres.


    Ghislaine Dupont et Claude Verlon "ont été assassinés froidement. L'un a reçu deux balles, l'autre trois balles", a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, à l'issue d'une réunion de crise à l'Elysée. Il a indiqué que les deux journalistes avaient été enlevés "par un petit commando" devant le domicile d'un responsable touareg qu'ils venaient d'interviewer.

    Leurs corps ont ensuite été retrouvés, moins de deux heures après le rapt, à 12 km de Kidal, par une patrouille française qui avait été alertée.

    Ils devaient être acheminés dimanche à Bamako par l'armée française. Selon la direction de RFI, dont une délégation était attendue au Mali, ils seront rapatriés "au plus tôt lundi" en France où ils seront ensuite autopsiés.

    "Les assassins, ce sont ceux que nous combattons, c'est-à-dire les groupes terroristes qui refusent la démocratie et qui refusent les élections", a martelé M. Fabius avant d'annoncer que "la sécurisation de l'ensemble de la zone et des zones voisines" allait être "accrue", mais sans fournir de détails.

    De source gouvernementale, il s'agirait de rendre la présence française "plus visible" dans l'extrême-nord du Mali.

    Près d'un an après le début en janvier 2013 de l'intervention française pour chasser les groupes islamistes qui occupaient le nord du pays, il reste quelque 3.000 soldats français au Mali, dont 200 militaires français à Kidal, stationnés sur l'aéroport.

    Le nord du Mali reste cependant très instable, et attentats et attaques islamistes se multiplient à l'approche des élections législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre.

    La situation est particulièrement dangereuse à Kidal, qui échappe au contrôle de Bamako et est sous la coupe de groupes rivaux touareg, malgré la présence française et de la Minusma, la force de maintien de la paix de l'ONU au Mali.

    "Le contingent de la Minusma qui est là bas est plus ou moins cantonné, et Serval (la force française, ndlr) ne dispose pas des effectifs pour sécuriser la ville", a résumé dimanche sur France 24 le ministre malien de la Défense Soumeilou Boubeye Maïga.


    Zones d'ombre

    De nombreuses questions demeuraient sur les causes et les circonstances de l'assassinat des journalistes, deux professionnels aguerris, enlevés en plein jour et assassinés "de façon odieuse", a répété M. Fabius devant la rédaction endeuillée de RFI. "Ni Ghislaine ni Claude n'étaient des têtes brûlées, ils n'ont pris aucun risque inconsidéré", a assuré Marie-Christine Saragosse, PDG de France Médias Monde qui inclut RFI.

    En premier lieu, l'identité des ravisseurs restait inconnue. Selon le témoignage d'Ambéry Ag Rhissa, le représentant du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) que les journalistes venaient d'interviewer et qui a assisté à l'enlèvement, les agresseurs parlaient tamachek, la langue des Touareg.

    Kidal est le berceau de la communauté touareg et du MNLA, organisation qui a condamné les crimes et promis de "tout mettre en oeuvre pour identifier les coupables".

    Mais comme tous les groupes dans la région depuis l'intervention française, le MNLA est aujourd'hui "parcellisé et divisé", note le député socialiste François Loncle, auteur d'un rapport parlementaire sur le Sahel. "Il y a notamment ceux qui acceptent le dialogue avec le sud (du Mali), et les jusqu'aux-boutistes" qui le refusent, ajoute-t-il.

    La piste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), très présente dans la région malgré les troupes françaises, reste cependant "la plus probable", estime Pierre Boilley, directeur du Centre d'études des Mondes africains (CEMAF), qui ne voit "aucun intérêt" pour le MNLA à enlever ou tuer des journalistes français.

    Les meurtres de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon sont intervenus quatre jours après la libération de quatre otages français, détenus par Aqmi pendant plus de trois ans dans la région.

    La presse française évoquait dimanche l'hypothèse d'un différend financier entre groupes armés autour de la rançon qui aurait été versée --20 millions d'euros selon certaines sources-- pour obtenir la libération des quatre otages français.

    "Est ce que la répartition des rançons versées a été équitable ? Il n'est pas impossible que certains au sein d'Aqmi se soient sentis grugés", a déclaré à l'AFP l'anthropologue André Bourgeot, spécialiste des mouvements touaregs dans la région.

    Autre hypothèse: les journalistes enlevés ont-ils pu être exécutés alors que les ravisseurs tentaient d'échapper à leurs poursuivants?

    Selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Gilles Jaron, les forces françaises basées à l'aéroport de Kidal, alertées de l'enlèvement, ont envoyé une patrouille et deux hélicoptères sur zone, mais ont découvert les corps des deux journalistes sans avoir vu ou affronté les meurtriers.



    Mise à jour : dimanche 3 novembre 2013 18:37 | Par AFP
    Mali: nombreuses interrogations aprs l'assassinat des journalistes franais - Actualités : Toute l'actualité et l'info en France et dans le Monde-MSN&M6
     
  2. titegazelle

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    La journaliste française tuée au Mali
    avait travaillé à Médi 1



    Les envoyés spéciaux de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés samedi à Kidal dans le nord du Mali par des hommes armés et retrouvés morts par l'armée française à une douzaine de kilomètres de Kidal.

    La réunion de crise avec le président François Hollande qui se tenait dimanche matin à l'Elysée, au lendemain de la mort de deux journalistes français enlevés et tués au Mali, s'est achevée peu avant 10h30, a constaté une journaliste de l'AFP.

    Exprimant "son indignation à l'égard de cet acte odieux", le président français avait annoncé samedi cette réunion "pour établir précisément, en lien avec les autorités maliennes et les forces de l'ONU, les conditions de ces assassinats".

    Les trois points à l'ordre du jour de la réunion étaient un échange d'informations sur ce qui s'est passé, l'examen des suites judiciaires à cet assassinat et le point sur la force Serval au Mali, selon un conseiller de l'Elysée.

    "Indignation à l'égard de cet acte odieux"

    Le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête samedi pour des faits d'enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste.

    L'enquête, sous l'autorité du parquet de Paris, a été confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT).

    Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en voyage au Mexique, est représenté à cette réunion par son directeur de cabinet, Cédric Lewandowski. Le directeur de cabinet du Premier ministre, Christophe Chantepy, et le directeur de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), Bernard Bajolet, font également partie des participants.

    Samedi, à l'issue d'un entretien téléphonique entre François Hollande et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta, les deux chefs d'Etat avaient "marqué leur volonté de poursuivre sans relâche la lutte contre les groupes terroristes qui restent présents au Nord du Mali", avait indiqué l'Elysée dans un communiqué.

    "Les meurtres odieux commis aujourd’hui à Kidal ne peuvent que renforcer la détermination des deux Etats à poursuivre et à remporter ce combat commun contre le terrorisme", avaient-ils ajouté.

    Les circonstances précises de la mort des deux journalistes restaient inconnues dimanche matin.

    Peu avant l'annonce de leur décès par Paris, des sources militaires et sécuritaires au Mali avaient annoncé leur enlèvement à Kidal, rapidement confirmé par RFI. Selon RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés par des hommes armés à 13H00 (heure locale et GMT) devant le domicile d'Ambéry Ag Rhissa, un représentant du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) qu'ils venaient interviewer.

    Des ravisseurs "enturbannés" et parlant la langue touareg

    Selon son témoignage cité par RFI, M. Ag Rhissa a vu les ravisseurs, qui étaient "enturbannés et parlaient tamachek", la langue des Touareg. Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'état-major de l'armée française, le colonel Gilles Jaron, a déclaré que la force Serval, alertée sur l'enlèvement des deux journalistes, avait immédiatement envoyé une patrouille et deux hélicoptères pour tenter de repérer leur véhicule.

    "Les corps sans vie des deux journalistes ont été retrouvés par la patrouille au sol vers 14h55 locales (...) à une douzaine de kilomètres à l'est de Kidal à proximité d'un véhicule à l'arrêt", a-t-il dit.

    Les deux journalistes se trouvaient en reportage à Kidal pour une opération spéciale de RFI au Mali prévue jeudi prochain. C'était leur deuxième mission dans cette ville, fief touareg en partie contrôlé par les rebelles. Ils s'étaient déjà rendus à Kidal en juillet pour couvrir le premier tour de l'élection présidentielle.

    La PDG de France Média Monde, groupe auquel appartient RFI, Marie-Christine Saragosse, a déclaré à l'AFP: "On a eu Ghislaine ce matin, cela se passait bien.""On savait qu'elle rencontrait un leader du MNLA, Ambéry Ag Rissa. En sortant, il a entendu des coups de crosse portés sur le véhicule de nos reporters. Il a vu les ravisseurs emporter nos journalistes dans un 4X4 beige. Ils ont forcé le chauffeur (de la voiture RFI) à se mettre à terre. Il a entendu les deux journalistes résister et protester. C'est la dernière personne qui témoigne les avoir vu vivants", a-t-elle raconté.

    Emissions spéciales Mali annulées

    Ghislaine Dupont, 57 ans, était une journaliste expérimentée spécialiste de l'Afrique à RFI depuis des années. Elle avait également travaillé pour la rédaction de Médi 1.Claude Verlon, technicien, 55ans, connaissait également bien ce continent. Ils étaient déjà allés faire des reportages à Kidal à l'occasion du premier tour de la présidentielle du 28 juillet au Mali.

    Selon une source gouvernementale française, "il y a quelques jours, les deux journalistes avaient demandé à être transportés à Kidal par la force Serval, ce qu'elle avait refusé, comme elle le fait depuis un an, en raison de l'insécurité dans cette zone". Mais, selon cette source, "ils ont profité d'un transport de la Minusma (la Mission de l'ONU au Mali), qui continue à accepter des journalistes".

    Kidal, situé à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako, est le berceau de la communauté touareg et de sa rébellion du MNLA. Des accrochages s'y étaient produits entre rebelles et soldats maliens fin septembre

    .Le nord du Mali, occupé en 2012 par des islamistes armés liés à Al-Qaïda après une nouvelle rébellion lancée par le MNLA et un coup d'Etat à Bamako, reste très instable en dépit d'une intervention internationale armée lancée par la France en janvier et toujours en cours pour traquer les jihadistes de la région. Les attentats et attaques islamistes s'y sont multipliés depuis un mois à l'approche d'élections législatives dont le premier tour est prévu le 24 novembre.

    Le Haut conseil pour l'unité de l’Azawad (HCUA), un groupe de notables touareg de Kidal, a condamné "avec la dernière énergie l’assassinat", dans un communiqué transmis à l'AFP. Le MNLA a dit "mettre tout en oeuvre pour identifier les coupables" et a condamné ces crimes "avec toute la rigueur" possible.


    (Avec AFP)
     
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    Journalistes tués au Mali :
    l'enquête progresse



    L'enquête progressait mardi sur l'assassinat de deux journalistes français le 2 novembre dans le nord du Mali où au moins 35 personnes ont été arrêtées depuis deux jours, tandis que Paris annonçait avoir renforcé son contingent militaire à Kidal, la ville où ils ont été tués.

    "Au moins 35 personnes ont au total été arrêtées depuis (le début des) investigations, nous mettons tout en œuvre pour faire avancer les enquêtes", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire malienne.

    L'information a été confirmée par une source administrative de Kidal, qui a parlé de "quelques dizaines de personnes interpellées sur le territoire malien au cours des dernières 48 heures".

    "C'est encourageant", a ajouté cette source à Kidal en précisant que "dans la voiture abandonnée non loin du lieu du crime, de précieux numéros de téléphone ont été trouvés, ce qui est un détail important".

    La source sécuritaire malienne a pour sa part affirmé que "les preuves s'accumulent". "Nous avons plus que des indices, des sous-traitants (ceux qui enlèvent des otages pour le compte d'un groupe armé, NDLR) actuellement en prison pour une affaire d'enlèvement d'otages français en 2011, ont également permis de prendre de bonnes pistes dans l'enquête", a-t-elle ajouté.

    En novembre 2011, deux Français, Philippe Verdon, exécuté depuis, et Serge Lazarevic, toujours retenu, avaient été enlevés à Hombori (nord) par des sous-traitants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dont certains ont été arrêtés à Gao, la plus grande ville du nord du Mali, et transférés à Bamako.

    Le Mali et la France ont promis que tout serait fait pour retrouver les auteurs de l'assassinant de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes à Radio France Internationale (RFI) tués peu après avoir été enlevés à Kidal par un petit groupe d'hommes armés.

    Des policiers français sont arrivés lundi à Bamako pour participer à l'enquête sur ces assassinats.

    Selon le quotidien français Le Monde qui cite mardi des sources malienne et française, "trois des quatre personnes ayant participé à la prise d'otage (des deux journalistes) ont été identifiées".

    "Elles ne figurent pas parmi celles arrêtées depuis dimanche. Selon une source locale à Kidal, confirmée par une source gouvernementale française, la mise au jour des profils de ces trois membres du groupe de preneurs d'otage a notamment été rendue possible grâce à un document découvert dans le véhicule trouvé à proximité des cadavres des deux journalistes", ajoute Le Monde.

    Le journal précise que "cette pièce a permis d'identifier un premier individu déjà fiché, en 2010, comme un membre d'Aqmi, et de remonter sur deux autres membres du commando. Il est vite apparu que ces trois personnes étaient connues des services de renseignement français en opération au nord du Mali".

    150 soldats français de plus à Kidal

    Pour faire face à l'insécurité dans cette zone de non-droit qu'est la ville de Kidal, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a annoncé qu'"instruction a été donnée que 150 militaires partent du sud du Mali pour se rendre à Kidal, ce qui a été fait hier soir" lundi. Quelque 200 soldats français étaient déjà stationnés à l'aéroport de Kidal.

    M. Fabius a toutefois souligné que la décision du président François Hollande de "renforcer" le contingent militaire à Kidal "ne remet pas en cause le calendrier général de présence puis de réduction de présence des forces françaises".

    Paris a également exclu d'augmenter l'effectif global de ses forces, actuellement de 3.000 hommes. "Ça ne sera pas le cas. Nous serons 2.000 à la fin de l'année", assure-t-on dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

    Selon la même source, début 2014, le nombre de soldats français devrait baisser "à un bon rythme, vers un dispositif de 1.000 militaires en charge du contre-terrorisme".

    Les corps des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, sont arrivés mardi à Paris. François Hollande s'était déplacé à l'aéroport de Roissy pour rencontrer dans la discrétion les familles venues accueillir les cercueils.

    Une minute de silence a été observée à l'Assemblée nationale en début d'après-midi.

    Les circonstances et l'identité des auteurs du rapt et du meurtre des journalistes à Kidal, berceau des Touareg et de leur rébellion à 1.500 km au nord-est de Bamako, restent à élucider.

    Les journalistes sortaient le 2 novembre du domicile d'un représentant local de la rébellion touareg, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qu'ils venaient d'interviewer, lorsqu'ils ont été enlevés par des agresseurs parlant tamashek, la langue des Touareg.

    Leurs cadavres ont été retrouvés moins de deux heures après par une patrouille française partie à leur recherche, à 12 km de Kidal, à proximité d'une voiture abandonnée.



    Mise à jour : mercredi 6 novembre 2013 00:31 | Par AFP
    Journalistes tus au Mali: l'enqute progresse - M6info by MSN


    _________________

    Journalistes assassinés au Mali :
    35 arrestations en 2 jours

    L'enquête progressait mardi sur l'assassinat de deux journalistes français le 2 novembre dans le nord du Mali où au moins 35 personnes ont été arrêtées depuis deux jours, tandis que Paris annonçait avoir renforcé son contingent militaire à Kidal, la ville où ils ont été tués.

    François Hollande a affirmé mercredi en Conseil des ministres que "les investigations progressent" pour retrouver les meurtriers des deux journaliste de RFI tués samedi au Mali, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

    "Une enquête a été diligentée avec célérité" et "les investigations progressent", a déclaré le président de la République ajoutant: "nous ferons tout pour retrouver ceux qui ont commis ces actes", selon la porte-parole du gouvernement.

    "Au moins 35 personnes ont au total été arrêtées depuis (le début des) investigations, nous mettons tout en œuvre pour faire avancer les enquêtes", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire malienne.

    L'information a été confirmée par une source administrative de Kidal, qui a parlé de "quelques dizaines de personnes interpellées sur le territoire malien au cours des dernières 48 heures".

    "C'est encourageant", a ajouté cette source à Kidal en précisant que "dans la voiture abandonnée non loin du lieu du crime, de précieux numéros de téléphone ont été trouvés, ce qui est un détail important".

    La source sécuritaire malienne a pour sa part affirmé que "les preuves s'accumulent". "Nous avons plus que des indices, des sous-traitants (ceux qui enlèvent des otages pour le compte d'un groupe armé, NDLR) actuellement en prison pour une affaire d'enlèvement d'otages français en 2011, ont également permis de prendre de bonnes pistes dans l'enquête", a-t-elle ajouté.

    En novembre 2011, deux Français, Philippe Verdon, exécuté depuis, et Serge Lazarevic, toujours retenu, avaient été enlevés à Hombori (nord) par des sous-traitants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dont certains ont été arrêtés à Gao, la plus grande ville du nord du Mali, et transférés à Bamako.

    Le Mali et la France ont promis que tout serait fait pour retrouver les auteurs de l'assassinant de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes à Radio France Internationale (RFI) tués peu après avoir été enlevés à Kidal par un petit groupe d'hommes armés.

    Des policiers français sont arrivés lundi à Bamako pour participer à l'enquête sur ces assassinats.

    Selon le quotidien français Le Monde qui cite mardi des sources malienne et française, "trois des quatre personnes ayant participé à la prise d'otage (des deux journalistes) ont été identifiées".

    "Elles ne figurent pas parmi celles arrêtées depuis dimanche. Selon une source locale à Kidal, confirmée par une source gouvernementale française, la mise au jour des profils de ces trois membres du groupe de preneurs d'otage a notamment été rendue possible grâce à un document découvert dans le véhicule trouvé à proximité des cadavres des deux journalistes", ajoute Le Monde.

    Le journal précise que "cette pièce a permis d'identifier un premier individu déjà fiché, en 2010, comme un membre d'Aqmi, et de remonter sur deux autres membres du commando. Il est vite apparu que ces trois personnes étaient connues des services de renseignement français en opération au nord du Mali".

    150 soldats français de plus à Kidal

    Pour faire face à l'insécurité dans cette zone de non-droit qu'est la ville de Kidal, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a annoncé qu'"instruction a été donnée que 150 militaires partent du sud du Mali pour se rendre à Kidal, ce qui a été fait hier soir" lundi. Quelque 200 soldats français étaient déjà stationnés à l'aéroport de Kidal.

    M. Fabius a toutefois souligné que la décision du président François Hollande de "renforcer" le contingent militaire à Kidal "ne remet pas en cause le calendrier général de présence puis de réduction de présence des forces françaises".

    Paris a également exclu d'augmenter l'effectif global de ses forces, actuellement de 3.000 hommes. "Ça ne sera pas le cas. Nous serons 2.000 à la fin de l'année", assure-t-on dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

    Selon la même source, début 2014, le nombre de soldats français devrait baisser "à un bon rythme, vers un dispositif de 1.000 militaires en charge du contre-terrorisme".

    Les corps des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, sont arrivés mardi à Paris. François Hollande s'était déplacé à l'aéroport de Roissy pour rencontrer dans la discrétion les familles venues accueillir les cercueils.

    Une minute de silence a été observée à l'Assemblée nationale en début d'après-midi.

    Les circonstances et l'identité des auteurs du rapt et du meurtre des journalistes à Kidal, berceau des Touareg et de leur rébellion à 1.500 km au nord-est de Bamako, restent à élucider.

    Les journalistes sortaient le 2 novembre du domicile d'un représentant local de la rébellion touareg, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qu'ils venaient d'interviewer, lorsqu'ils ont été enlevés par des agresseurs parlant tamashek, la langue des Touareg.

    Leurs cadavres ont été retrouvés moins de deux heures après par une patrouille française partie à leur recherche, à 12 km de Kidal, à proximité d'une voiture abandonnée.



    Mise à jour : mercredi 6 novembre 2013 14:18 | Par AFP
    Journalistes assassins au Mali: 35 arrestations en 2 jours - M6info by MSN
     
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    Journalistes assassinés au Mali :
    la revendication d'Aqmi



    Revendication d'Al-Qaïda au Maghreb islamique


    Mercredi 6 novembre - La France mettra "tous ses propres moyens en œuvre" pour que l'assassinat de deux journalistes français au Mali ne reste "pas impuni quels qu'en soient les auteurs", a déclaré l’Élysée, peu de temps après la revendication des meurtres par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

    En effet, plus tôt dans la journée, le site internet mauritanien Sahara medias affirmait qu'Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) avait revendiqué l'assassinat des deux journalistes français de RFI, tués samedi 2 novembre, dans le nord du Mali.

    Abdallah Mohamedi, le patron du site, assure avoir reçu cette revendication dans un e-mail signé par des combattants aux ordres d'Abdelkrim al Targui.


    Mardi 5 novembre - Les corps des deux journalistes ont été rapatriés à Paris. François Hollande était sur le tarmac, aux côtés des familles et d'une vingtaine de collègues des deux victimes. Les dépouilles de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont ensuite été acheminées vers l'Institut médico-légal de Paris pour une autopsie. Elles doivent confirmer le nombre d'impacts de balles.

    La veille, les corps avaient été acheminés de Kidal à Bamako où de nombreux journalistes maliens ont défilé en hommage aux deux Français.

    Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de RFI, ont été enlevés puis tués, samedi 2 novembre, à Kidal au Mali. Ils venaient de réaliser une interview avec un représentant des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

    Selon Laurent Fabius, les deux reporters ont 'été assassinés froidement, l'un de deux balles, l'autre de trois balles'.

    'Les assassins sont ceux que nous combattons, les groupes terroristes qui refusent la démocratie et refusent les élections', a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

    Sept policiers français, notamment de la Direction centrale du renseignement intérieur et de la Sous-direction antiterroriste, sont à pied d’œuvre au Mali depuis mardi matin.

    Ils doivent relever des empreintes sur la scène du crime, en particulier sur le 4X4 abandonné par les ravisseurs.




    Mise à jour : mercredi 6 novembre 2013 21:44 | Par La rédaction, M6info by MSN
    Revendication d'Al-Qada au Maghreb islamique - Journalistes assassins au Mali : la revendication d'Aqmi - M6info by MSN
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Mal i: avancée dans l'enquête
    sur le meurtre des journalistes français

    L'enquête sur le rapt et le meurtre de deux journalistes français le 2 novembre à Kidal (nord du Mali) a enregistré jeudi une avancée importante, avec l'identification très probable de celui qui a "planifié" cette action.

    Cet homme, un Touareg du nom de Bayes Ag Bakabo, est le propriétaire du véhicule qui a servi à l'enlèvement, selon une source sécuritaire malienne proche de l'enquête qui a ajouté qu'il était "très fortement soupçonné d'avoir planifié les enlèvements pour le compte d'Aqmi", Al-Qaïda au Maghreb islamique.

    Elle a ajouté que la France avait été informée de ce développement significatif. Des policiers français se trouvent depuis lundi au Mali après l'ouverture par le Parquet de Paris d'une enquête pour "enlèvements suivis de mort en relation avec une entreprise terroriste".

    La source malienne proche de l'enquête a en outre indiqué que le "complice" de Bayes Ag Bakabo, dont il n'a pas communiqué le nom, "est de la famille de Hama Lamine Sall, de nationalité mauritanienne et dont la mère est touareg". "Nous sommes sur leur trace", a-t-elle ajouté.

    Selon cette source, Ag Bakabo appartient à "la même tribu" qu'Ambéry Ag Rhissa, un responsable de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) à Kidal que les deux journalistes venaient juste d'interviewer. C'est devant son domicile qu'ils ont été enlevés, avant d'être tués moins de deux heures plus tard à une dizaine de kilomètres de la ville.

    Une source militaire africaine à Kidal, également proche de l'enquête, a confirmé l'information concernant l'implication de Bayes Ag Bakabo, en précisant qu'il s'était "recyclé un moment dans le MNLA" après son engagement avec Aqmi.

    Ces sources au Mali précisent que l'exécution de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes à Radio France Internationale (RFI), pourrait avoir été provoquée par "la panne" du véhicule des ravisseurs et leur crainte d'être traqués et rattrapés par l'armée française lancée à leur recherche.

    Abdelkrim Targui probable commanditaire

    Les deux journalistes étaient initialement "très probablement" destinés à être remis à la katiba (unité combattante) d'Aqmi dirigée par Abdelkrim Targui, selon elles. Celui-ci est un ancien lieutenant touareg d'Abou Zeïd, un des chefs d'Aqmi tué en début d'année lors de l'offensive militaire tchadienne et française dans le massif des Ifoghas, dans la région de Kidal.

    Dans une déclaration mercredi à l'agence de presse mauritanienne en ligne Sahara Medias, Aqmi a revendiqué l'assassinat de Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans.

    "Cette opération intervient en réponse aux crimes quotidiens commis par la France contre les Maliens et à l'oeuvre des forces africaines et internationales contre les musulmans de l'Azawad", nom donné par les Touareg au nord du Mali, selon l'organisation.

    Aqmi considère que l'assassinat des deux journalistes "constitue le minimum de la facture que (le président français François) Hollande et son peuple doivent payer en contrepartie de leur nouvelle croisade" au Mali, selon la déclaration à Sahara Medias qui a déjà publié par le passé des communiqué de groupes jihadistes et diffusé des vidéos de leurs otages sans jamais être démentie.

    A propos de cette revendication, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré jeudi: "Nous sommes en train de la vérifier mais elle semble plausible parce que des revendications précédentes d'Aqmi avaient été publiées de la même façon", par l'intermédiaire de l'agence mauritanienne.

    Mais l'universitaire et islamologue français Mathieu Guidère, interrogé par l'AFP, a estimé que "la justification politique qui a été donnée par Aqmi" de l'assassinat des deux journalistes était "un maquillage". "S'ils avaient voulu les tuer, ils les auraient exécutés à l'endroit où ils les ont pris. Pourquoi les enlever, faire 10 kilomètres, laisser une voiture ? Ils voulaient les kidnapper, leur mort est due à un problème", a-t-il ajouté.




    Mise à jour : jeudi 7 novembre 2013 18:41 | Par AFP
    Mali: avance dans l'enqute sur le meurtre des journalistes franais - M6info by MSN
     

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