Managem développe des procédés innovants au niveau de ses mines

Discussion dans 'Info du bled' créé par Med Omar, 24 Mars 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Managem développe des procédés innovants au niveau de ses mines

    Le groupe traite le cuivre, le plomb et le zinc à 1 km sous terre à Draâ Sfar via une installation unique au niveau régional. Il approvisionne les industriels locaux en acide sulfurique grâce à une usine dédiée construite il y a un an. Managem dispose de son propre centre de recherche dénommé Reminex.
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    Managem se donne les moyens pour être un acteur de référence du secteur minier au niveau régional. Au cours de la visite organisée aux mines de Draa Sfar et au complexe de Guemassa le 14 mars, son management a fait découvrir de près l’activité hautement mécanisée, les installations innovantes servant à l’exploitation et les champs d’intervention diversifiés du groupe. Tout en mettant un accent particulier sur son engagement économique et sociétal dans la région de Tensift en faveur des communautés avoisinantes.
    Représentant l’une des exploitations minières les plus importantes au niveau régional, le site de Draâ Sfar, situé à 13 km au nord-ouest de Marrakech, possède un potentiel important en minerai polymétallique. De plus d’un kilomètre de profondeur, le projet Aval Draâ Sfar est la mine la plus profonde d’Afrique du Nord. On y exploite du zinc, du cuivre et du plomb. «Aujourd’hui, nous nous limitons à un kilomètre de profondeur, sachant que nous pouvons aller à 1 500 mètres. Le gisement à ce jour est de 12 millions de tonnes couvrant 10 ans d’exploitation, avec un potentiel permettant de doubler cette durée dans le futur», explique Ismaïl Akalay, D.G. des activités métaux de base de Managem.
    Pour sa part, le directeur d’exploitation de la mine de Draa Sfar affirme que la méthode d’exploitation utilisée est principalement «les tranches montantes remblayées et les sous-niveaux abattus» qui est la mieux adaptée à la morphologie et aux caractéristiques mécaniques des gisements. «La méthode d’extraction est dictée par la nature du minerai dans le gisement et sa physionomie», explique-t-il. Cette méthode permet aussi de modifier les limites du chantier en cours de progression, afin d’extraire les minéralisations les plus intéressantes, laissant en place celles qui le sont moins. «Les opérations d’exploitation sont hautement mécanisées, et la sécurité est mise au centre du travail selon le référentiel mondial en la matière.
    Le site vient d’être certifié OHSAS 18001 version 2007 courant 2013», ajoute-t-il. Aujourd’hui, la mine de Guemassa permet l’extraction de 2 000 tonnes de minerai quotidiennement à travers une technicité bien rodée rendue accessible grâce à une rampe d’environ 12 km de longueur qui transporte les équipements au même titre que le personnel aux niveaux les plus profonds de la mine. Cette infrastructure est pionnière dans la région, plusieurs investisseurs étrangers intéressés par le fait de la dupliquer sous d’autres cieux sont d’ailleurs venus demander le savoir-faire de Managem.

    Le complexe de Guemassa produit 50% de l’électricité qu’il consomme
    Capitalisant sur son avance en matière de recherche et développement, grâce à son propre centre de recherche dénommé Reminex, le groupe se positionne également sur des minerais plus purs, en l’occurrence le cobalt (99,3% de concentration). Ce dernier est traité au niveau du complexe hydrométallurgique de Guemassa, situé à 30 km de Marrakech.
    Selon Lhoussain Outifa, directeur des unités hydrométallurgiques de ce site, le cobalt minerai provient de la mine de Bou-Azzer à Ouarzazate. Il est transformé en cobalt métal grâce à la technique de l’électrolyse, avant d’être commercialisé sur quasiment tous les continents. «L’emploi du cobalt étant en effet de plus en plus fréquent dans les alliages métalliques et ceux résistant à la chaleur nécessaires pour la technique moderne», explique M. Outifa dont le complexe emploie 1 700 personnes et produit aussi de l’oxyde de cobalt, l’oxyde de zinc et le sulfate de sodium.
    Pas très loin de ce site, la filiale minière de SNI a construit, il y a un an, sa nouvelle usine spécialisée dans la production de l’acide sulfurique, pour un investissement de plus de 280 MDH. «Nous avons jugé ce chantier prioritaire après avoir dû arrêter en 2012 l’activité de toutes nos unités suite à un problème d’approvisionnement en acide sulfurique, substance incontournable dans les procédés miniers», se rappelle M. Outifa. Selon lui, cette nouvelle unité a trois finalités majeures : en plus de couvrir entièrement les besoins du groupe minier, elle alimente également les industriels marocains qui recouraient auparavant à l’import pour s’approvisionner en acide sulfurique, à travers le surplus de sa production et produit de l’énergie. Ce qui permet au groupe d’assurer 50% de ses besoins en énergie nécessaires pour le complexe industriel de Guemassa. Le management du groupe insiste sur le fait que ce projet contribue également à la réduction de l’empreinte carbone de Managem en évitant la logistique nécessaire à l’import de cet acide.

    Naoufel Darif. La Vie écowww.lavieeco.com

     

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