Marché du tourisme : Le réalisme n’est plus en villégiature

Discussion dans 'Scooooop' créé par Dexter, 25 Février 2009.

  1. Dexter

    Dexter Visiteur

    J'aime reçus:
    89
    Points:
    0
    Marché du tourisme : Le réalisme n’est plus en villégiature :


    Dans un entretien accordé hier à la MAP, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Bousaïd, a soufflé le chaud et le froid. D’un côté, il s’est dit rassuré par la capacité de son département à mobiliser les financements nécessaires sur les cinq prochaines années, et de l’autre il reconnaît que la demande a chuté, freinant ainsi certains chantiers.

    L’objet de satisfaction du ministre vient de l’engagement pris par le ministère de l'Economie et des Finances, Bank Al Maghrib et par le Groupement Professionnel des banques du Maroc “à continuer à accompagner sans relâche ce secteur parce-qu'il y croit et trouve qu'il est rentable”.

    Traduit en monnaie sonnante et trébuchante, cet engagement financier est, pour les cinq années à venir de l’ordre de 80 milliards Dh dont 50 milliards sous forme de crédits bancaires.

    L’autre motif de satisfaction de Mohamed Boussaïd est de voir des “opérateurs marocains se transformer en grands professionnels, notamment pour la partie aménagement et développement des stations touristiques”. Il en veut pour preuve le projet, annoncé en janvier en marge du Forum économique mondial de Davos, avec les Emirats, pour un investissement de 1,8 milliards de dollars: “A l'heure où les nouvelles qui viennent de la galaxie du tourisme ne sont pas très bonnes (…) Le Maroc reste serein ”.


    Mais cette sérénité ne l’a pas empêché de faire un aveu de taille :“ la fragilité du secteur est flagrante, plus de 65% des touristes viennent de deux marchés, la France et l'Espagne, et environ 65% des destinations sont accaparées par deux villes, Marrakech et Agadir. On ne peut pas construire un tourisme durable et solide de cette manière. Donc depuis le lancement de la vision 2010, la diversification des marchés n'a pas beaucoup avancé. C'était plus un vœu, parce que nous ne nous sommes pas donné les moyens de le faire.”

    A cette vulnérabilité est venue se greffer la crise financière qui souffle sur toutes les économies du monde, à commencer par celles des clients traditionnels du Maroc nos clients et qui empêche, selon le ministre “toute visibilité et prévisions sérieuses (…) Le Maroc se doit de rester vigilant, de garder les pieds sur terre, ne pas céder ni à un optimisme euphorique, ni à un alarmisme dévastateur”. S’agissant des chantiers en cours ou déjà finalisés, le ministre a également évoqué l'avancée et la stagnation. “Jusqu'à présent, nous n'avons constaté aucun arrêt dans aucun des chantiers touristiques. Le plan Azur est sur sa lancée et les grues continuent à tourner”. Cependant, ces assurances sont vite rattrapées par un autre constat, celui des grandes demeures luxueuses qui correspondaient à une certaine tranche de prix, et qui ne trouvent pas beaucoup de preneurs.

    Et pour rester dans une optique optimiste, Mohamed Boussaïd espère également que l'effet volume qui viendrait de l'ouverture des deux stations de Saïdia et de Mazagan, avec l'installation de 20. 000 lits supplémentaires, drainerait une clientèle qui n'était pas habituée au Maroc, et compenserait une partie de cette perte en termes de recettes.

    Auteur : aufait/MAP

    lien : http://www.aufaitmaroc.com/fr/actua...urisme-le-realisme-nest-plus-en-villegiature/
     

Partager cette page