Maroc: Debbouze présente son film au Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 4 Octobre 2006.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

    J'aime reçus:
    85
    Points:
    0
    Les 4 et 5 octobre, Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Bernard Blancan seront au Maroc pour parler de leur opus.

    Dans le générique de fin d'Indigènes, signé Rachid Bouchareb, un texte rappelle que les retraites et pensions d'invalidité des combattants indigènes qui ont combattu aux côtés de la France pour sa libération avaient été gelées à leur niveau de 1959, en fonction d'une loi, dite de «cristallisation». Cette aberration est en passe d'être corrigée. La revalorisation des pensions de ces anciens combattants est à l'ordre du jour, actuellement en France. "Cette mesure juste, c'est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l'histoire nationale", avait déclaré le président Chirac, après avoir visionné Indigènes.
    Oracle Content & Collaboration


    Les anciens combattants des anciennes colonies devront, en effet, bénéficier, à partir du 1er janvier 2007, des mêmes pensions que les anciens combattants français.

    Indigènes, qui met en scène Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan, dans le rôle de quatre soldats oubliés de l'armée française, avait suscité une grande émotion, lors de sa projection à Cannes. Les quatre interprètes avaient même été récompensés par le prix d'interprétation masculine. C'est dire que non seulement le jeu avait séduit, mais aussi et surtout le thème évoqué. Littéralement rayé de la mémoire collective française, le film avait rappelé, sans ménagement, cette ingratitude flagrante de la France. En effet, le rôle joué par les tirailleurs et les goumiers, dont une bonne partie était originaire du Maroc, avait tout simplement été nié. Dans les manuels scolaires français, en effet, on fait très peu de cas d'eux.


    C'est dans ce sens que le film «Indigènes» est à saluer puisqu'il a eu le mérite de réveiller les consciences et de jeter la lumière sur un pan important de l'histoire de l'humanité. Un nécessaire travail sur la mémoire pour rendre justice à ces soldats qui ont fait témoigner, tout au long de ces heures sombres, où la France était sous le joug des nazis, d'une abnégation sans faille et de sacrifices, à toute épreuve. Le devoir de mémoire devenait une urgence. Pour ces hommes qui ont cru en un idéal et dont la mémoire avait tout simplement été bafouée.

    Co-produit par Jamel Debbouze, qui campe le rôle d'un paysan analphabète et idéaliste, le film avait été tourné au Maroc et en France. Le tournage avait nécessité cinq années.

    La projection-presse est programmée ce mardi soir à l'Institut français de Casablanca. Une conférence de presse aura lieu le 4 octobre suivie d'une projection au Mégarama. Les interprètes et le réalisateur du film feront le déplacement à Casablanca, en cette occasion, pour parler d'un film qui rend hommage aux soldats d'exception, trop souvent oubliés, mais qui, enfin, voient leur rôle reconnu et salué.

    Source - AllAfrica.com
     

Partager cette page