Maroc : e-gov déconnecté !

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 30 Janvier 2007.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Informatiser l’administration et mettre des services en ligne au profit des citoyens et des entreprises sont deux chantiers en marche au Maroc. Personne ne peut mettre en cause la dynamique gouvernementale indépendamment des fluctuations de rythmes et des rivalités des composantes des commissions dédiées à l’administration électronique.

    Or, au-delà de la dimension technique de ce chantier, l’administration peine encore à lutter contre l’analphabétisme numérique de ses fonctionnaires.



    Certes, notre administration est encore sous-équipée et moins connectée comparativement à des pays ayant un niveau de développement comparatif au Royaume. Pis encore, ce retard est aggravé par un bug humain. Les fonctionnaires ne bénéficient pas d’une prise en charge didactique pour s’approprier la technologie.

    Autrement dit, actuellement, l’administration n’a pas pris au sérieux la problématique de la formation continue de ses ressources humaines, en premier lieu, dans le domaine informatique. Pour preuve, le taux d’analphabétisme numérique est préoccupant parmi les différents corps de l’administration surtout les fonctionnaires des services déconcentrés.

    Il ne suffit pas d’annoncer la mise en place d’un service électronique ou d’un procédé électronique d’échanges entre organismes publics pour se targuer de la modernisation de l’administration.

    L’avenir du e-gov au Maroc est tributaire non seulement de la mutualisation des systèmes et de l’investissement dans des plates-formes tels que le OneGov. Il est primordial, aussi et surtout, d’intégrer la composante humaine et la formation pour pouvoir avoir des fonctionnaires qui ont le « SMIG » de connaissances numériques : manipulation de logiciels bureautiques, navigation sur le web et envoi et réception du courrier électronique. A défaut, le discours sur la modernisation de l’administration sera un vœu pieux puisque derrière les machines, les serveurs, les passerelles et les nœuds, le fonctionnaire reste « déconnecté ».

    Source - Maroc-It.Com
     

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