Maroc-Europe : un partenariat à réviser

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 13 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    Le Président du Parlement européen, Josep Borell, devrait commencer aujourd'hui une visite de trois jours au Maroc. Au cours de ce voyage, qu'il effectue sur invitation du président de la Chambre des Représentants, le socialiste Abdelouahed Radi, le premier responsable du Parlement européen devrait s'entretenir entre autres avec le Premier ministre Driss Jettou, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaïssa, et les membres de la commission des Affaires étrangères, de la Défense nationale et des Affaires islamiques à la première chambre.

    Une visite à la fois importante et opportune, explique-t-on au Parlement marocain. A la Chambre des députés, on n'hésite pas à désigner ce déplacement de Josep Borell comme un signal de l'UE à l'égard du Maroc. Un pays avec lequel l'institution européenne tiendrait à avoir des relations privilégiées. Le responsable européen a d'ailleurs inscrit dans le cadre de son programme de visite au Maroc une rencontre avec la presse et une conférence qu'il devra donner sur le thème : «L'Union européenne et le Maroc : enjeux et perspectives».

    Un thème pour le moins significatif pour une conférence qui se tient à quelques semaines du grand sommet de Barcelone devant faire le bilan sur les relations euroméditérrannéene à la lumière des projets engagés depuis dix ans dans le cadre des accords d'associations et de partenariat inscrit dans le cadre du processus de Barcelone.

    La visite de M. Borell au Maroc, un pays avec lequel il aurait des liens particulier sur un plan personnel cette fois-ci pour avoir passé quelque temps de sa vie dans la ville de Chaouen, intervient également à quelque jours d'un rendez-vous euroméditerranéen pour le moins important, notamment celui de l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne permanente (APEM). Trois commissions devraient se réunir durant une semaine, à raison de deux jours pour chacune, pour traiter des questions de la paix, de la sécurité, de l'éducation, de la culture, de la promotion de la qualité de vie, des échanges entre les associations de la société civile, ainsi que de la promotion des droits de la femme.

    Un comité ad-hoc devrait traiter de cette question spécifique à côté des trois autres commissions (Commission des affaires politiques, de la sécurité et des droits de l'homme, commission des affaires économiques et financières, des questions sociales et de l'éducation, commission de la promotion de la qualité de la vie et des échanges entre les associations de la société civile et de la culture). Ces réunions de travail des différentes commissions devraient aboutir à la création d'un groupe de travail sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient. La question est d'une importance particulière dans le contexte actuel.

    Abdelouahed Radi, présidera la délégation des députés marocains participants aux discussions sue ce thème particulier. La présence de Josep Borell à la tête du Parlement européen serait une opportunité pour les partenaires du sud de la Méditerranée. L'ancien député catalan et membre du gouvernement du socialiste félipé Gonzales serait sensible aux préoccupations des pays de la rive sud de la Mare Nostrom comme il serait un partisan inconditionnel du dialogue inter-culturel. Josep Borell rejette en effet les préjugés et stéréotype et appelle les peuples à mieux se connaître. Le Président du Parlement européen, dont le mandat devrait prendre fin l'année prochaine (2006), est connu pour être un euroméditerranéen convaincu.

    Ce politique socialiste, catalan, au parcours du militant engagé n'a pas hésité à faire le voyage en Turquie et souligner, à l'issue d'un périple qui le mena entre autres à Ankara et Istanbul, les progrès réalisés dans ce pays et de prendre une position sans ambages en faveur de l'ouverture des négociations avec le pays musulman pour une éventuelle adhésion à l'Union européenne.

    Les discussions à Rabat ente le Président du Parlement européen et les responsables du gouvernement marocain ainsi qu'avec les présidents des deux chambres et les membres de la commission des affaires étrangères à la première chambre ne manqueront donc pas d'attrait ni d'importance. L'heure est, en effet, à une clarification des rapports de l'Union européenne à l'égard du Maroc au moment même où les parties des deux rives de la Méditerranée sont appelées à faire le bilan d'un processus de coopération qui aura connu plus de ratés que de succès. Le processus de Barcelone est objet de critique au nord comme au sud.

    Comment dépasser les obstacles, les difficultés et autres défaillances de ce processus initié il y a dix ans, c'est tout l'objet du débat qui sera engagé au mois de novembre dans la grande ville catalane de Barcelone.
    Khadija Ridouane


    Josep Borell, un méditerranéen convaincu
    L'Europe, c'est un peu l'aboutissement d'une longue carrière politique et de la vie militante du socialiste espagnol Josep Borell. Bardé de diplômes, avec des formations d'ingénieur aéraunotique et d'économiste en Espagne, en France, aux Etats-Unis, Josep Borell a été ministre dans les différents gouvernements de Felipe Gonzalez, avant de rejoindre la Convention sur la Constitution européenne qui était présidée par Valéry Giscard d'Estaing, et qui a préparé ce Traité constitutionnel.

    Il est ensuite élu à la tête du Parlement européen dont il assurait la présidence de l'assemblée pendant la première moitié de la législature, jusqu'à fin 2006. Il devra alors laisser la place à un conservateur jusqu'en 2009. L'Allemand Hans-Gert Poettering, chef du groupe PPE est pressenti à ce poste. Grand défenseur du projet de Constitution européenne, Josep Borell est également connu pour être un euroméditerranéen convaincu. " Sans la Constitution, nous ne serions pendant très longtemps qu'un grand marché ", a-t-il averti alors que le débat faisait rage en France au moment de la campagne pour le référendum sur la Constitution.

    Au rang de ses priorités, Josep Borell citait également la préparation du futur budget communautaire 2007-2013, le débat en cours sur la réforme du pacte de stabilité, les "élargissements futurs" de l'UE à la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie et la question délicate de la candidature de la Turquie. "La question de la Turquie doit être une priorité du Parlement, parce que la relation avec le monde islamique constitue le problème majeur pour l'avenir de l'Europe ", avait déclaré Josep Borell à la suite d'un voyage en Turquie en décembre 2004.

    L'homme est également de l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne permanente, instituée en 2003 et qui est crédité de par son statut d'un rôle consultatif sur l'ensemble des sujets concernant le partenariat euroméditerranéen. L'organe vise en particulier de rapprocher le processus de Barcelone des opinions publiques, en contribuant notamment à atténuer le déficit de communication du partenariat.


    MAP
     
  2. mous chle7

    mous chle7 Visiteur

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
    Re : Maroc-Europe : un partenariat à réviser

    merci freil tres bon travail [:Z]
     

Partager cette page