Maroc : La dame au pistolet

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 25 Juillet 2007.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Quand Leila fait le plein du réservoir, c'est toute son audace qui s'affirme
    Mais qui a dit que le sexe déterminait la profession? C'était certainement vrai dans le passé mais plus aujourd'hui. Car de nos jours, on rencontre de plus en plus de filles qui envahissent les petits domaines, reconnus traditionnellement masculins.

    Après les filles mécaniciennes, conductrices de transport en commun ou mêmes balayeuses de rue (dépendant de la commune), les filles sont aussi devenues «pompistes». C'est justement ce dernier métier qui a retenu une certaine attention à son apparition. Actuellement, il n'est plus rare de voir dans une station d'essence, des jeunes filles, «pistolet» en main et affublées d'un uniforme, servir les clients.



    Ce sont des femmes comme tout le monde, qui parviennent à lier vie professionnelle et vie personnelle. En effet, ces audacieuses jeunes femmes cultivent le pragmatisme et assument leur choix. C'est le cas de Leila, pompiste affectée à l'une des stations d'essence d'une grande multinationale de renommée. Nous l'avons rencontrée, afin qu'elle nous parle de son expérience, de sa motivation, et de son vécu de tous les jours.

    Un métier conjugué
    au féminin

    D'abord il y avait son regard, plein de défi et qui en impose. Au-delà de cette attitude qui la protège contre toute mauvaise intention, cette jeune femme de 32 ans a choisi de gagner sa vie autrement. Elle a opté pour un métier d'homme et compte en faire une vraie carrière. Vêtue de son uniforme et ornée d'une casquette qui laisse échapper sa longue chevelure châtain, cette jeune pompiste s'active à balayer quelques grains de poussière éparpillés sur le sol de la station.

    En effet, au-delà du ravitaillement en carburant, les activités demeurent différentes et ne laissent pas de place à l'ennui. Cependant, Leila doit accueillir, informer, conseiller les clients, proposer de nettoyer le pare-brise de leur voiture, et sur demande, les aider à vérifier la pression des pneus.

    Unique fille travaillant dans une station-service située sur le boulevard 2 mars à Casablanca, elle est loin de se plaindre. «Je n'ai pas du tout honte d'être pompiste, au contraire, ça me fait plaisir d'exercer un métier si différent des métiers féminins en général. Le plus difficile c'était de m'adapter, parce que comme vous le voyez, je travaille en pleine rue, sur l'un des principales artères de la métropole, et au début, j'avais tout les regards braqués sur moi…cela m'intimidait en quelques sorte», indique notre pompiste.

    Bien entendu, ce travail est perçu de manière négative par les esprits rétrogrades qui considèrent les femmes qui l'exercent comme des «ratées». Fort heureusement, le chien aboie et la caravane passe, comme dit le célèbre dicton.

    Leila l'affirme «Nous sommes des filles battantes. Nous avons compris que dans ce monde il n'y a pas de sot métier et il ne faut pas tout attendre des autres, y compris de son père, de son frère ou de son mari. Nous devons nous battre où cela est possible, pour pouvoir faire face aux contraintes, toujours plus pressantes, de ce monde», explique t-elle fièrement.

    De façon générale, l'émancipation de la femme africaine et marocaine en particulier passe nécessairement par le rôle qu'elle joue dans la société. Notamment, à travers le travail. Ce dernier demeure le seul moyen qui lui permet de briser les chaînes d'une tradition qui veut que sa place soit uniquement au foyer.
    «Il n'y a plus de métiers réservés aux hommes et d'autres aux femmes. Il nous incombe d'exercer un boulot qui nous permette de gagner notre vie», insiste la pompiste.

    Elle fait partie de ces filles qui reconnaissent que le travail à la pompe est tout de même un métier harassant qui demande une sérieuse dose de courage. C'est donc une bonne école de la vie où on peut se forger un vrai caractère.

    La majorité des femmes sont conscientes de cela et vont aujourd'hui jusqu'à pratiquer des métiers jadis exclusivement réservés aux hommes. C'est d'ailleurs le cas de ces quelques femmes qui travaillent dans les stations d'essence du pays.

    Affectée il y a six mois à la pompe, tantôt au pistolet, tantôt aux lubrifiants ou au nettoyage, Leila se félicite de ses rapports avec la clientèle. Pour elle, «Certes il y a des clients qui sont insupportables, mais ils ne représentent qu'une minorité. Les femmes sont généralement plus sympathiques que les hommes».
    En fait, cette fille doit souvent supporter les caprices de certains clients masculins particulièrement mal éduqués et s'abstient de répondre à leurs remarques déplacées.

    D'ailleurs ceci permet d'ouvrir une parenthèse sur le manque de civilité de certains représentants de la gent masculine au Maroc et de leur comportement indigne vis-à-vis des filles dans tous les domaines : serveuses, secrétaires, caissières…Même les simples passantes ne sont pas épargnées par la mauvaise habitude de «drague», parfois accablante. Mais revenons à notre ami pompiste. Leila s'est retrouvée dans ce métier après avoir déposé son curriculum vitae à l'ANAPEC. Une période de formation s'est avérée nécessaire pour qu'elle puisse s'adapter à ce monde entièrement masculin.

    «Nos pompistes sont choisis en fonction de leur aisance relationnelle et de leur sens du service. Ce sont eux qui apportent vraiment la différence par leur contact et par la qualité de leurs prestations et de leurs conseils auprès des clients.


    Les pompistes, comme l'ensemble du personnel de la station, sont formés pour accueillir, servir et informer les clients dans les meilleures conditions de sécurité. Ils sont suivis au quotidien par le gérant qui complète et affine leur savoir-faire», explique Benoist Vignaud, responsable de gestion directe à Total Mahatta. Leur journée de travail commence à 8 heures pour s'achever à 20h00 heures, laissant place à une autre vie, personnelle, en famille.

    «D'habitude je suis sur place à 7h30. Je me change et je me prépare pour recevoir mes premiers clients» affirme Leila.
    Lors de ses pauses, elle en profite pour se refaire une beauté. «Je tâche de garder ma féminité en toute circonstance. Après tout, je reste une femme. Si je mets du maquillage et prends soin de moi c'est surtout pour me sentir belle et pour me motiver… Ce job, je le sépare soigneusement de ma vie personnelle», insiste-t-elle.

    Il faut dire que cette jeune fille est un exemple pris parmi de nombreux autres. Car, les femmes sont de plus en plus en conquête de leur autonomie. Les femmes qui se lancent dans le métier de pompiste ne sont qu'une simple illustration de cette volonté de rivaliser avec les hommes sur le terrain de l'emploi. L'expérience nous enseigne que plus les conditions d'existence deviennent difficiles, plus la division du travail basée sur la différence de sexes se dissipe pour s'effacer finalement.

    Il n'est donc pas étonnant de voir évoluer des filles dans des métiers réservés aux hommes jusqu'à un passé récent: brocanteuses, exploitantes de carrière, bouchères, conductrices de véhicules de transport en commun, balayeuses de rues et pompistes dans les stations d'essence.
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    Objectif : une fille dans chaque station
    «Le groupe Total Maroc, ambitionne d'affecter une fille dans chaque station-service», explique Monsieur Benoist Vignaud, responsable de gestion directe à Mahatta -Total.

    «Nous comptons 11 filles pompistes dans notre effectif. La première a travaillé, il y a à peu près un an dans l'une de nos stations à Beni Mellal», précise-t-il.

    Quant à leur évolution au sein du groupe en général et de la station en particulier, ces filles battantes peuvent passer à d'autres statuts : responsables de piste, managers, responsables régionales. «Leur évolution et leur expérience sont reconnues par le groupe Total» explique M. Vignaud.

    Par ailleurs, d'autres travaux peuvent attendre les pompistes femmes au sein des stations ou sur les aires de repos. Leur potentiel relationnel peut les qualifier pour travailler dans les boutiques Total, les aires de repos ou les cafétérias. Enfin et pour rappel, Total s'active aussi dans le travail associatif.

    Le mois dernier, le groupe avait procédé à la signature d'une convention de partenariat avec l'Association de lutte contre le sida (ALCS) pour contribuer à la mise en œuvre d'une action intitulée «Programme de prévention des infections sexuellement transmissibles du VIH-SIDA auprès des routiers au Maroc».

    Total a apporté à l'ALCS une contribution financière d'un montant de 1.500.000 DH, pour lui permettre de mener au Maroc des actions pour la prévention des infections sexuellement transmissibles auprès des routiers.

    Rajaa Kantaoui | LE MATIN
     
  2. MASSAWI92

    MASSAWI92 moul 6oubiss

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    Re : Maroc : La dame au pistolet

    sa fait lontemps ke sa existe ,a fes be3da 8adi kainine les filles pompistes 8adi wahed setesnine ou +
    la station afriquia 6ri9 sefrou 7da lmourakabe li mazal ma salawe8che kheddamine fih 8adi khmess6ache l3am
    bref C T jste pour info
     
  3. ZIKAS

    ZIKAS Accro Membre du personnel

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    Re : Maroc : La dame au pistolet

    had sata khedama f station f 2mars 7da chawarma jou7a 9ssira o lkaswa kbira 3liha [22h]
     
  4. ha_ana

    ha_ana wa choufiya nta

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    Re : Maroc : La dame au pistolet

    wa kayna mra tatsoug toubiss...

    wa bayna hadi liketbat l'article bent mama w baba ma3emerha makherjat chafet denya, wa yalah tfat 3liha chem3a meskina, w bhalha rahom bezzzzzzzzzzzzzzzzaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaf f lmeghrib

    juste pour info, tahiya lkol sahtate li m3eryen 3la ktafhom
     

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