Maroc: La vaine quête d'un distributeur israélien de films arabes

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 13 Décembre 2007.

  1. kochlok03

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    Sammy KETZ - Homme tenace, Oded Horowitz est venu cette semaine à Marrakech poursuivre sa quête vaine à ce jour, mais pas désespérée, de distribuer un jour des films arabes en Israël.

    Mon désir de diffuser des films arabes procè de à la fois de mon inclination au dialogue et ma certitude qu'il y a un marché pour ce type de films", assure ce distributeur israélien de 42 ans qui participe à un atelier de l'Union Européenne sur la distribution et l'exploitation des films en Méditerranée.

    "Je pense que mes compatriotes doivent s'ouvrir sur d'autres cultures, premier pas vers un dialogue qui n'existe pas pour l'instant, mais le hic c'est que les producteurs arabes ne veulent pas me vendre leurs films", ajoute le directeur d'Orlando films, basé à Tel Aviv.

    Organisé en marge du 7 ème festival international du film de Marrakech, ce colloque rassemble des représentants du Maroc, de Tunisie, du Maroc, d'Egypte, de Syrie du Liban, des Territoires palestiniens, d'Israël, deTurquie.

    "J'ai pris langue avec avec un distributeur jordanien de films égyptiens, ainsi qu'avec des Libanais car je souhaite distribuer +Caramel+. Je n'ai pas beaucoup d'illusions mais je ne perds jamais espoir", affirme Oded Horowitz, dont la compagnie créée en 2000 distribue des films européens et des films américains indépendants.

    Le long métrage de la Libanaise Nadine Labaki, tourné début 2006, aconnu un grand succès. Bien que co-produit par une société française et bénéficiaire d'une aide du Fonds Sud cinéma dépendant du ministère français des Affaires étrangères, l'Israélien affirme avoir essuyé un refus quand il a voulu l'acheter à Cannes.

    "Le distributeur français m'a expliqué que le producteur libanais avait mis une clause excluant Israël des ventes", explique-t-il.

    Même réponse pour le film égyptien "L'immeuble Yacoubian" de Marwan Hamed.

    "Je trouve toujours cela étrange car la culture est le meilleur moyende faire passer un message, alors si on veut acheter et distribuer votre film, pourquoi refuser?" s'interroge encore Horowitz.

    "Je ne comprends pas ce qui peut arriver si le film est montré en Israël. Ils vont tuer le directeur?", ajoute-t-il.

    Le bureau de boycott d'Israël, basé à Damas et dépendant de la Liguearabe, interdit toute transaction avec l'Etat hébreu et au Libanquiconque s'y livre risque la prison. En Egypte, qui a signé la paixavec Israël en 1979, les milieux culturels refusent tout contact avecdes artistes et intellectuels israéliens.

    Oded Horowitz est persuadé qu'il existe en Israël un public pour cetype de productions. "Si 70% des spectateurs préfèrent les filmsaméricains, les 30% restants sont ouverts à autre chose", dit-il enrappelant qu'un des premiers films qu'il a distribués fut "Interventiondivine" du Palestinien Elia Suleiman, prix du jury au festival deCannes en 2002.

    "C'était en pleine intifada, il n'y avait qu'une seul copie et nousavons fait 12.000 entrées", confie-t-il. En 2004 il a distribué le longmétrage franco-marocain "Le Long Voyage" d'Ismaël Ferroukhi.

    Le cinéma se porte bien en Israël avec 380 écrans, 80.000 sièges et 10millions de spectateurs par an. "Nous produisons chaque année entre 14et 16 films, qui sont vus par 1,3 million de spectateurs israéliensalors qu'il y huit ans il y en avait seulement 36.000, soit 0,3%",explique M. Katriel Schory, directeur exécutif d'"Israël Film Fund",également présent à Marrakech.


    Par ailleurs, en 2005, 2,5 millions de spectateurs ont vu des filmsisraéliens à l'étranger, à l'exception notable des pays arabes. La"Visite de la fanfare" du cinéaste israélien Eran Kolirin, qui devaitêtre présenté en octobre au festival d'Abou Dhabi, a été retiré inextremis.


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