Maroc : relâche sécuritaire

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 9 Octobre 2007.

  1. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Abdelkarim Chankou - Peut-être c'est l'effet Ramadan. Mais en tous cas c'est très grave. Depuis le 13 septembre dernier, une baisse de garde sécuritaire est constatable dans certaines villes du Maroc dont Casablanca, une mégapole plus peuplée que le Gabon.

    Entre 17h15 et 18h15, c'est carrément le désert des Tartares. Dans plusieurs quartiers et grandes artères, voir un flic en service est aussi improbable que de rencontrer un humain sur la planète Jupiter !

    Où sont-ils donc passés ces gabelots ? Réponse : ils sont partis rompre le jeûne (rompez !).

    A titre d'exemple, dans certains quartiers de Casablanca, ville plus peuplée que le Gabon, on pourrait tout faire le doigt dans le nez ou entre les orteils durant cette plage horaire, entre 17h15 et 18h15 : dévaliser une banque, agresser un passant, ou clamser gratuitement sur l'asphalte en attendant sans grand espoir une hypothétique ambulance.

    Evidement, ces agents d'autorité chargés de veiller sur la sécurité du Royaume ainsi que leurs supérieurs semblent ignorer que rompre le jeûne chez soi où dans les cafés du coin, équivaut à rompre une chaîne de sécurité qui ne doit jamais de se rompre, surtout en ces temps de remontée sérieuse du risque terroriste.


    Deux exemples récents : lundi 8 octobre 2007, 21h00 GMT : un clochard torse et pieds nus, sentant la gomina à un km à la ronde, totalement disjoncté et se déclarant fièrement être le frère du roi, franchit paisiblement les barrières entourant le siège de la Wilaya de Casablanca (Préfecture) sans être arrêté ni inquiété par le moindre flic ni garde, d'habitude présents en masse sur les lieux. Mieux : le fou s'offre même le luxe d'arracher tranquillement, sous le regard étonné des passants, les plants d'hibiscus ornant l'entrée du bâtiment. Mieux encore : prévenu par un passant, un agent des Forces auxiliaires en faction devant le parking du Tribunal de premier instance de Casablanca-Anfa, sis à une dizaine de mètres de l'entrée de la Wilaya, s'est déclaré froidement non concerné par le problème !

    Pire : la veille, le dimanche, une pauvre touriste française qui a eu la mauvaise idée d'aimer la ville de Mohammedia (30 km au nord de Casablanca) a été gravement poignardée par un inconnu, aux alentours de l'Ecole Claude Monet, à quelques minutes du coucher du soleil, c'est-à-dire au moment de la rupture du jeûne. La victime est toujours en salle de soins intensifs de la clinique privée d'Anfa à Mohammedia.

    Gageons que l'agresseur dont l'identité n'a pas été encore révélée au moment de la rédaction de ces lignes, sera identifié comme un malade mental en liberté, comme ça été le cas par le passé pour nombre d'agressions similaires à Marrakech ou à Fès. Des fous assez futés pour distinguer un Français d'un Local.


    emarrakech.info
     

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